Vincent Hognon, entraîneur d'une équipe de Nancy en grande difficulté. (A.Martin/L'Equipe)
Coupe

Nancy veut chasser la crise grâce à la Coupe

Le retour en Ligue 2 du club lorrain, 17e du Championnat, est en train de tourner au calvaire. Alors qu'il affronte Rungis (Régional 1) ce samedi (13h30) en Coupe de France, une réaction s'impose pour ne pas glisser un peu plus vers la crise.

Mardi, après la défaite face au Havre à domicile (0-3), la sixième de la saison en Ligue 2, Vincent Hognon, l'entraîneur de l'AS Nancy-Lorraine, a une nouvelle fois été clair : «C'est compliqué depuis le départ parce qu'on a trois gros problèmes. Un problème défensif, d'abord. Deux : un problème de niveau. Trois : un problème d'efficacité dans les deux surfaces de réparation. On a énormément le ballon, on a des occasions et on perd quand même.» Un discours à la hauteur de la situation sportive qui vire au cauchemar. Nancy ne cesse de plonger et se retrouve aujourd'hui 17e au classement, un point seulement devant Bourg-en-Bresse, barragiste !

Hognon, qui a succédé fin août à Pablo Correa, dresse aujourd'hui un constat sans appel : «Cette saison, on est proche et loin en même temps de la victoire. On fait des bouts de match excellents, mais on ne marque pas assez. Et puis, par moments, on tombe très bas, avec des erreurs qui nous coûtent très cher. C'est compliqué, difficile, mais ça, on le savait. » Correa s'était déjà inquiété cet été, exhortant tout le monde, au club et aux alentours, à ne plus envisager un retour rapide en Ligue 1.

Hognon : «Le chantier est colossal»

Les résultats ne reflètent que la démesure de la reconstruction à laquelle Nancy doit faire face. La politique de recrutement s'est avérée catastrophique. Aujourd'hui, l'effectif lorrain se partage entre des anciens, de plus en plus à la peine (Yahia, 36 ans ; Clément, 33 ans ; Pedretti, 37 ans ; Hadji, 37 ans ; Chrétien, 33 ans) et des très jeunes joueurs à qui on demande beaucoup (trop ?) : «Il ne faut pas oublier que certains jouaient le maintien avec la C FA 2 (l'équipe réserve qui évoluait dans ce qui est devenu le National 3) la saison dernière, explique Hognon. Le chantier est colossal. Cela ne nous a pas empêchés de mener au score régulièrement cette saison.»

Mais on sent de la fatigue et de la lassitude à l'ASNL, à tous les étages, à commencer par celui du président, Jacques Rousselot. Celui qui tient les rênes depuis vingt-trois années aura vécu une année 2017 épuisante : la vente avortée du club, son échec à l'élection à la présidence de la Fédération française, à laquelle il n'aspirait pas vraiment, la relégation et des ennuis de santé !

Avant de rencontrer Rungis (Régional 1), ce samedi à Bonneuil-sur-Marne, en Coupe de France, Vincent Hognon, comme son prédécesseur, compose avec ce qu'il a : «La période est compliquée, mais on est loin d'une crise. Les joueurs sont à l'écoute et travaillent. Personne ne se cache. Cela se joue souvent à rien et une victoire serait déjà un grand pas.»
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