benedetto (dario) (A.Reau/L'Equipe)
Ligue 1 - OM

OM : Journée cauchemardesque pour Benedetto, première sereine pour Alvaro... Les recrues marseillaises à la loupe

Accroché à Nantes avec deux recrues titulaires (0-0), l'OM n'a pas décollé. Pis, Dario Benedetto s'est même tristement distingué en envoyant son penalty dans la tribune Loire. Moins attendu, Alvaro Gonzalez a lui assuré son baptême du feu.

Dario Benedetto était-il apte physiquement pour démarrer à la pointe de l'attaque ce samedi après-midi ? André Villas-Boas avait lui-même émis des réserves dans la semaine en conférence de presse. Et alors que Marseille, vaincu à deux reprises par le FC Nantes en 2018-2019, se cherchait un sauveur pour vaincre le signe indien, "Pipa" avait l'occasion idoine de revêtir le costume. Un penalty, généreusement accordé par Benoît Bastien et tout aussi généreusement cédé par Dimitri Payet (31e) lui en a donné l'occasion. Les pieds ont-ils tremblé au moment d'exécuter la sentence ? Toujours est-il que l'ancien de Boca Juniors optait pour la force aux dépens de la précision et expédiait le cuir largement au-dessus de la cage d'Alban Lafont.

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Pourtant, l'Argentin avait tenté de se mettre en activité tout au long de la première demi-heure, effectuant plusieurs appels de balle intéressants. Trop peu, toutefois, pour déséquilibrer l'arrière-garde nantaise, qui ne craignait que les quelques fulgurances de Dimitri Payet. Rarement trouvé et souvent hors-jeu (10e, 44e), le numéro 9 restait fixé devant, ne participant que très peu à la construction du jeu. Une variante par rapport à son entrée à Reims, où il avait délaissé la pointe pour toucher davantage de ballons. A défaut d'une autre occasion à se mettre sous la dent, Benedetto tentait d'insuffler quelques séquences de pressing bien senties. Le penalty raté semblait malgré tout peser sur ses épaules, lui qui accumulait les maladresses techniques et se faisait même secouer par Nicolas Pallois (40e). En dehors de quelques remises pour se rassurer, l'Argentin se cachait dans le second acte, signe évident d'un manque de confiance. Au seul moment où il semblait en mesure de se démarquer, Luiz Gustavo expédiait son centre au troisième poteau (71e). En retard dans tous ses derniers duels et peu mobile, il concluait sa soirée la tête basse, remplacé par Valère Germain à quelques minutes du terme (85e). On voulait des réponses sur son état physique, Dario Benedetto n'en a apporté aucune.

Alvaro Gonzalez en patron

Alvaro Gonzalez, l'autre recrue estivale, peut lui se targuer d'avoir rendu une première copie propre, sans fioriture. Aligné en lieu et place de Caleta-Car dans l'axe gauche de la défense olympienne, le numéro 3 s'illustrait d'abord sur coup de pied arrêté offensif. Mais sa tête dévissée s'envolait hors du cadre de Lafont (3e). Hormis un cafouillage dans la surface de réparation qu'il rattrapait illico (15e), l'Espagnol de 29 ans surprenait par sa sérénité, intervenant avec autorité devant Louza (24e) et à plusieurs reprises sur Coulibaly (41e, 52e, 61e, 79e). Prenant à cœur son rôle de taulier, il ne cessait d'encourager son comparse Boubacar Kamara et vilipendait même ses troupes après la pause (53e). Sanguin de nature, il s'accrochait avec Coulibaly et échappait de peu à l'avertissement (68e). Si la salve d'occasions devant la cage de Steve Mandanda provenait surtout de frappes lointaines, c'est d'abord parce qu'Alvaro Gonzalez s'est montré intraitable dans sa zone. AVB n'a pas pris les trois points samedi, mais il s'est peut-être trouvé un leader défensif.
Corentin Rolland
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