Soccer Football - African Champions League Final - Zamalek v Al Ahly - Cairo International Stadium, Cairo, Egypt - November 27, 2020  Al Ahly's Kahraba celebrates with the trophy and teammates after winning the final REUTERS/Amr Abdallah Dalsh (Reuters)
Ligue des champions d'Afrique

Mosimane, le porte-bonheur du Ahly face au Zamalek

Arraché fin septembre à son club des Mamelodi Sundowns, le technicien sud-africain a conduit le Ahly à sa 9e couronne continentale, à l'issue d'une finale spectaculaire et haletante contre Zamalek (2-1).

Il est venu, il a vu et il a vaincu. Pitso Mosimane, qui a fêté ses 55 ans la semaine dernière, avait séduit le board du Ahly du Caire depuis ce jour où, à la tête des Sundowns de Pretoria, il avait infligé un 5-0 aux Cairotes en Ligue des champions. Un terrible camouflet qui a sans doute poussé Mahmoud Al-Khatib, le président et ancien avant-centre du club, à offrir sa chance à un entraîneur (sud)africain réputé pour son sens tactique affirmé et sa fine gestion des hommes. Il n'avait pas échappé non plus à ses dirigeants que Mosimane avait aussi donné la leçon au Zamalek en finale de la Ligue des champions 2016.
 
Vendredi soir au Caire, dans un stade condamné au huis-clos, Mosimane a sans doute cru, un instant, que la Coupe allait lui échapper dans ce «Derby du Siècle». Cette neuvième levée attendue par des millions de supporters depuis le dernier titre de 2013, il l'avait promise à son club, et il a tenu promesse.
 
Après un but précoce du milieu international Amr Al-Suleya (5e) consécutif à un corner d'Ali Maaloul, le Ahly s'était d'ailleurs facilité la tâche. Mais ce but a eu le don de piquer au vif le Zamalek. Qui a logiquement égalisé sur une frappe de sa légende trentenaire Shikabala, au cœur d'une période dominée par les Chevaliers Blancs du Caire (1-1, 31e). Le Ahly a alors tremblé, été secoué par un adversaire lui aussi engagé dans une quête encore plus lointaine puisque sa dernière finale de C1 victorieuse remontait à... 2002.

Magdy Afsha en héros

En seconde période, chaque équipe a eu sa chance de passer devant, et a trouvé le poteau. El Shahat à la 54e pour le Ahly, Zizo pour Zamalek dix minutes plus tard. A mesure que le temps passait, les organismes fatiguaient, et les premières crampes surgissaient.
 
Mosimane a -t-il pensé que son équipe serait contrainte de disputer la prolongation ? Ce n'est pas le genre de cet homme de renoncer, et il a certainement donné de la voix et du geste pour que son groupe fournisse un dernier effort. Et il a été entendu. Par Magdy Afsha en particulier, ce petit milieu offensif ahlaoui arrivé depuis une saison, dont la volée a trouvé la lucarne d'Abou Gabal à la 86e minute (2-1). Extase collective, délivrance.
 
Le Ahly, malgré les six minutes de temps additionnel, n'a pas laissé échapper son neuvième titre africain en C1. Le deuxième de Mosimane, porte bonheur d'un club il n'a toujours pas perdu depuis le 30 septembre : 7 victoires et un nul. On appelle ça la compétence. En Afrique du Sud, son pays, une section de supporters a été créée à Soweto depuis son arrivée sur le banc des Rouges du Caire. Avec lesquels il devrait encore lever quelques trophées ces prochains mois, c'est une certitude.

Frank Simon 
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RensenbrinkRIP 28 nov. à 0:14

Le président Mahmoud El Khatib augmente encore plus son palmarès après avoir gagné le trophée du meilleur joueur africain en 1983 et 5 coupes d'Afrique en tant que joueur avec Al-Ahly.

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