giroud (olivier) (B. Papon/L'Equipe)
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Olivier Giroud, l'insubmersible

Constamment contesté et remis en cause, Olivier Giroud a su résister et survivre à toutes les difficultés, jusqu'à s'affranchir des critiques pour se rendre incontournable. Ceux qui connaissent l'attaquant de l'équipe de France le racontent mieux que personne. Extraits.

Robert Pires, qui s'est lié d'amitié avec lui à son arrivée à Arsenal en 2012

«Quelque part, ça le fait rire tout ça»
«Il résiste à la tempête, enfin, pour lui, c'est carrément un ouragan de catégorie 5. Rien ne le perturbe, le touche, le fait bouger. Il est bien ancré dans le sol. Ce n'est pas usant pour lui de ne pas faire l'unanimité, de toujours diviser. Il a accepté d'être critiqué par rapport à sa manière d'être - propre sur lui, bel homme, qui passe bien, fait des pubs, ça agace certains, il le sait - et sa façon de jouer au football. Il connaît ses forces, ses faiblesses, et part du principe qu'il ne peut pas plaire à tout le monde. "Vous ne m'aimez pas ? Aucun problème." Il sait qu'il va être critiqué et décrié quand il entre sur un terrain. Ce qui est fou, c'est que tu ne peux pas lui reprocher grand-chose. Demandez aux joueurs qui jouent avec lui et vous verrez. Didier lui fait confiance, sait qu'il peut compter sur lui et lui aussi ne comprend pas pourquoi on le remet toujours en question. Les gars, arrêtez ! Sur ce qu'on lui demande et sur ce qu'il sait faire, il est performant et efficace. C'est un compétiteur avec des objectifs, comme celui de mettre le plus de buts possibles avec les Bleus. Il se bat pour ça. Platini, il l'a en tête, c'est comme ça qu'on avance. Il ne veut pas être plus fort que ses détracteurs mais qu'on respecte son jeu. Au début, quand les gens ne comprenaient pas qu'il soit en équipe de France, ça le faisait rire. À chaque fois qu'il était pris, c'était un message fort pour ceux qui ne l'aimaient pas. Et ça, ça le fait kiffer ! Eh oui, il est là. Les gens n'ont pas compris, ils peuvent dire ce qu'ils veulent, le critiquer, il l'accepte, ça fait partie du très haut niveau, mais quelque part, ça le fait rire tout ça. Vous remarquerez, il a toujours un petit sourire quand il répond...»

Guy Stéphan, son sélectionneur adjoint en équipe de France

«Il arrive toujours à sortir la tête de l'eau, à respirer»
«Il y a une confiance en lui chez les Bleus. Ça n'empêche pas de voir clair et de poser des questions quant à son temps de jeu. Il joue de moins en moins, ça devient de plus en plus difficile pour lui en club, c'est un fait. Malgré ça, on l'a encore vu en octobre, il répond présent lorsqu'il joue, marque et donne des réponses. Il arrive toujours à sortir la tête de l'eau, à respirer, et même plus fort que ça. Il reste debout, il a dû lutter, il doit encore lutter, c'est son histoire. Qui aurait pu croire à cette carrière quand il signe à Montpellier en 2010 ? Qui ? Très peu de monde, voire personne. Il a travaillé, mis des buts, et sans cesse vaincu la concurrence. Olivier Giroud, c'est ça, une force de caractère, un guerrier, qui ne lâche rien. Je m'en rends compte à chaque rassemblement. Le lundi, je m'occupe de ceux qui ont peu ou pas joué, je le vois très attentif, concentré, concerné, dynamique dans tout ce qu'il fait. Sur les concours de volées qu'on fait de manière ludique en fin de séance, il veut tout le temps gagner. Donnez-lui un ballon qui n'est pas bon, il rouspète. Lors des échauffements collectifs d'avant-match, il lui arrive de prendre la parole. Sa voix est entendue. Didier et moi avons évoqué avec lui sa remise en cause permanente. C'est un joueur un peu atypique dans son schéma corporel et il s'agit surtout d'insister sur ses qualités - celles devant le but, d'efficacité, de remiseur, son jeu de tête, offensif et défensif - alors qu'on a tendance à mettre en avant ses défauts. Il peut envisager devenir le deuxième meilleur buteur de tous les temps en équipe de France. C'est énorme.» - T.S.
L'intégralité du dossier consacré à Olivier Giroud, avec cinq pages de témoignages et trois de décryptage technique, est à retrouver dans le dernier numéro de France Football en kiosques mardi ou ici en version numérique.

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boubaker54 16 nov. à 17:15

il n'a rien d'un incontournable s'il lui arrive de marquer tous les avants centre marquent puisque ils sont bien placé pour le faire encore plus si c'est un pénalty, s'il était un bon avant centre il serai titulaire avec son club alors qu'il n'est que le 2eme remplacant,si Deschamps lui fait confiance c'est que l'équipe de France n'a pas un bon avant centre ou bien qu'il en a privé ceux qui le méritent plus.

handsup94 15 nov. à 10:15

Ou comment on fabrique une vedette ( stats) Deschamps fait tout pour le mettre en avant il ont fait trop avec lui. On le fait jouer au maximum même quand il joue plus depuis longtemps en club en le fait tirer les penaltys (cadeaux) tout ça par rapport à Benzema

Gabsi94 13 nov. à 14:29

Il mon fait rêver à l’époque de zizou maintenant ça me fait plus rien est-ce que c’est normal ?

Gabsi94 13 nov. à 14:27

Je préfère perdre avec Benzema que gagner avec Giroud et pourtant je suis un fidèle supporter de l’équipe de France depuis que je suis née

Gabsi94 13 nov. à 14:26

Dans sa carrière il compte plus de match sur le banc que sur le terrain MDR!

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