(L'Equipe)
L'Afrique, c'est foot

Ohé ohé, Cameroun abandonné...

On peut être champions d'Afrique et galérer lors du stage suivant en Europe. C'est ce qui s'est passé avec les Lion indomptables du Cameroun. Factures impayées, joueur oublié à l'aéroport, un sélectionneur qui court après ses salaires... C'est une image écornée offerte par le dernier vainqueur de la CAN.

Pour toute réponse -ou parade- certains observateurs de la chose ressortiront l'éternel et fatigué : «C'est l'Afrique». Les derniers évènements liés aux Lions indomptables et révélés par le très informé site Camfoot parlent d'une sélection en stage en Belgique et confrontée à un problème de non-paiement de factures d'hôtel, qui a conduit à l'impossibilité de nourrir les joueurs avant le match contre la Guinée. Un match perdu (2-1) au passage, soit la première défaite des champions continentaux depuis celle devant les Bleus de France à Nantes, l'an passé (3-2).

On a également eu droit, après ce match, à la complainte de Hugo Broos, l'homme qui a conduit cette équipe au sacre africain le 5 février dernier à Libreville. Le Belge n'a pas hésité à révéler, devant un parterre de médias stupéfaits, les dysfonctionnements qui paralysent le bon travail de son groupe. De l'achat des médicaments par le docteur à l'absence d'équipement pour les entraînements, en passant par des retards de versement dans les salaires, lui qui a dû patienter jusqu'à la présentation du trophée à Yaoundé pour empocher ses arriérés de salaires...
Ambroise Oyongo Bitolo, qui évolue à l'Impact de Montréal, n'a pas reçu son billet retour après le match contre la Guinée à Bruxelles.
Dernier rebondissement en date, ce qui a été présenté comme l'abandon du latéral de la sélection, Ambroise Oyongo Bitolo, à Bruxelles, après le match contre la Guinée. En clair, le joueur, qui évolue à l'Impact de Montréal, n'a pas reçu son billet retour. Une faute impardonnable de la part de ceux qui gèrent l'intendance et les déplacements. Mais aussi une petite négligence du joueur -et il en conviendra certainement- qui a attendu la fin du rassemblement pour s'apercevoir qu'il n'avait pas de ticket pour rentrer au Québec.

Tout cela ne fait pas très sérieux évidemment. Où est l'argent destiné à ce rassemblement ? A-t-il été détourné ? Rappelons que le Cameroun a empoché 4 millions de dollars (3,8 ME) pour la victoire à la CAN...Par ailleurs, on peut aussi s'étonner du manque de respect dont jouissent les sélections africaines dès lors qu'elles se déplacent en Europe, c'est une évidence. Quel est donc cet hôtel qui a choisi de priver les joueurs de déjeuner ?
Quand on ajoute à cela les débordements qui accompagnent parfois ces équipes lorsqu'elles viennent en Europe -cf l'envahissement de terrain à Charléty lors de Sénégal-Côte d'Ivoire lundi (1-1) qui a conduit à l'arrêt prématuré du match- on se demande : quand les sélections africaines -et leurs fédérations- décideront-elles d'opérer un mouvement de retour au pays pour ces matches amicaux plutôt qu'en Europe, pour limiter les frais et les soucis ?
Frank Simon 
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ghys59 31 mars à 13:29

Le 8 juin 2014, au moment d'embarquer pour les Brésil et la coupe du monde, les joueurs ont refusé de quitter le lieu de rassemblement de l'équipe. Les primes de qualification n'avaient pas été payées et les négociations de celles à venir n'avaient pas encore débuté. Il fallut une journée de palabres pour obtenir un accord. Les dites primes sont abandonnées à leurs famille au pays par les joueurs.

ghys59 31 mars à 13:24

Ce n'est pas une première. Eliminé au premier tour de la CAN 2015 en Guinée Equatoriale, la délégation pléthorique du Cameroun s'est retrouvée coincée dans son hôtel à Malabo, faute de paiement. Il fallut une intervention de la présidence à Yaoundé pour débloquer la situation.

thbi 31 mars à 11:29

Pays sous développé...

hecyme15 31 mars à 1:19

C'est du déluge Mince alors

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