maoulida (toifilou) (L'Equipe)

Nîmes, un retard handicapant

Les Crocodiles ont désormais grignoté un de leur huit points de pénalité suite aux accusations concernant une rencontre arrangée face au Stade Malherbe de Caen lors de la saison 2013-2014. Une situation rare dans l'Hexagone mais plus courant en Italie, là où l'espoir est permis.

Il leur faudra trois victoires. Trois succès de haute lutte arrachés à des concurrents directs pour la descente ou face à des équipes qui fleurent bon la Ligue 1. Maoulida et ses coéquipiers verraient alors leur nombre de points basculer dans le positif. Difficile parcours qui attend les Gardois pour l’opus à venir... En France, c’est seulement la deuxième fois ces trente dernières années qu’un club de Ligue 1 ou Ligue 2 doit faire face à un retard de points à l’allumage. Monaco a bien failli commencer la saison 2013-2014 avec deux points de pénalité, mais a eu gain de cause face à la LFP. Idem pour le Paris-SG après l’histoire de la banderole «anti-ch’tis» en finale de Coupe de la Ligue. Bastia s’était vu retirer deux points après «l’affaire Kébé», mais en pleine saison, ce qui n’avait eu aucune influence pour le maintien du Sporting en Ligue 2.

L'exemple ajaccien

Chez nous, pas de demi-mesure. L’exemple Luzenac le montre bien. Peu de points de pénalité, mais des relégations administratives à tour de bras. En fait, seul l’AC Ajaccio, lors de la saison 2012-2013, avait enclenché la saison de Ligue 1 avec deux points de pénalité (plus un avec sursis) pour des incidents survenus à François-Coty face à l’Olympique Lyonnais. Les Corses s'étaient finalement sauvés devant l’AS Nancy-Lorraine avec deux points d’avance. Presque sans soucis. Le handicap est donc loin d’être une spécificité française. L’Italie est la spécialiste des classements tronqués par les pénalités.

A -6, c'est jouable

Lors de la saison 2012-2013, pas moins de quatre équipes vont lutter avec des malus. La Sampdoria et le Torino ont eu un point de pénalité, l’Atalanta deux et le pompon pour Sienne qui a débuté à -6. Les Toscans seront d’ailleurs relégués en Serie B avec huit points de retard sur le Genoa, le premier non-relégable. Pas suffisant. Plusieurs exemples pourraient donner du baume au cœur aux hommes de José Pasqualetti dans leur mission quasi impossible. L’Atalanta Bergame, une nouvelle fois, avait débuté la saison 2011-2012 avec un retard de six points. La Dea s’en était tranquillement sortie avec un strapontin dans le ventre mou avec la douzième place. C’est surtout lors de l’opus 2006-2007 que les Gardois pourront puiser leurs plus grandes espérances. Cette année-là, le scandale du Calciopoli frappe sèchement le football transalpin. Mais toutes les équipes sanctionnées ont trouvé les ressources nécessaires pour s’en tirer.

Les exemples de la Reggina et de la Fiorentina

La Juventus tout d’abord, reléguée en Serie B avec un malus de neuf unités, retrouvait directement l’élite en finissant première avec six points d’avance sur le Napoli. En Serie A, la Lazio termine à la troisième place malgré trois points de pénalité. Talonnée par l’AC Milan sanctionné de huit points à l’allumage. Les plus beaux exploits sont à attribuer à la Reggina qui, malgré un handicap de onze points en début de saison, sauve sa peau à un point de la relégation. Sans compter la Fiorentina (-15 points au démarrage !) qui réussira à accrocher une place en Coupe de l’UEFA à la sixième position... Des motifs d’espoir pour le Nîmes Olympique. Il en faudra bien plus pour ne pas connaître une descente en National…
 
Johan Tabau, @Jtabau