paulo sousa (R. Perrocheau/L'Equipe)
Ligue 1 - 34e journée

On a aimé... ou pas : le débrief de FF pour la 34e journée de Ligue 1

Après chaque journée de Ligue 1, FF.fr débriefe le week-end à travers ce qui a plu ou non à la rédaction. Trente-quatrième épisode avec Balotelli, Atal, le duel à distance entre Sainté et Lyon et Stéphanie Frappart.

On a aimé...

Le show de Youcef Atal
Il aura tout fait. Mais il aura surtout claqué un triplé. En feu sur la pelouse de l'Allianz Riviera ce dimanche, Youcef Atal a fait parler sa polyvalence, en évoluant au poste d'ailier gauche, mais surtout son talent. Lui, l'attaquant de formation repositionné au poste de latéral depuis son explosion en Algérie, ne cesse d'en mettre plein les mirettes à tout son monde. Robuste et fantasque, l'Algérien, qui se faisait remarquer pour ses facultés à bien couvrir son couloir droit et ses dribbles chaloupés, a révélé aussi à la Ligue 1 ses talents de buteur. Une superbe volée du pied gauche sur un centre de Tameze, un rush magnifique et un petit piqué pour inscrire son second pion de la partie, et pour finir ce feu d'artifice, il rôdait tel un vieux briscard dans la surface adverse pour reprendre un excellent ballon d'Ihsan Sacko. En voyant triple, le poulain de Patrick Vieira rejoint Saint-Maximin au rang des meilleurs buteurs du club, avec six réalisations. Sa palette bien fournie fait de lui l'une des grandes révélations de l'exercice 2018-2019. Et assurément, l'un des joueurs les plus excitants et marquants du Championnat. En espérant qu'il continue à nous émoustiller la saison prochaine.

Lire aussi : Youcef Atal, à toute vitesse

Youcef Atal fait partie des cinq meilleurs joueurs de Ligue 1

Sainté-Lyon, le vrai duel à suspense
La course au maintien ? C'est sympa mais pour le spectacle, on repassera... Le duel PSG-Lille ? Il n'y avait pas photo, on savait que le PSG serait champion. En réalité, la véritable lutte à suspense dans cette Ligue, c'est celle qui oppose Lyon (3e) et Saint-Etienne (4e). Déjà parce que les deux clubs sont rivaux, mais aussi parce qu'ils se tiennent en trois points et qu'ils ont la même différence de buts (+15). Et puis aussi parce que les calendriers respectifs des deux équipes sont chargés : Monaco, Montpellier, Nice et Angers pour les Verts, Lille, Marseille, Caen et Nîmes pour l'OL. Ça promet !

Le duel à distance entre Lyon et Saint-Etienne est ce qu'il y a de plus intéressant en Ligue 1 en cette fin de saison

Frappart, une première solide
C'est une première pour l'histoire du foot français. Mais on va sûrement la revoir à ce niveau sur la durée. Et c'est mérité. Stéphanie Frappart est devenue la première femme à arbitrer un match de Ligue 1 lors d'Amiens-Strasbourg. Si les vingt-deux acteurs ne lui ont pas offert une jolie rencontre pour ses débuts, la native du Val-d'Oise (35 ans) a mené solidement sa rencontre, infligeant quatre cartons jaunes et n'ayant pas besoin de faire appel à l'assistance vidéo. Au contraire de certains de ses collègues, sa sobriété l'honore et c'est un vrai plus.

Stéphanie Frappart a le niveau Ligue 1

La (nouvelle) prestation cohérente de Lille
Si c'est souvent le phénomène Pépé (20 buts en Ligue 1) qui récolte tous les lauriers, la deuxième place lilloise n'est pourtant pas le fruit d'un seul homme, mais bien d'un collectif huilé tant dans son animation offensive que défensive. C'est simple, Lille détient la deuxième meilleure attaque (59 buts) et défense (28 buts) de Ligue 1. Dimanche dernier, contre Nîmes (5-0), les Dogues ont de nouveau dominé tous les compartiments du jeu, avec plus de neuf joueurs décisifs : Soumaré, Thiago Mendes, Koné et Leao à la passe, Celik, Bamba, Pépé, Rui Fonte et Rémy à la conclusion. Sans oublier Maignan à la parade, José Fonte et Gabriel à la récupération et Ikoné à la création pour bâtir une flambante équipe dont les performances sont sûrement les plus régulières en Ligue 1 cette saison.

Le LOSC a le onze le plus équilibré de Ligue 1

On n'a pas aimé...

Le cirque Balotelli-Hamel
Dimanche soir, pour clore cette 34e journée, on a encore eu le droit à un très mauvais geste de Mario Balotelli sur Diego Carlos. On n'arrive même plus à être surpris. Ni de ça, ni de la VAR qui s'était visiblement endormie et qui n'a visiblement pas appelé l'arbitre du match Johan Hamel, qui n'a mis qu'un carton jaune à l'Italien alors qu'il méritait clairement le rouge. Alors on ne doute pas que la commission de discipline se penchera sur le cas Balotelli. Mais l'assistance vidéo a été justement intronisée pour permettre aux arbitres de sanctionner instantanément ce genre de geste nauséabond et punir les multirécidivistes comme peut l'être l'attaquant de l'OM. Heureusement, c'était sans conséquence pour les Nantais, qui ont quand même battu l'OM.

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Les moyens des ambitions bordelaises
Chez les Girondins, il y a de l'idée. Paulo Sousa connaît son sujet et semble vouloir mettre fin à la rigidité tactique de ses prédécesseurs : défense hybride, construction depuis les seize mètres bordelais, occupation de la largeur pour trouver des relais intérieurs... Alors pourquoi ça ne marche pas ? Il faut plus de temps, pourrait-on logiquement penser... Ou peut-être tout simplement que 70, voire 80% de l'effectif girondin n'est pas au niveau des ambitions de Paulo Sousa. Au vu du match de vendredi contre Lyon (défaite 2-3), où il a manqué à la fois de qualité technique et de prises de risques, on peut en effet se poser la question.

Bordeaux doit renouveler au moins 70% de son effectif cet été

Dijon, tout ça pour ça ?
Ces dernières semaines, on avait de quoi s'enthousiasmer - toutes proportions gardées - pour le DFCO. Avec Kombouaré aux manettes, la mission commando était lancée. Engagement, détermination, force mentale et quelques mouvements bien sentis dans le jeu, avec à la clé des succès sur Lyon et Rennes. Tout ça pour se foirer au moment fatidique, lors d'un affrontement avec Caen, un de ses concurrents direct dans la course au maintien. C'est moche... D'autant qu'il reste aux Dijonnais, désormais dix-huitièmes, à affronter le PSG et Strasbourg.

Dijon s'est condamné avec sa défaite à Caen

Timothé Crépin, Mehdi Arhab, Antonin Deslandes et Augustin Audouin
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leMex 29 avr. à 12:38

Un rouge oublier par la var pour Balotelli c'est normal qu'on en parle mais par contre pour un penalty flagrant sur ocampos aussi oublier par la var la bizarrement personne ne dit rien !!?Arbitres pas aux niveaux et ligue 1 toutes pourrie....

le_flegme 29 avr. à 12:36

D'accord pour Balotelli mais par contre c'était un sketch la première mi-temps de Diego Carlos. Il l'a passée à se rouler par terre ...

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