henry (thierry) glik (kamil) sylla (moussa) (N.Luttiau/L'Equipe)
Ligue 1 - 20e journée

On a aimé... ou pas : le débrief de la 20e journée de Ligue 1

Après chaque journée de Ligue 1, FF.fr débriefe le week-end à travers ce qui a plu ou non à la rédaction. Vingtième épisode de la saison avec Monaco, Cavani, Lille ou encore Payet.

On a aimé

Monaco et ses intentions
Le Marseille-Monaco de dimanche n'avait rien d'une révolution. D'une nette amélioration, en revanche, oui. Certes, la victoire n'y est pas pour les Monégasques (1-1), mais les intentions de jeu et surtout la mise en pratique de celles-ci ont dû donner satisfaction à Thierry Henry et son staff. Par exemple, sur certaines séquences, quand la défense à trois Badiashile-Naldo-Glik prenait toute la largeur du terrain pour ensuite alerter les latéraux. Mais aussi lorsqu'Aït-Bennasser ou Fabregas trouvaient de très bonnes passes pour casser les lignes. Monaco a aussi retrouvé ses individualités, les recrues aidant. Forcément positif pour la suite de la saison et l'opération maintien.

Lire : Fabregas, facilitateur de jeu

Monaco a visé juste avec ses recrues

Le mental de Cavani
Il avait tout loupé, ou presque, mercredi après son entrée en jeu face à Guingamp. Notamment un but tout fait alors qu'il était seul à un mètre de la cage sur un caviar de Diaby. Titulaire samedi à Amiens, Edinson Cavani a, comme toujours, fait preuve de ce mental qui le caractérise. Alors que son équipe piétinait en Picardie, l'Uruguayen n'a pas tremblé pour ouvrir le score, sur penalty (57e). Puis il s'est mué en passeur décisif pour Mbappé sur le but du break (70e). Son bilan en Ligue 1 cette saison ? Douze matches, onze buts. Quand on sait qu'il évolue aux côtés des ogres Mbappé ou Neymar...

Edinson Cavani ne mérite pas toutes les critiques qu'il suscite

Voir que Lille a vraiment grandi
Un déplacement à Caen a toujours l'air d'un traquenard. Surtout pour ceux qui ont tendance à ouvrir le score tardivement. Ce n'est pas le cas de Lille. Et pas quand, dans une équipe, l'homme providentiel s'appelle Nicolas Pépé. Huitième minute, but. Vingtième minute, passe décisive pour Rafael Leao. Voilà les Caennais bien lotis. Les Lillois déjà assurés d'une sortie facile. Car quoi de mieux que de tuer le match en moins d'une demi-heure ? La victoire, 3-1 au final, est glanée après un dernier but étant encore la conséquence d'une passe décisive de... Nicolas Pépé. Les Dogues peuvent encore compter sur leur star. Peut-être pas pour très longtemps. Mais en attendant, ils ont bien grandi. Et ce genre de déplacement piège n'en est vraiment plus un. Et Lille est deuxième !

Lille terminera la saison sur le podium

SAM, le capitaine de soirée de Strasbourg, Dijon et Reims
S comme Sels, A comme Allain et M comme Mendy. Les portiers de Strasbourg, Dijon et Reims avaient enfilé leur plus beau costume ce week-end. Autoritaire dès les premières secondes sur une double occasion toulousaine, le Strasbourgeois s'est montré décisif en deuxième période en détournant une magnifique frappe de Steven Moreira qui prenait le chemin des filets. Autant dire qu'il a été précieux dans la victoire des siens au Stadium. Fraîchement élu Dijonnais du mois de décembre, Allain a lui maintenu son équipe à flot avec cinq arrêts, dont un absolument bluffant. A la 27e, une tête de Mollet heurtait la barre et revenait sur Skuletic qui reprenait immédiatement. En une fraction de seconde, le portier se relevait et s'envolait pour capter la volée du Serbe sur sa ligne. Mendy, lui, a mené la vie dure aux Lyonnais vendredi soir. Après avoir détourné une frappe puissante de Ndombele et une volée à bout portant de Cornet, il a gagné son duel face à Traoré, qui marquera plus tard. A sa décharge, la frappe du Burkinabè a été déviée par sa défense. De vrais gardiens du temple...

La Ligue 1 est un réservoir de très bons gardiens

On n'a pas aimé

Payet dépité, Payet fantôme
Il est censé être le leader, le capitaine. Il n'en a rien été face à Monaco. Pis, Rudi Garcia l'a sorti, à la 74e minute, au profit de Clinton Njie. Positionné à gauche en début de match, un poste auquel il goûte peu, Payet a rapidement glissé en numéro dix, laissant le couloir à Morgan Sanson. Mais il n'a jamais pesé sur une rencontre pourtant décisive pour l'avenir de l'OM, lui qui se montrait aussi très déçu depuis le banc de touche. Les supporters s'attendaient à une révolte, elle n'est pas venue du Réunionnais. Ni d'un autre joueur, d'ailleurs. Difficile de dire si le passage à vide perdurera, alors que les siens, à commencer par ses collègues de l'attaque, ont plus que jamais besoin de ses bons ballons. Et, plus qu'un leader technique, Payet doit se transcender. À l'heure actuelle, ce n'est pas le cas...

Dimitri Payet doit aller faire un petit tour sur le banc

Le manque d'audace de Montpellier
Certes, le 5-3-2 de Michel der Zakarian a fait ses preuves en début de saison. Mais il semblerait que les adversaires aient peu à peu pris la mesure du système de jeu des Héraultais, qui marquent clairement le pas depuis quelques semaines. Au moment d'aller défier une équipe de Dijon en grande difficulté, on attendait donc du technicien du MHSC qu'il change quelque peu ses plans, qu'il ose, qu'il prenne un peu plus de risques pour tenter de faire du jeu. Il n'en fut rien. Le même 5-3-2 fut reconduit, avec pour seul changement Laborde, suspendu, remplacé par Skuletic. Pour un nouveau nul au final (1-1). Résultat, Montpellier, qui n'a pris que deux points en quatre matches de L1, n'avance plus. Dommage...

Montpellier est trop frileux pour espérer mieux

Les limites de Limbombe
Pour le moment, on ne peut pas dire que la recrue la plus chère de l'histoire du FC Nantes ait rentabilisé le montant de son transfert. Sûrement miné par les luttes d'influence qui ont émaillé son transfert - comme le révélait L'Equipe fin décembre -, l'attaquant belge n'a disputé 594 minutes en Ligue 1, pour aucun but et une seule passe décisive. Lors du derby face à Rennes dimanche, il a raté l'immanquable devant un but vide après avoir été invisible pendant une bonne heure de jeu. S'il est trop tôt pour le qualifier de flop, Nantes serait en droit d'attendre plus de sa recrue phare...

Limbombe est une erreur de casting du FC Nantes

Les clubs qui se plaignent ouvertement de l'arbitrage
Oui, quand ça ne veut pas, ça ne marche pas, cela crée de la frustration. Mais, alors que la quasi-totalité des acteurs du football réclamaient VAR et respect des arbitres, doit-on tolérer les doléances publiques et véhémentes des différents clubs, mécontents des choix du corps arbitral ? «Le VAR est une immense escroquerie», tweetait le compte officiel des Girondins de Bordeaux, défaits à Nice (1-0). «Peu aidés par l'arbitrage, nos Nantais auront tout essayé», enchérissait celui du FC Nantes. Sans compter les autres, chaque week-end. Que les joueurs, à chaud et sans avoir vu les images, s'emportent un peu, passe encore... Mais que les institutions du foot se comportent un tant soit peu en professionnels, et pas en supporters du dimanche...

Les clubs, qu'ils soient d'accord ou non, se doivent d'avoir un peu de tenue

A.B, B. Ro, D.I et E.G.
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