griezmann (antoine) pogba (paul) thuram (marcus) giroud (olivier) rabiot (adrien) sissoko (moussa) kimpembe (presnel) hernandez (lucas) pavard (benjamin) varane (raphael) lloris (hugo) (S.Mantey/L'Equipe)
Bleus

Nos 4 gagnants et nos 3 perdants du dernier rassemblement de l'équipe de France

Comme après chaque rassemblement, FF.fr dévoile ses gagnants et ses perdants des dernières rencontres de l'équipe de France. Et pour ce stage de novembre, certaines individualités ont gagné ou perdu du crédit.

Les gagnants

Le 4-4-2 leur va si bien
Il est certainement là le système dans lequel l'équipe de France évoluera à l'Euro ! Après avoir tâtonné lors des précédents rassemblements, alternant entre un 3-5-2 et un schéma en losange, Didier Deschamps semble enfin avoir (re)trouvé son équilibre dans ce 4-4-2 où les Bleus auront montré de belles choses face au Portugal et la Suède. Solides défensivement, les Tricolores ont ainsi remis de l'allant offensif après la désillusion finlandaise. En responsabilisant un axe Lloris-Varane-Pogba-Griezmann qui lui avait permis de remporter la Coupe du monde, le sélectionneur français a vu ses joueurs renouer avec des automatismes trop longtemps disparus. Remplaçant Blaise Matuidi par Adrien Rabiot à gauche, l'ancien coach de l'OM peut donc s'appuyer sur une base solide en vue de l'Euro.
 
Olivier Giroud, du répondant face à la concurrence
Il faudra se lever tôt pour lui prendre sa place. Un temps de jeu famélique à Chelsea, la bonne prestation d'Anthony Martial contre le Portugal, des observateurs qui remettent en cause son statut, le sélectionneur qui met en garde : le deuxième meilleur buteur de l'histoire de l'équipe de France n'en a que faire ! Face à la Suède, Olivier Giroud a une nouvelle fois montré sa force de caractère en inscrivant un doublé décisif. Dos au mur (il ne faut d'ailleurs pas oublier complètement son raté de la Finlande), l'ancien d'Arsenal ne semble jamais aussi fort. Egalement efficace dans les remises face aux Suédois, le champion du monde 2018 a prouvé à Didier Deschamps qu'il devrait toujours compter sur lui en vue de l'Euro.

Lire : Olivier Giroud se rapproche de Thierry Henry !
 
Marcus Thuram, modèle d'intégration
D'aucuns lui prédisaient un simple aller-retour dans le groupe France, comme avait pu le connaitre auparavant Alassane Plea, son coéquipier au Borussia Mönchengladbach. Au sortir du rassemblement de novembre, Marcus Thuram peut pourtant prétendre à figurer de nouveau dans la liste de Didier Deschamps en mars. Prenant part aux trois rencontres des Bleus, l'ancien Guingampais en a débutées deux face à la Finlande et à la Suède. Surtout, il ne s'est pas dégonflé au moment de prendre ses responsabilités. Même s'il n'a pas marqué, le fils de Lilian s'est distingué par sa faculté à apporter de la vitesse et de la percussion à l'attaque des Bleus, en témoigne son festival qui a amené le but de Benjamin Pavard contre la Suède. On se souvient aussi de son début de match tonitruant pour ses premières minutes en A devant la Finlande. Dans un secteur où la concurrence fait rage, celui qui a été formé à Sochaux a marqué des points auprès de son sélectionneur.

Lire : Marcus Thuram : «Tout le monde danse dans ma tête»

Adrien Rabiot, le Duc est vraiment de retour
On a vu ses derniers mois à la Juventus, on n'était donc pas étonnés de certaines qualités entrevues en novembre avec les Bleus. Mais, tout de même, son coffre, sa plénitude physique, son impression dégagée dans la puissance, sa participation au jeu, sa faculté à s'adapter à plusieurs postes et consignes de son sélectionneur... La France a en quelque sorte découvert un nouveau Adrien Rabiot. A 25 ans, il y a clairement de la maturité chez l'ancien Parisien. Le passé ne sera jamais oublié, mais le futur, avec cet état d'esprit et ces états de services-là, promet énormément.

Les perdants

Moussa Sissoko est-il encore au niveau ?
On ne critiquera jamais son investissement, ni son état d'esprit : son passé en équipe de France, à ces sujets, parle pour lui sans aucun problème. En revanche, sur le terrain, il semble que le fossé se creuse progressivement entre le meilleur joueur français de la finale de l'Euro 2016 et ses concurrents. Ce rassemblement l'a démontré. Placé sur la droite du milieu face à la Finlande et à la Suède, Moussa Sissoko a sombré lors de la première rencontre, avant de se reprendre un peu ce mercredi. Mais c'est techniquement que la différence paraît de plus en plus grande. Visuellement, cela s'est vu par rapport à ses partenaires. Dans une équipe de France où les postulants sont très nombreux, Sissoko a intérêt de réaliser une saison à son meilleur niveau pour ne pas rater le train de l'Euro après avoir été laissé de côté lors de la Coupe du monde 2018...

Clément Lenglet, un avertissement
Sa certaine passivité et sa lenteur face à la Finlande ont fait tiquer. Il a globalement laissé une mauvaise impression. Et comme derrière Didier Deschamps ne lui a pas accordé l'opportunité de se rassurer, Clément Lenglet ressort affaibli de ce rassemblement. Surtout si on compare au combat de Presnel Kimpembe devant Cristiano Ronaldo et, dans l'ensemble, au début de saison des deux joueurs. Kimpembe surfe sur une très bonne vague et sa complémentarité avec Raphaël Varane a peut-être connu un tournant en ces dernières semaines de 2020. Pas de quoi, pour le moment, remettre en cause la place du Barcelonais dans les 23. Mais attention.

Wissam Ben Yedder, un forfait préjudiciable 
Quand l'avant-centre de l'ASM a dû quitter ses coéquipiers pour un test positif au Covid-19 après la débâcle face à la Finlande, il ne s'imaginait certainement pas que sa place serait en danger. Mais avec les performances abouties d'Olivier Giroud, Anthony Martial et Marcus Thuram dans les deux matches qui ont suivi contre le Portugal et la Suède, Wissam Ben Yedder pourrait être le grand perdant de ce rassemblement. Lui qui prétendait à une place de joker sur le front de l'attaque voit la concurrence le dépasser en vue de l'Euro. Dans un secteur où les talents ne manquent pas, chaque absence, bien qu'elle ne soit pas désirée, peut se révéler préjudiciable. C'est aussi la certaine polyvalence de ses "adversaires" qui pourraient peser.

Benoit Desaint et Timothé Crépin
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Gauchos 18 nov. à 9:22

L’EDF est l’equipe nationale qui exploite le mieux le 4 4 2 dans toutes ses formes. Que ce soit à plat, en losange, asymétrique, ou hybride selon les adversaires rencontrés, ce quadrilatère polymorphe du milieu fonctionne comme des leucocytes. De manière innée il a tendance à tout phagociter et quand il doit s’adapter il se met en mode destruction. Incroyable système, organisé et dirigé par un orfèvre en la matière.

Silvaneric 18 nov. à 7:44

"La France a en quelque sorte découvert un nouveau Adrien Rabiot" ! Non, Adrien est le même qu'à Paris, c'est plutôt les aveugles qui ont retrouvés la vue.

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