FOOT - LIGUE 1 - MONTPELLIER VS MARSEILLE - STADE DE LA MOSSON - DIMANCHE 4 NOVEMBRE 2018   Photographe: Sylvain THOMAS (Sylvain THOMAS/L'Equipe)
Ligue 1 - 12e journée

On a aimé... ou pas : le débrief de la 12e journée avec Montpellier, le PSG, Sala, Balotelli, Edouard Mendy ou Ninga

Après chaque journée de Ligue 1, FF.fr débriefe le week-end à travers ce qui a plu ou non à la rédaction. Douzième épisode de la saison avec Montpellier, le PSG, Sala ou encore Balotelli.

On a aimé

Que Montpellier fasse taire ses détracteurs
C'est la défense à cinq. C'est Der Zak'. C'est solide. C'est le vétéran Hilton et le dernier rempart Lecomte. Montpellier, c'est tout ça, oui. Mais c'est aussi les buts, 20 marqués en 12 journées, la quatrième meilleure attaque de Ligue 1, et les onze réalisations du tandem Delort-Laborde. C'est aussi Florent Mollet. Désormais, c'est surtout une place de dauphin du PSG. Et si les stéréotypes sur ce MHSC défensif perdureront certainement, impossible de balayer les mouvements collectifs inspirés ou les transversales judicieuses et le bon travail d'un coach et d'un groupe. Victoire 3-0 face à l'OM, ce dimanche. Bonjour, au revoir, c'est net et sans bavure. Well done MHSC !

Montpellier mérite sa deuxième place

L'équilibre du PSG
Pas simple de trouver la bonne formule, même lorsque l'on s'appelle Thomas Tuchel et que l'on a pléthore de grands joueurs au sein de son effectif. Si le PSG survole la Ligue 1, cela ne l'a pas empêché d'être bousculé dans les grands matches, face à Lyon ou Marseille, et davantage encore en Ligue des champions. Mais face au dauphin lillois vendredi, l'entraîneur allemand a peut-être enfin trouvé la bonne formule. Dans une sorte de 3-5-2 avec Di Maria, Verratti et Draxler proches les uns des autres au milieu, le PSG a pressé efficacement à la perte et s'est montré plus solide défensivement. Bon, ne nous emballons pas trop vite... Mais si ce schéma faisait aussi ses preuves à Naples mardi, on pourrait se dire que Tuchel touche au but !

Le 3-5-2 semble être le schéma le plus approprié pour le PSG

Le show Sala
Rien n'arrête l'attaquant argentin du FC Nantes. Surtout depuis l'arrivée de Vahid Halilhodzic sur le banc des Canaris. Auteur d'un triplé contre Toulouse, son premier en Ligue 1, pour la grande première de Coach Vahid à La Beaujoire, Emiliano Sala a depuis marqué à chaque match du FCN : à Amiens, à Montpellier en Coupe de la Ligue et face à Guingamp ce dimanche (doublé). Sept buts, donc, en quatre matches. Et dix réalisations en douze rencontres de Championnat, le tout sur treize tirs cadrés, les sept derniers ayant fait mouche ! Dans les cinq grands Championnats européens, seul Kylian Mbappé (11) affiche à ce jour plus de buts que Sala. Et pour trouver trace d'un Nantais à dix buts après douze journées, il faut remonter à la saison 1984-85. Le joueur en question était un certain... Vahid Halilhodzic, qui terminait l'exercice avec 28 réalisations au compteur. Chiche ?

Emiliano Sala terminera sur le podium des meilleurs buteurs de Ligue 1 en fin de saison

Le mur Edouard Mendy
8/12 : sur les douze rencontres disputées par Reims, les Marnais ont gardé leur cage inviolée à huit reprises. Si leur défense est l'une des meilleures de Ligue 1, elle est surtout symbolisée par la performance de leur portier : Edouard Mendy, à chaque fois titulaire. S'il est passé au travers à Paris (1-4), pour le reste, le Sénégalais montre de sacrées capacités et semble même monter en puissance dernièrement. On a pu le voir sur cette intervention décisive face à Falcao samedi pour un nouveau clean sheet. Qu'il continue comme ça et il postulera pour le titre de meilleur gardien de Ligue 1 en fin de saison.

Mendy est l'un des trois meilleurs gardiens de L1 depuis le début de la saison

Capitaine Gradel
Les Toulousains étaient tout proches d'enchaîner une quatrième défaite consécutive toutes compétitions confondues face à Strasbourg. Contre des Alsaciens déterminés à récupérer la cinquième place du Championnat, les joueurs du Téfécé étaient incapables de créer du jeu et de se montrer dangereux. Et une nouvelle fois, Alain Casanova et les supporters pouvaient remercier leur capitaine Max-Alain Gradel. L'ancien Stéphanois inscrivait sur un bijou de coup franc son quatrième but de la saison et enlevait une nouvelle fois une grosse épine du pied à son équipe. L'attaquant a déjà fait gagner quatre points à lui tout seul depuis le début de la saison (penalty de la victoire face à Nîmes + le but égalisateur de ce week-end). S'il a loué l'état d'esprit de ses coéquipiers après le match, le sien est plus qu'irréprochable depuis douze journées et enraye (un peu) la spirale négative. Et c'est ce qu'on demande à un capitaine !

Sans Gradel, Toulouse se battrait de nouveau pour le maintien

On n'a pas aimé

La prestation (une nouvelle fois) insipide de Balotelli
"Super Mario" n'a de super que son surnom en ce début de saison. Si les Aiglons se sont imposés 1-0 grâce à un but contre son camp du capitaine d'Amiens Prince-Désir Gouano, Mario Balotelli s'est illustré par une transparence devenue récurrente. Incapable de marquer depuis le début de la saison, l'attaquant italien a pourtant eu une énorme opportunité durant la rencontre. Après une très belle action de Saint-Maximin, le ballon revenait dans les pieds de Balotelli seul face au but, mais il trouvait le moyen d'envoyer sa frappe largement au-dessus de la cage de Gurtner... Au-delà de cette action, l'attitude générale du Transalpin est contestable. Lent, désinvolte, auteur de très peu d'appels dans la profondeur, Mario Balotelli doit vite se reprendre sous peine de s'attirer définitivement les foudres des supporters.

L'OGC Nice aurait dû se séparer de Mario Balotelli cet été

Un OL qui a cette fois vraiment manqué de respect
Il y a une semaine, Memphis Depay avait demandé un peu plus de respect pour sa personne et le joueur qu'il est. Contre Bordeaux samedi (1-1), le Néerlandais, titulaire, a été le symbole d'une équipe lyonnaise proche de l'indigence, avec un comportement pas loin d'être inqualifiable. On en vient à se demander comment les Girondins ont fait pour ne pas remporter ce match que les Gones ont refusé de jouer. Alors on veut bien entendre que la Ligue des champions revient cette semaine et que le match contre Hoffenheim sera crucial, le Championnat doit être respecté, si on espère le voir progresser. Et l'OL doit forcément montrer l'exemple.

Lyon n'a pas respecté le football ce samedi

L'arbitrage désastreux de Monsieur Ben El Hadj
Que c'en était fatigant. Que ce soit pour les joueurs ou les spectateurs. 48e minute samedi, au cœur d'un Reims-Monaco jusque-là assez calme (aucun avertissement en première période). Alaixys Romao va au duel avec Youssef Aït Bennasser. Dans son élan, le Togolais entre en contact avec le Marocain. Ce dernier a du mal à se relever mais l'intervention est loin d'être dangereuse. Après de longues secondes d'hésitation, Monsieur Ben El Hadj inflige un carton rouge direct au Rémois, provoquant logiquement la stupeur des Champenois. Ou quand une décision très contestable va totalement faire perdre les pédales au directeur de jeu. Ce carton rouge a en effet eu une incidence décisive sur la suite de la rencontre. Un exemple ? Cet avertissement inexplicable pour le Monégasque Pelé alors que c'était bien Rémi Oudin qui faisait davantage faute que le joueur de l'ASM. Moins de quinze minutes plus tard, le même Pelé accrochait le maillot de son adversaire et était à son tour exclu. Comme si Monsieur Ben El Hadj voulait se rattraper. Il ne peut s'en vouloir qu'à lui-même.

M. Ben El Hadj s'est manqué dans les grandes largeurs

L'incroyable raté de Casimir Ninga
(Début de l'air musical) "Voici venuuuuuuu le teeemmmmmps des tirs dans les champs... Dans le stade de Caen, c'est toujours Ninga le perdant. C'est le pays pas joyeux, des attaquants malheureux. Des pieds carrés garantis et des matches pourris" (Fin de l'air musical). Caen va mal, avec deux victoires en douze journées, et Casimir Ninga n'a pas aidé les siens, manquant un but tout fait à moins d'un mètre de la cage adverse vide, alors qu'il y avait encore 0-0. Au final, Rennes a gagné 2-1 et les Normands peuvent s'en mordre les doigts. À en faire pleurer les enfants.

L'attaque du Stade Malherbe Caen fait peur à voir

La déroute guingampaise
Qui aurait cru que l'EAG repartirait de la Beaujoire avec une "manita" ? La première période face à Nantes était aussi soporifique qu'un téléfilm un dimanche sur TMC, et on s'était dit que le penalty transformé par Emiliano Sala avant la mi-temps serait le seul pion de la rencontre. Que nenni ! Sans aucune ambition, sans aucune révolte, Guingamp a laissé son adversaire lui en passer quatre de plus. Pas d'attaquant de pointe, des milieux plus que brouillons, une défense à la rue et des latéraux inoffensifs... Il n'y a rien à retenir chez les hommes de Kombouaré. Ces derniers peuvent simplement espérer que ça ira mieux lorsque Marcus Thuram et Nolan Roux feront leur retour.

Guingamp n'arrivera pas à se maintenir cette saison

A.D., F.G., T.C., F.LM et B. Ro.
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