Soccer Football - Scottish Premiership - Rangers vs Celtic - Ibrox, Glasgow, Britain - March 11, 2018 Celtic's Odsonne Edouard celebrates scoring their third goal REUTERS/Russell Cheyne (Reuters)

Odsonne Edouard (Celtic, prêté par le PSG) : «Le meilleur moment de ma carrière»

Prêté par le PSG, Odsonne Edouard brille sous les couleurs du Celtic. Il a notamment offert la victoire aux siens lors du sulfureux Old Firm d'une délicieuse frappe (3-2). Pour FF.fr, il fait le point.

«Deux minutes après votre entrée en jeu, vous êtes devenu le héros du Old Firm avec un but décisif. Racontez nous ce moment...
C'était un moment unique, le meilleur de ma carrière. Je suis rentré alors qu'on était à 10 contre 11. J'ai marqué le but de la victoire pour mon premier Old Firm. C'est une sensation qui est difficile à décrire. C'est une émotion intense qu'on partage avec le public et ses coéquipiers. Sur le but, je suis décalé par Moussa Dembélé, et dans ma tête, je me dis que je dois finir l'action. Je fixe deux défenseurs, et j'ouvre mon pied. Au moment où elle part, je sais qu'elle va aller au fond car je l'ai bien prise. 
 
Est-ce vraiment un match à part pour les supporters ?
Oui, c'est évidemment un match pas comme les autres, il y avait plus de pression, on sentait qu'il y avait une motivation importante. Il y a dimension historique qui fait qu'on en parle en Ecosse, mais pas seulement puisque je connaissais la réputation de cette affiche avant de venir dans ce Championnat.
 
VOus êtes en Ecosse depuis cet été, comment se déroule votre première saison dans cette Ligue ?
Au début, quand je suis arrivé, cela a été un peu compliqué. Il y a un changement de pays et surtout de Championnat. Il y avait beaucoup de différences avec ce que j'ai vécu. Je me suis accroché en ne lâchant rien, et ça a fini par payer progressivement. Après, ce qui a été un facilitateur, c'est que dès mon arrivée j'ai pris des cours d'anglais, c'est essentiel pour communiquer. Je savais que mon développement allait passer par des efforts d'intégration au groupe et au club.  

Partir aussi jeune à l'étranger, c'est aussi une prise de risque. Est-ce qu'il y a eu de l'appréhension ?
Vous savez, quand on choisit de faire ce métier, on est préparé depuis qu'on est gamin. On sait qu'on peut partir très vite de notre pays. Je n'ai pas eu peur. Dès mon premier jour, j'ai eu la chance de retrouver Moussa Dembélé et Olivier Ntcham, ils sont habitués au football britannique, et ils m'ont aiguillé. Cela aide d'avoir des Français à ses côtés. Le reste du club a été nickel. Je pense notamment à Kolo Touré qui joue un peu le rôle du grand frère avec nous tous. Il est très présent, il me parle beaucoup et m'encourage.   
 
Il y a aussi votre coach, toujours très élogieux à votre égard. Il estime que vous êtes un des meilleurs jeunes joueurs avec qui il a travaillé...
Après Toulouse, j'ai fait le choix d'aller chercher un maximum de temps de jeu. Quand j'ai su que Brendan Rodgers me voulait, cela n'a pas fait un pli dans mon esprit. Je le connaissais déjà, je savais notamment qu'il avait coaché Luis Suarez à Liverpool. Là, il y a une notion de plaisir car je joue dans une équipe qui a plus le ballon que son adversaire en général. Avec Rodgers, je sens que je progresse à tous les niveaux et notamment au niveau athlétique. J'ai inscrit 8 buts en 23 apparitions, je sais que c'est un bon ratio, mais que je dois surtout continuer dans ce sens là.
 
Vous êtes prêté par le PSG. Qu'en est-il de votre avenir ?
Franchement, je me contente de jouer et de terminer la saison. Je ne pense pas à ce qui se passera lors de la prochaine. Je prends beaucoup de plaisir ici au Celtic. C’est un club extraordinaire, avec un top coach et de très grands supporters. Je veux me concentrer uniquement sur mon football pour aider le Celtic du mieux que je le peux lors de cette fin de saison.»

«Kolo Touré joue un peu le rôle du grand frère avec nous tous. Il est très présent, il me parle beaucoup et m'encourage.»

Nabil Djellit