hazard (eden) (N.Luttiau/L'Equipe)
À lire dans FF

On achève bien les pros : un dossier sur les cadences infernales imposées aux footballeurs, à retrouver dans France Football cette semaine

Blessures à foison chez les stars, surcharge massive du calendrier et course au profit endiablée des dirigeants mettent en péril le football international. Et le pire est sans doute à venir... Un dossier à retrouver cette semaine dans France Football.

Kane, Sané, Pogba, Süle, Suarez, Hazard, Chiellini, Depay... La liste cinq étoiles des vedettes gravement blessées depuis le début de saison n'en finit plus de s'allonger. Au-delà de la malchance inhérente au métier, cette hécatombe oblige à s'interroger sur les effets inquiétants des cadences intensives et en perpétuelle accélération du calendrier international. Liverpool doit jouer deux matches en 24 heures à 5 500 kilomètres de distance, la Premier League continue de traiter les joueurs comme de la chair à canon, les managers stars (Klopp, Guardiola, Mourinho) savent qu'ils râlent pour rien.
L'UEFA, la FIFA et les clubs n'entendent pas les signaux d'alarme activés par les entraîneurs et les médecins
Chaque compétition majeure (Coupe du monde, Euro, Ligue des champions, CAN) grossit à vue d'œil avec, par exemple, un Mondial 2026 à 48 participants. Surtout, les autorités chargées d'organiser le football mondial ne cessent de charger la mule en créant des tournois artificiels avec un seul but : gonfler leur trésorerie. Par exemple, la Ligue des Nations qui transforme les parties amicales en matches à enjeu. Pire, la Coupe du monde des clubs dont l'édition 2021 comportera 24 participants et durera du 17 juin au 4 juillet.

L'UEFA, la FIFA et les clubs, qui envoient leurs équipes se "préparer" l'été en Asie ou aux Amériques pour empiler quelques millions de plus, n'entendent pas les signaux d'alarme activés par les entraîneurs et les médecins. Les premiers concernés, les joueurs des grandes maisons d'Europe, Lionel Messi et Cristiano Ronaldo en tête, ne bronchent pas. L'argent coule à flot, pourquoi se plaindre ? Mais jusqu'à quand ?

Christophe Larcher

À lire aussi

Réagissez à cet article
500 caractères max
oskare68 21 janv. à 19:37

Mé non que ces gens là ne jouent pas pour l'argent.QUE pour le plaisir des supporters.Ils ne me font pas pleurer,du tout

Kiwi1212 21 janv. à 17:58

Le foot est l'un des rares secteurs qui n'est pas en train de couler. Prix des places, abonnements tv, maillots, paris sportifs... Forcément ça attire les investisseurs de toutes sortes et il y a une contrepartie à ça. Les arbres ne montent pas au ciel mais ils peuvent pousser haut.

Silvaneric 21 janv. à 13:28

Après, quand on a des effectifs de près de 40 pro, je pense qu'il y a moyen de faire tourner pour ne pas venir pleurer.

ADS :