genesio (bruno) aulas (jean michel) (F. Faugere/L'Equipe)
Ligue 1 - 31e journée

On a aimé... ou pas : le débrief de la 31e journée de Ligue 1

Après chaque journée de Ligue 1, FF.fr débriefe le week-end à travers ce qui a plu ou non à la rédaction. Trente-et-unième épisode de la saison avec Mbappé, Strasbourg, la VAR, Reine-Adelaïde et bien d'autres...

On a aimé

La verve de Strasbourg
L'image qui colle à la peau des Strasbourgeois lui fait du tort. Oui, c'est une équipe qui a un jeu rugueux. Et cette image n'est sûrement pas gommée par les différentes sorties médiatiques de Thierry Laurey. Mais contre le PSG, Strasbourg a montré un autre visage. Cohérence, réflexion, efficacité : le Racing a allié tous les ingrédients nécessaires pour embêter Paris. Pour le résultat qu'on connaît, et encore, sans un but tardif de Kehrer, il repartait avec les trois points. On l'a vu, surtout en première période, les Alsaciens ont parfaitement géré leurs transitions, avec des flèches comme Lala et Da Costa. Chaque passe était pensée, les déplacements étaient bons. Au final, ils ont fait plus que titiller le futur champion. Et il vaut mieux se concentrer sur ce contenu positif plutôt que sur les mimiques et la logorrhée du coach en conférence de presse...

Strasbourg est une équipe plus attrayante qu'on ne le dit

Le match de guerrier des Dijonnais
On ne les attendait plus, et pourtant ! Face au troisième du Championnat, les hommes d'Antoine Kombouaré, lesquels restaient sur trois défaites de rang, ont fait preuve de beaucoup d'intelligence et de solidarité pour s'offrir un succès de prestige sur la pelouse du Groupama Stadium. S'ils ont profité de la maladresse de leurs adversaires du soir, les Dijonnais étaient bien décidés à partir en quête de leur maintien. Pourtant mené dès la 35ème seconde de jeu, Dijon n'a jamais paniqué, en décidant de réciter sa partition à la perfection. Alors certes, ce n'était pas du grand football, mais ce n'est plus ce qu'on attend d'une équipe qui lutte pour sa survie. Kombouaré est avant tout là pour insuffler sa rage de vaincre jusqu'à la dernière journée. Et dans une course sans merci à qui sera barragiste, ça n'a pas de prix.

Nommer Kombouaré était la bonne solution dans la course pour le maintien

Le match XXL de Reine-Adelaïde
Enfin ! Quand le natif de la région parisienne débarquait à Angers, d'abord en prêt, puis acheté définitivement l'été, on se disait que le SCO avait probablement fait un super coup. «Jeff» venait de passer quelques années à Arsenal, régulièrement avec l'équipe première à côtoyer de grands joueurs. De quoi nourrir des espoirs conséquents. Et puis il a eu un peu de mal à lancer sa carrière en Ligue 1. Valeureux et motivé, certes, mais souvent imprécis, parfois trop perso et irrégulier. Contre Rennes, il a réalisé une performance de haute volée, à l'image de la rencontre qui s'est terminée sur un beau 3-3. Surtout, avec deux buts - ses premiers en Championnat - et une passe décisive, il a été impliqué sur toutes les réalisations angevines. Un match de patron et à la hauteur des attentes. Pourvu que ça dure...

Reine-Adelaïde a le potentiel pour devenir un très bon joueur de Ligue 1

Le retour en grâce de De Préville
On approche de la fin de la deuxième saison de De Préville à Bordeaux... et il n'a encore jamais fait l'unanimité. Mais il est peut-être enfin en train de décoller, alors qu'il a disputé l'intégralité des cinq dernières rencontres de Ligue 1. Et depuis l'arrivée de Paulo Sousa sur le banc, l'ancien attaquant de Reims et du LOSC se refait une santé. En témoigne sa prestation contre Marseille. Son équipe, surtout appliquée à bien défendre, n'a eu que quelques situations offensives, et à chaque fois, il était dans le coup. Jusqu'à ce but en fin de rencontre, son premier depuis septembre, enterrant définitivement les Olympiens. Ce système en 3-4-3 où il rôde derrière la pointe semble lui convenir à merveille... Pour une confiance retrouvée ?

De Préville doit être un des éléments clés de la reconstruction de Bordeaux

On n'a pas aimé

La Mbappé-dépendance du PSG
Le PSG est orphelin. De Neymar, de Di Maria, de Cavani. Face à Strasbourg, de Mbappé et de Draxler également, qui ont débuté sur le banc. C'est trop ? Pour un club de l'envergure du PSG, la profondeur de banc devrait gommer ces absences, offrir un répit. Mais ni Choupo-Moting ni Nkunku ne sont des garanties au bon déroulement des combinaisons offensives. Le Camerounais a marqué, mais il a aussi enlevé un but à son jeune collègue. Mbappé, lui, entré à l'heure de jeu, a tout changé. Vitesse, mouvements, dribbles, occasions : ces derniers temps, il y a clairement un PSG avec et sans lui. Tout le paradoxe. Mbappé a changé de dimension, tant mieux. Mais quand il n'est pas là, en plus de toutes les stars à l'infirmerie, le PSG bégaye. Et c'est inquiétant.

La Mbappé-dépendance du PSG est inquiétante

La situation à Lyon
Elle est à la fois frustrante et intenable, comique et dommageable. Pour le football français, qui ne peut que regretter que tout aille à vau-l'eau dans une de ses plus grosses écuries, mais aussi pour la pépinière de talents - Aouar et Ndombele en tête - qui ne peuvent pas s'épanouir pleinement au milieu de ce marasme. Jean-Michel Aulas a laissé pourrir cette situation en alimentant le flou autour de la situation de Bruno Genesio, dont la majeure partie des supporters réclament le départ, et l'ambiance au club et dans les tribunes est devenue délétère, venant enrober un jeu collectif quasi-inexistant. Vite que la saison se termine pour ces Gones à l'agonie...

La gestion lyonnais relève de l'amateurisme

Les vents contraires de la VAR
La VAR devait réduire les injustices, qu'ils disaient... Ben c'est raté ! S'il y a bien une semaine qui devait résumer la faillite de l'assistance vidéo, c'est celle qu'on vient de vivre. Cela a commencé avec la sortie de Valentin Rongier en Coupe de France mercredi suite à un penalty prétendument oublié sur Coulibaly, et ça s'est poursuivi ce dimanche avec la main non-sifflée de Soumaoro face à Reims. Forcément, le président rémois Jean-Pierre Caillot a versé dans le complotisme au micro de BeIn Sports : «Je pense que je vais être obligé de dire qu'il y a deux sortes d'arbitrage en France.» Impossible de lui en vouloir quand on sait que ce fait de jeu n'a même pas été revu avec la VAR... Si ça continue comme ça, l'assistance vidéo va réussir l'exploit de rendre les présidents, joueurs et entraîneurs encore plus paranos qu'ils ne l'étaient avant son intronisation. Sacré perf' !

La VAR ne fait que renforcer le sentiment d'injustice

Les bras ballants de Thauvin
La nouvelle performance insipide du Français contre Bordeaux scellerait-elle son avenir à l'OM ? Il y a eu deux Florian Thauvin cette saison. Celui de la première partie de saison, auteur de onze buts en Ligue 1. Et l'autre, beaucoup moins en vue, depuis 2019. Le dénominateur commun des deux a été le niveau de Marseille, toujours très faible. Entre sa sortie médiatique remarquée après la défaite contre Bordeaux et sa performance sur le terrain, on a l'impression qu'il est déjà ailleurs, qu'il a perdu son envie de bien faire. Ou qu'il n'a plus la force. La lassitude l'a certainement gagnée, lui qui a sorti son club d'un nombre incalculable de rencontres mal embarquées ces derniers mois. Le divorce semble inéluctable.

Le divorce entre Thauvin et l'OM est consommé

A.B, A.D, J.D et M.A.
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carmapia 8 avr. à 12:08

Soumaoro n'a rien à voir avec le penalty oublié pour Reims et là-dessus la VAR n'est pas responsable... Soyez indulgents avec tout le monde, y compris vous-mêmes !

Silvaneric 8 avr. à 9:48

On a aimé : Que FF et l'Equipe ne nous parle pas de Balotelli ce lundi. Enfin --- On a aimé : Cette équipe Niçoise jeune et joueuse qui se trouve à 1 point de marseille et qui, malgré sa sous médiatisation, est + qu'en course pour une qualif en Coupe d'Europe. ---

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