Soccer Football - Ligue 1 - OGC Nice v Lille - Allianz Riviera, Nice, France - October 25, 2020  Lille's Burak Yilmaz reacts REUTERS/Eric Gaillard (Reuters)
Ligue 1 - 8e journée

On a aimé... ou pas : le débrief de la 8e journée de Ligue 1 à la sauce France Football

Après chaque journée de Ligue 1, FF.fr débriefe les matches à travers ce qui a plu ou non à la rédaction. Huitième épisode de la saison.

On a aimé

On se lève tous pour Burak
Avec son air patibulaire et sa grande carcasse, beaucoup d'observateurs se posaient la question du recrutement de Burak Yilmaz. 35 balais, une carrière en Turquie et un passage en Chine... Le joueur n'avait pas forcément le meilleur CV pour mener l'attaque lilloise. Et comme souvent dans le foot, c'est ce sacré Jorge Mendes qui a raison à la fin. Véritable poison pour un défenseur, l'international turc a une fois de plus montré face à Nice qu'il était difficile de lui piquer le cuir quand il joue dos au but. Relais inusable, premier défenseur et fort dans le pressing, l'ancien de Galatasaray est un véritable bonbon pour Christophe Galtier. Et en plus, s'il commence à mettre des buts comme ça... Lancé dans la profondeur après un appel à la limite du hors-jeu, Burak Yilmaz contrôle de la poitrine et s'oriente le cuir vers la cage. Sans ambages, il fusille du droit Walter Benitez. Un vrai bijou d'attaquant.

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Burak Yilmaz finira la saison avec quinze buts minimum en L1

Leonardo Balerdi, remplaçant convaincant
Serein comme Leo. Après une première titularisation couci-couça à Brest et une deuxième catastrophique au poste d'arrière gauche face à Saint-Etienne, Leonardo Balerdi retrouvait le onze olympien aux côtés d'Alvaro Gonzalez. Dur sur l'homme, propre dans sa relance, l'Argentin a sorti une copie très satisfaisante sous le crachin breton. S'il donne parfois l'impression de galérer avec sa basse pointe de vitesse, l'ancien de Boca Juniors trouve toujours le moyen de bien gérer la profondeur et de se rattraper sans se jeter. Pour couronner le tout, il offre les trois points à l'OM sur un coup de tête qu'il fallait aller chercher. L'Olympique de Marseille a de la profondeur de banc derrière et avec les longs combats qui s'annoncent en Ligue des champions, André Villas-Boas doit avoir le sourire.

Leo Balerdi terminera la saison comme un titulaire indiscutable

Le duo Habib Diallo - Ludovic Ajorque
Face au Stade Brestois ce week-end, ils étaient les deux seuls joueurs à vocation offensive présents sur le terrain côté Strasbourgeois. Mais il n'en aura pas fallu plus au club alsacien pour déstabiliser l'arrière-garde bretonne (victoire 0-3). Aligné d'entrée pour la première fois de la saison, le duo s'est montré dangereux, affichant une belle complémentarité sur le front de l'attaque. Buteur en première période, Habib Diallo a ensuite offert le troisième but à un Ludovic Ajorque récompensé de ses efforts. Quand le Sénégalais a mobilisé l'arrière-garde brestoise dans l'axe, le natif de la Réunion a pris les côtés, faisant parler sa vitesse malgré sa grande taille (1m97). Une association pleine de promesses qui tombe à pic pour Thierry Laurey en vue de la course au maintien.

Avec le duo Diallo - Ajorque, Strasbourg va se maintenir

Cet Angers sexy dans le jeu
Il est pour habitude de dire qu'au SCO, ça fout des coups, ça défend en bloc avec une ligne de quatre et une ligne de cinq. Sur certaines rencontres, on a pu reprocher à Stéphane Moulin sa frilosité. Mais vendredi soir, les Angevins ont fait honneur à leur supporter et ont tordu méchamment le cou aux préjugés étiquetés sur leurs fronts. Ambitieux, Angers a marché en patron sur la pelouse du Roazhon Park. Avec un Angelo Fulgini en grande forme dans l'entrejeu, un Sofiane Boufal pas encore à 100% mais remuant à souhait et un Stéphane Bahoken injouable en pointe, Stéphane Moulin peut se frotter les mains de la belle entente de son onze. Solides aussi derrière, les Angevins ressortent de ce weekend avec les trois points, le sourire et un horizon qui s'est éclairci quelque peu.

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Angers finira dans le Top 10

On n'a pas aimé

La prestation défensive désastreuse de l'AS Monaco
Une mi-temps, quatre buts encaissés et des doutes à la pelle. Face à l'Olympique lyonnais, la défense de l'AS Monaco a explosé et montré d'inquiétants signes de fébrilités. En cause, non seulement les performances individuelles catastrophiques de Badiashile et consorts, mais surtout un système à côté de la plaque mis en place par Niko Kovac. Face à des Rhodaniens qui apprécient évoluer, en contre, le Croate a joué le jeu de l'OL en alignant un bloc-équipe beaucoup trop haut. Depay s'est régalé des espaces qui lui ont été laissés, et forcément avec le Néerlandais, cela se paie au prix fort. S'il ne veut pas connaitre le même sort que Robert Moreno avant lui, Kovac va vite devoir se ressaisir à l'image de sa défense.

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Avec cette défense, l'AS Monaco n'accrochera pas l'Europe

Ces jeunes Stéphanois qui n'y arrivent plus
Après trois bons résultats, d'aucuns s'étaient enflammés pour le projet mené par Claude Puel du côté de Saint-Etienne. Ceux-là viennent certainement de redescendre sur terre. Défaits à Metz (2-0), comme lors des trois journées précédentes (face à Rennes, Lens et Nice), les Verts sont en train d'afficher leurs limites. Elles sont criantes et cela nous ennuie. Car Claude Puel a le mérite d'avoir amené dans le Forez une vision claire : la stratégie en vigueur jusqu'à son arrivée n'était pas viable et il entendait bâtir un nouveau modèle, basé sur les vertus de la jeunesse. Problème : la question se pose désormais de savoir si ses bambins vont être capables de relever le challenge d'une Ligue 1 qui ne pardonne pas souvent le manque d'expérience. Et en voyant défiler les numéros 33, 34, 35 au Stade Saint-Symphorien, on avoue avoir commencé à s'inquiéter pour la suite de la saison verte.

Saint-Etienne pourrait rapidement se retrouver en danger

Le penalty accordé à Bordeaux
Il ne faudra pas que ça arrive toutes les semaines. Oui Hatem Ben Arfa est magnétisant et charismatique lorsqu'il prend un ballon dans les pieds. Mais les arbitres ne doivent en aucun cas lui octroyer tous les droits et lui siffler faute sur chaque contact. Une complaisance qui est dure à avaler pour les Nîmois. Proches de prendre un point crucial pour le maintien en terres bordelaises, les Crocos peuvent l'avoir en travers. Sur une échappée de HBA, ce dernier s'engouffre dans la surface gardoise, pousse son ballon trop loin et se laisse bien trop facilement tomber. Bastien Dechepy n'hésite pas et désigne le point de penalty sans sourciller. Pourtant, on ne va pas se le cacher, il n'y a pas grand-chose. Le centième but de Jimmy Briand viendra briser l'élan des Crocos et Bordeaux en profitera pour scorer un deuxième but dans la foulée. Dur pour le Nîmes Olympique.

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Les Nîmois peuvent se sentir lésés par l'arbitrage face à Bordeaux

Les cartons rouges à la pelle de Montpellier
Cela devient une fâcheuse habitude qu'il va vite falloir gommer. Face au Stade de Reims ce dimanche, les Montpelliérains ont explosé (0-4), la faute à des cartons rouges reçus par Vitorino Hilton (7e) et Damien Le Tallec (42e). Si l'expulsion du Brésilien peut paraitre sévère, celle du milieu de terrain ne souffre d'aucune contestation. Coupable d'un coup de pied volontaire sur Sierhuis, le natif de Poissy a complètement perdu ses nerfs. Un problème récurrent pour Montpellier qui a écopé de quatre cartons rouges en huit journées, le dernier en date pour Téji Savanier la semaine dernière face à Monaco (1-1). Pour une équipe qui envisage de de s'installer dans le haut de tableau, c'est beaucoup trop et cela explique en partie la onzième place au classement des hommes de Michel Der Zakarian.

Sans ses cartons rouges, Montpellier serait dans le top 5

B.D., T.P. et J.T.
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ghys59 26 oct. à 14:02

Vous critiquez Ben Arfa? Jamais je n'aurais cru cela de vous...

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