(V.Michel/L'Equipe)
Ligue 1 - 8e journée

On a aimé... ou pas : le débrief de la 8e journée de Ligue 1, avec Neymar, l'arbitrage, Montpellier-Nîmes, l'OM en déroute et les tirs encaissés de l'OL

Après chaque journée de Ligue 1, FF.fr débriefe le week-end à travers ce qui a plu ou non à la rédaction. Huitième épisode de la saison.

On a aimé

Neymar, Monsieur stats
Oui, le foot ne doit sûrement pas devenir comme le basket, et notamment la NBA où la statistique est quasiment au centre de tout. Mais quand même : 27 matches de Ligue 1, 26 buts, 16 passes décisives. Certains ont beau dire que c'est trop facile pour le PSG et Neymar dans ce Championnat de France, mais les temps de passage du Brésilien frôlent l'exceptionnel. Il a encore ajouté deux unités à son joli bilan samedi à Nice tout en se montrant utile pour les siens. Non, l'envie n'est pas de brosser Neymar dans le sens du poil en toutes circonstances comme certains nous le reprochent parfois, mais question spectacle, il faut avouer que Neymar sait faire. Et c'est la LFP qui doit s'en réjouir.

Il ne faut pas sous-estimer les stats de Neymar

Le baroud d'honneur nantais avec Cardoso
Quand l'atmosphère s'assombrit, les ouï-dires s'accélèrent et le futur inquiète, c'est le moment pour certains d'amorcer une nouvelle ère. Parfois inattendue, mais surtout bienvenue. Pour Nantes, c'est peut-être le préambule d'une renaissance qui s'est joué ce samedi à Lyon, les Canaris arrachant le point du match nul avec brio, envie et rigueur (1-1). Sûrement pas assez pour sauver la peau du coach Miguel Cardoso, lui qui n'est plus en odeur de sainteté auprès de Kita père et fils, mais il suffisait d'observer les festivités des joueurs sur le but, tous agglutinés autour de l'entraîneur portugais, ou les réactions de différents fans nantais pour comprendre l'ampleur de la performance. La donne a peut-être changé, ou peut-être pas. Mais au moins, si Cardoso est amené à quitter Nantes à très court terme, l'ancien de Rio Ave partira avec les sentiments distingués d'un groupe qui ne l'aura jamais lâché.

Cardoso doit être au moins conservé jusqu'au week-end prochain

L'aura offensive de Florent Mollet
Ce serait un euphémisme de dire que le MHSC n'est pas une équipe très offensive. Alors forcément, on ne peut que remercier Florent Mollet, arrivé cet été dans l'Hérault, quand il transcende l'attaque des Montpelliérains comme c'était le cas face à Nîmes (3-0). Il a dribblé, frappé, offert de bons ballons sur coups de pied arrêtés et, surtout, a réalisé une passe décisive - sa deuxième de la saison. Ce dimanche, la ressemblance avec Kevin De Bruyne n'était pas que physique...

S'il reste dans cette forme, Mollet peut permettre au MHSC d'être dans le top 5

On n'a pas aimé

Les 49 tirs encaissés par l'OL en deux matches
C'est le triste constat de la semaine rhodanienne. Malgré la large victoire face à Dijon (3-0) puis le match nul, triste celui-là, face à Nantes (1-1), Lyon peut plonger dans l'effroi au regard de ses statistiques défensives. Car ce ne sont pas moins de 49 tirs que les hommes de Bruno Genesio ont encaissé, en deux rencontres, avant le week-end prochain et le choc face au PSG. Julio Tavares et Majeed Waris n'étant pas Neymar, Mbappé ou Cavani, on peut supposer qu'une telle fragilité défensive face au leader de la L1 pourrait aboutir à une fessée monumentale. Et il faudra réitérer la perf' de Man City pour espérer voir le jour au Parc de Princes, où Lyon ne s'est plus imposé depuis 2007 en Ligue 1.

L'attaque de Lyon masque les soucis défensifs de l'équipe

Le trop-plein de responsabilités des jeunes monégasques
Chaque année ou presque, un club sort la carte jeune. Bon, après tout, pourquoi pas ? Ce modèle a déjà fait ses preuves par le passé, comme à l'OM en 2014-15 ou à Monaco en 2016-17, avec le titre de champion à la clé pour l'ASM. Mais croire que la fougue de la jeunesse peut à elle seule porter une équipe est une grave erreur, et la jurisprudence lilloise en attestait l'an passé. Il faut le parfait dosage entre l'inexpérience insouciante et la maturité roublarde. À Monaco cette saison, on n'est pas loin de l'expérience chimique qui tourne mal. Les cadres semblent lassés ou hors de forme, ce qui ne risque pas d'aider l'épanouissement des jeunes pousses. La déroute à Saint-Etienne vendredi soir (0-2), illustrée par les grandes difficultés de Diop, Sylla ou N'Doram, est une énième preuve que ça ne tourne pas rond.

Les jeunes monégasques vont se cramer à ce rythme-là

Un Monsieur Leonard perdu sans la VAR
Comme quoi, elle est devenue quasiment indispensable. En panne juste avant la mi-temps de la rencontre entre Rennes et Toulouse, la VAR a été inutilisable par Monsieur Leonard, arbitre du match. Avec, derrière, les conséquences que l'on sait et ce penalty accordé pour les Bretons pour une faute inexistante. C'est comme si Monsieur Leonard, auteur d'une prestation assez moyenne, était perdu, voire déboussolé par l'absence de la vidéo... L'occasion de comprendre que cette assistance aide à relever le niveau de certains directeurs de jeu.

La VAR est indispensable

Le manque d'orgueil de l'OM
Que ce soit à un, à deux ou à trois zéros, on s'attendait à ce que ça gueule, à ce que ça bouge à l'OM. Pour remuer les troupes, bousculer un peu les habitudes et éloigner les démons de l'insuffisance et du laisser-aller. Ça ne sera pas pour cette 8e journée. Endolori par les absences de Rami, Sanson ou Amavi, ce Marseille-là n'a rien laissé transparaître d'un quelconque sursaut d'orgueil, peut-être en manque de leader sur le terrain, à l'heure où Luiz Gustavo offre peu de garantie comme défenseur central. Pas de quoi sembler légitime pour remotiver des Bleu et Blanc en souffrance et sans idée, donc. Rudi Garcia, lui, a subi le plan de Christophe Galtier, et les buts heureux des ultimes instants face à Monaco et Strasbourg cachent peut-être un mal plus profond. Désormais, au boulot. Et l'OM a intérêt de se dépêcher s'il espère tenir ses objectifs !

Parfois plus que tactiquement, l'OM doit évoluer dans l'agressivité et doit pouvoir renverser des situations

La gestion des incidents à la Mosson
Personne n'aime voir ce genre d'images. Et si les supporters ont leurs tords des deux côtés du terrain, il ne s'agit pas ici de les clouer au pilori. Au-delà de ça, ce que l'on peut regretter, c'est la façon avec laquelle les incidents ont été gérés. Gazage des tribunes, faisant fuir les quelques familles, et surtout, en amont, une fouille visiblement assez laxiste, puisque les Nîmois avaient pu faire entrer la fameuse bâche volée. Pourtant, cette histoire était probablement connue des autorités puisque les médias régionaux et nationaux l'avaient pour la plupart évoquée avant la rencontre. Cette répression à géométrie variable laisse songeur...

Lire aussi : «Il aurait fallu éviter que la bâche rentre dans le stade...»

Les autorités ont mal géré le derby entre Montpellier et Nîmes

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