paredes (leandro) (A. Reau/L'Equipe)
Ligue 1 - 37e journée

On a aimé... ou pas : le débrief de la 37e journée de Ligue 1

Après chaque journée de Ligue 1, FF.fr débriefe le week-end à travers ce qui a plu ou non à la rédaction. Trente-septième épisode de la saison avec Beric, les latéraux montpelliérains, Paredes ou encore Bordeaux.

On a aimé...

Un multiplex digne de la Ligue des talents
Nos artistes des pelouses de l'Hexagone nous ont régalés pour cette avant-dernière journée ! On a presque envie que la saison ne s'arrête pas et d'oublier toutes ces heures perdues à se coltiner des 0-0 avec moins de cinq tirs cadrés. Avec 34 buts inscrits, les étoiles de la Ligue 1 ont donné tort aux détracteurs. A peine le temps de se remettre de nos esprits qu'il y avait un but sur un autre stade. Avec au final des cartons à la pelle. Le trio de tête, PSG, Lille et l'OL, a inscrit treize buts. L'OM en a planté cinq à Toulouse dans un match à sept buts, l'ASSE trois dans le Chaudron, quatre entre Guingamp et Nîmes avec un retournement de situation en prime... C'est simple : les filets ont tremblé dans tous les stades. Alors messieurs, une petite faveur : refaites-nous plaisir la semaine prochaine et surtout, n'hésitez pas à faire encore mieux !

En termes de spectacle, cette journée était la plus agréable de la seconde partie de saison

Leandro Paredes à petits pas
Arrivé dans une période où le PSG roulait moins bien qu'à l'accoutumée, l'Argentin, acheté 47 millions d'euros, a subi les événements et a rarement convaincu. Quelques bons matches à souligner, comme à Caen, entre autres, et quelques passes lasers bien senties... Mais c'était presque tout. L'ancien de Boca n'avait pas séduit par son jeu sans ballon, notamment. Désormais, Dijon peut faire office de match référence. Ce n'était pas la fièvre des grosses affiches ou de la C1, certes, mais il a plutôt fait le job. Et signer une passe décisive pour Mbappé. En attendant de juger son vrai niveau ces prochains mois, et une vraie préparation !

Il faut attendre la saison prochaine pour juger Leandro Paredes

Terrier-Cornet, titulaires en puissance
Il aura peut-être fallu attendre la toute fin de saison, mais Bruno Genesio a sûrement trouvé la meilleure formule offensive. Du moins sur les ailes. Depuis quelques semaines, Terrier et Cornet ont fait une entrée fracassante dans le onze. Pour régaler, souvent, et passer de jokers à titulaires indéboulonnables. Avec les succès récents à la clé. Ils empilent les buts, les passes décisives et les prestations de haute volée. Et en plus, il y a une entente renforcée avec Depay, Dembélé et Fekir selon qui est aligné. Le Néerlandais a été repositionné sur l'aile et Traoré sur le banc. Il serait dommage de se passer de ce trio à l'avenir, surtout au vu de ce qu'il montre. A voir maintenant si le nouveau coach comptera sur eux...

Terrier et Cornet auraient dû être titulaires plus tôt dans la saison

La performance de l'inspecteur Beric
Pas toujours très à l'aise avec le ballon, l'attaquant stéphanois est très souvent moqué pour son style de jeu pas très académique. Mais alors, qu'est-ce qu'il est efficace ! Il a suffi de deux ballons dans les seize mètres pour que Berigoal montre ses qualités indéniables de renard des surfaces. Sur ses neuf buts cette saison, il en a marqué huit à domicile, dont cinq sur les huit derniers matches. Il avait déjà fait le même coup la saison dernière, lorsque Gasset l'avait relancé en janvier...

Saint-Etienne doit conserver Beric la saison prochaine

On n'a pas aimé...

Strasbourg et Rennes, la Coupe est pleine
Le constat est terrifiant pour les deux vainqueurs de coupe, qui s'affrontaient ce samedi à la Meinau. Rennes et Strasbourg, finalistes heureux respectivement de la Coupe de France face à Paris (3-2) et de la Coupe de la Ligue contre Guingamp (0-0, 4-1 T.A.B), ont réalisé une deuxième partie de Championnat désastreuse. Depuis sa qualification en finale de coupe, Strasbourg n'a gagné qu'un petit match de Ligue 1, pour huit nuls et six défaites. Très décevant, pour une équipe qui était cinquième en janvier. Même constat ou presque à Rennes, malgré sa victoire à la Meinau - un premier succès en Championnat depuis son élimination en Ligue Europa en mars. Alors oui, gagner un trophée, c'est bien, mais ça n'excuse en aucun cas un tel parcours en Championnat.

Les succès en coupe de Rennes et Strasbourg n'effacent pas une deuxième partie de saison catastrophique en Championnat

La triste mine des latéraux montpelliérains
Ruben Aguilar blessé depuis près d'un mois, c'est Mathias Suarez qui a pris le relais sur le côté droit. Mais au contraire du Français, l'Uruguayen ne s'est pas vraiment distingué par ses qualités techniques et renversements de jeu létaux. Arrivé cet hiver dans l'Hérault, Mathias Suarez peine à offrir du contrôle aux siens et est l'auteur de prestations indigestes. Pire encore, ce dernier se signale par ses fautes grossières et son manque de sagacité dans le camp adverse. Face à Nantes, après une première période sans éclat et loupée dans les grandes largeurs, Mathias Suarez, blessé, a quitté ses coéquipiers la tête basse. De son côté, après une jolie première partie de saison, Ambroise Oyongo a lui baissé en régime. Le temps où les latéraux héraultais étaient en furie paraît bien loin...

Le manque de tranchant des latéraux montpelliérains explique en partie la non-qualification européenne du MHSC

L'incohérence des dirigeants bordelais
Après avoir louvoyé tout au long de la saison, en jugeant bon de ne pas restructurer un effectif qui en avait pourtant bien besoin, les nouveaux dirigeants de Bordeaux se sont, sans aucun doute, tirés une balle dans le pied. Et la venue de Paulo Sousa, entraîneur aux idées arrêtées et bien claires, a peut-être mis en avant cela. Devant un groupe sans talent qui semble résigné, le coach portugais éprouve toutes les difficultés du monde à inculquer ses principes aux Marine et Blanc. Résultat, depuis sa prise de fonction, l'ancien coach de la Fiorentina s'est pris les pieds dans le plat à six reprises sur les ... six derniers matches. Une série tristement historique pour Bordeaux ! La dure réalité des choses. Si le Portugais a bien évidemment sa part de responsabilité dans cette fin de saison en roue libre, la politique sportive des Girondins devra opérer un virage à 180° la saison prochaine. Au risque sinon, de voir les Girondins couler et se morfondre dans leur médiocrité, encore et encore.

Avec cette équipe, Paulo Sousa ne peut rien construire

A.B, M.A, J.D et N.J.
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