Michel Platini et Noël Le Graët en 2015. (P. Lahalle/L'Équipe)
Foot

Noël Le Graët sur sa relation avec Michel Platini : « Je n'ai jamais de rancune »

Le président de la FFF, en froid avec Michel Platini, se dit prêt à oublier les querelles passées si l'ancien numéro 10 des Bleus veut lui succéder.

Noël Le Graët et Michel Platini sont fâchés depuis une interview accordée au Monde par l'ex-capitaine des Bleus, le 30 mars 2017. Il s'y plaignait du manque de soutien de la FFF dans ses ennuis avec la FIFA : « Il n'y a pas un mec qui s'est levé au niveau des fédérations nationales. Au niveau de la Fédération française, j'espère avoir un signe à l'avenir. » Le Graët s'en était offusqué, avait remis « Platoche » en place et rappelé qu'il avait toujours soutenu son compatriote dans ses déclarations.
Platini : « On ne vit pas deux fois la même histoire d'amour »
Aujourd'hui, le ton change un peu. Interrogé sur la porte laissée ouverte par Platini en vue de la prochaine élection à la présidence de la FFF, prévue fin 2020, Le Graët joue l'apaisement : « On s'est un peu perdus de vue depuis quelque temps. Il reviendra dans le football. Si la Fédération l'intéresse, évidemment que c'est un bon candidat. Après, il faut être élu. Mais c'est tout à fait respectable s'il le souhaite. J'avais été un petit peu choqué ou déçu par ses propos. Mais le temps passe. Franchement, je n'ai jamais de rancune contre qui que ce soit. Je l'ai prouvé, je crois. »
« Je l'ai promis à Didier (Deschamps), alors je suis embêt?
Pour autant, le Breton ne lui déroule pas le tapis rouge, estimant que Jean-Michel Aulas, président de l'OL et membre du comité exécutif de la Fédération, est lui aussi « un bon candidat ». Mais avec un fer au pied : « Il est à Lyon, il travaille bien. C'est difficile de quitter son club. Ce sera toujours la difficulté. » En fait, Le Graët (77 ans) ne veut pas trop penser à sa succession, qui ne sera ouverte « que dans quinze mois ».
Il préfère, entre premier et deuxième degrés, relancer une idée déjà avancée : faire de Didier Deschamps, le sélectionneur des Bleus, son successeur. « Je l'ai promis à Didier, alors je suis embêté. (Rires.) En général, j'essaie de tenir mes promesses. J'ai souhaité que ce soit Didier dans quelques années... On verra. » Lui-même pourrait-il être tenté de poursuivre ? « Je ne me suis même pas posé la question pour le moment. En tout cas, ça fait déjà des candidats possibles, quinze mois avant l'élection. C'est pas mal. C'est même valorisant. La Fédé va bien aujourd'hui, je comprends que des gens aient envie de venir. C'est quand même moins compliqué quand ça fonctionne que s'il faut redresser. Mais je le redis, celui que je préfère, c'est Didier. (Rires à nouveau.) Et je peux assurer l'intérim en attendant qu'il soit prêt... »
Réagissez à cet article
500 caractères max
ADS :