laborde (gaetan) delort (andy) ristic (mihailo) (A.Reau/L'Equipe)
Ligue 1 - 3e journée

On a aimé... ou pas : Le débrief de la troisième journée de Ligue 1

Comme après chaque journée, FF.fr vous dévoile ce qu'il a aimé, ou non, au cours des matches disputés dans l'élite. Troisième épisode de la saison avec notamment un but frisson d'Irvin Cardona, un Bordeaux - Lyon soporifique et un Paris Saint-Germain incorrigible.

On a aimé

Le trio d'attaque montpelliérain
Etincelant contre Nice, Montpellier doit son succès à son trio d'attaque Téji Savanier, Gaëtan Laborde et Andy Delort. Pour seulement leur deuxième saison ensemble à dans l'Hérault. Intenables durant toute la rencontre, les trois hommes ont fait part d'une aisance technique et collective. Ils ont d'ailleurs été impliqués sur les trois buts du MHSC. Au total, les Héraultais ont tiré 20 fois au but et ont cadré 13 fois contre des Niçois qui avaient remporté leurs deux premiers matchs et étaient encore leaders de la Ligue 1 avant la rencontre. Un résultat à confirmer dès mardi à l'occasion de la réception de Lyon (21h).

Montpellier peut jouer l'Europe

Cardona, un but, des frissons
INCROYABLE ! Non, Irvin Cardona n'est pas champion du monde de kung-fu mais attaquant au Stade Brestois. Mais son sublime but pour assurer la première victoire des Bretons cette saison, à Dijon (0-2) au bout du temps additionnel (90e+5), part favori de l'élection du plus beau de la 3e journée de Ligue 1. À la réception d'un superbe centre de Romain Perraud - lui aussi buteur et en très grande forme -, l'ancien de Monaco s'est fendu d'une reprise de volée en lévitation, agrémentée d'un chassé, pour placer une mine sous la barre d'Alfred Gomis, impuissant. Important et décisif : un chef-d'œuvre digne du FC Frissons.

On tient déjà le plus beau but de la saison

Angers assure malgré tout
Souvent, quand tout va mal en coulisses, faire semblant sur la pelouse ne suffit pour compenser. Mais, malgré la mise en examen (pour agressions sexuelles présumées) de son président historique Saïd Chabane, le départ du président intérimaire Fabrice Favetto Bon au bout de trois mois, la nomination tardive de Philippe Caillot, l'éviction du directeur sportif Olivier Pickeu, les poursuites pour exhibition sexuelle visant Farid El-Melali... Angers SCO gagne ! Ce dimanche, face à Reims (1-0), les hommes de Stéphane Moulin - qui n'y est pas étranger - ont engrangé leur deuxième victoire en trois journées, et accrochent ainsi le bon wagon. Mentalement impressionnant.

Angers finira dans le top 10 de Ligue 1

Fofana, l'imperturbable
Sur le même thème, un joueur a brillé par sa capacité à faire fi d'un cadre perturbant : Wesley Fofana. Au cœur d'un imbroglio concernant son départ pour la Premier League, le jeune défenseur (19 ans, 18 matches de Ligue 1) a été titulaire et déterminant lors de la victoire de Saint-Étienne contre Strasbourg (2-0). «Je serais fou de dire non à Leicester» avait notamment déclaré Fofana à L'Équipe, évoquant vouloir mettre sa famille financièrement à l'abri du besoin, et protéger sa sœur, «prise à parti dans son lycée». Si la vente du joueur permettrait à l'ASSE d'encaisser un montant proche des 30 millions d'euros, Claude Puel refuse catégoriquement son transfert. Même en se mettant à dos les supporters des Verts, Fofana continue d'impressionner. Solide.

Fofana a tout pour réussir une grande carrière

On n'a pas aimé

Bordeaux-Lyon, au bout de l'ennui
Encore une fois, le match du vendredi soir aura eu l'effet d'un somnifère sur les téléspectateurs qui s'étaient risqués à le regarder. L'affiche était pourtant prometteuse, mais le contenu ne fut pas au rendez-vous. Difficile d'en vouloir aux Bordelais, pourtant récidivistes après leur premier match face à Nantes (0-0 le 21 aout), qui s'habituent doucement au nouveau coach Jean-Louis Gasset. Mais les Lyonnais, d'un Memphis Depay pas au niveau, doivent proposer beaucoup plus. La copie rendue n'est pas digne d'un récent demi-finaliste de Ligue des champions, et le public français est en droit de réclamer le minimum syndical.

La performance de l'OL est inquiétante

Le VAR, toujours pas au point
Deux ans après sa mise en place, on assiste toujours à des balbutiements de la part du VAR. Dimanche, le but de Dario Benedetto a été refusé pour un hors-jeu. Mais au ralenti, et avec les lignes au sol rajoutées, rien n'est clair. Il apparait même que Florian Thauvin, passeur pour l'Argentin, est bel et bien dans une position licite. Et même si la décision est prise, pourquoi ne pas revenir quelques instants auparavant, et sortir le rouge quand Idrissa Gueye fauche un adversaire pour couper la contre-attaque ? Autant d'incompréhension après une expérimentation aussi longue, ce n'est pas normal...

Deux ans après sa mise en place, le VAR n'est toujours pas convaincant

Ce PSG qui perd ses nerfs
Il aura suffi d'une conférence de presse. En quelques mots, Dimitri Payet a fait dégoupiller les Parisiens. Pourtant supérieur sur le papier malgré une pléiade d'absents, le Paris Saint-Germain a totalement perdu ses nerfs lors du classique. Et s'il y a beaucoup à redire sur certains choix de Thomas Tuchel, les coéquipiers de Presnel Kimpembe auraient sans doute pu renverser la vapeur après l'ouverture du score de Florian Thauvin s'ils avaient su garder leurs nerfs. Ils ont au contraire manqué de maîtrise avec et sans ballon et offert un visage qui ne ressemble pas à celui des grands d'Europe auxquels ils entendent tenir tête. Dommage.

Le Paris Saint-Germain n'a pas (encore) l'étoffe d'un très grand

Réagissez à cet article
500 caractères max
Heraclite 14 sept. à 13:07

Non pour Montpellier, avec six qualifies, trop de monde devant. Pour le plus beau but, il reste plus de 350 matchs a jouer, on va attendre. Fofana semble avoir les nerfs necessaires pour une grande carriere, pour le reste il le montre a chaque match. Lyon c'est sûr, on va se faire ch.. mais au niveau résultat, pas d'inquietude, ils seront là. C'est pas le VAR le probleme, c'est son utilisation. Pour le PSG c'est sans commentaire.

ADS :