Soccer Football - Bundesliga - Eintracht Frankfurt v Werder Bremen - Commerzbank-Arena, Frankfurt, Germany - September 1, 2018  Eintracht Frankfurt's Sebastian Haller gestures during the match    REUTERS/Ralph Orlowski  DFL regulations prohibit any use of photographs as image sequences and/or quasi-video (Reuters)
Ligue Europa - Francfort

«On n'est pas des cracks, mais on bosse les uns pour les autres» : Sébastien Haller se confie

Attaquant français de 24 ans formé à Auxerre, Sébastien Haller a rejoint Francfort il y a un an. Pour FF.fr, et en marge de son premier match européen face à Marseille, il se confie.

«Trois journées de Bundesliga, trois buts : votre début de saison est quasiment parfait. Comment l'expliquez-vous ?
Ça pourrait aller mieux si on avait gagné au moins un match de plus en Championnat. Mais oui, personnellement, j'ai la chance de pouvoir marquer. J'espère que cela va continuer. De mon côté, j'essaie de travailler sur les choses qui me manquent. Mon problème a toujours été ma tendance à perdre en concentration quand les choses n'allaient pas comme je le voulais. C'est davantage un problème au niveau du mental. J'essaie d'y remédier.

Sur le banc, Niko Kovac, parti au Bayern, a laissé sa place à Adolf Hütter. Quel a été son discours vous concernant ?
Le contact s'est très bien fait. On peut parler, discuter. Il est assez ouvert d'esprit. Pour avancer, il ne cherche pas les solutions seul, il demande aussi l'avis de ses joueurs.

Voir : la fiche de Sébastien Haller

«Je ne me fixe pas forcément de limites»

Vous êtes-vous fixé un objectif de buts cette saison après vos neuf réalisations en 2017-18 ?
Plus que la saison dernière ! Minimum dix, ce serait bien. Je ne me fixe pas forcément de limites.

L'été dernier, vous avez débarqué d'Utrecht. Sur dix, combien noteriez-vous votre première saison en Bundesliga ?
Je dirais 7. Cela a été positif sur le fait d'avoir pu jouer énormément de matches. J'ai pu me rendre important pour l'équipe à certains moments. Mais il a manqué un petit truc en plus pour pouvoir aller chercher les dix buts et être encore plus décisif.

Si vous aviez bien démarré la saison, en 2018, cela a été plus compliqué...
Exactement. Ce n'est pas la première fois que ça m'arrive. J'essaie d'analyser un peu tout ça et je ne pense pas que ça va se reproduire en 2019. Mais il y a eu beaucoup de choses avec une petite baisse de forme, de confiance. Mon concurrent, en l'occurrence Luka Jovic, a été très efficace, et j'ai donc un peu moins joué. Je savais que c'était à moi de travailler pour être à un meilleur niveau et être plus efficace. Je ne peux pas en vouloir à qui que ce soit.
«Je voulais confirmer cette saison en Allemagne et être légitime à chercher encore plus haut»
Si ce n'est votre concentration, que faudrait-il ajouter pour vous améliorer encore davantage ?
Beaucoup de choses ! J'aimerais tout améliorer et ça passe par un travail de tous les jours dans la finition, les déplacements, les contrôles qui peuvent m'amener devant le but. J'aimerais aussi davantage frapper, tenter ma chance. J'en suis capable, mais c'est beaucoup dans le mental plus que dans la technique et le physique.

À l'été 2017, après Utrecht, vous aviez choisi de signer à Francfort pour progresser. Vous êtes resté après le dernier mercato. Y avait-il des envies de départ ?
Non, pas plus que ça. C'est important de ne pas brûler les étapes. Je voulais confirmer cette saison en Allemagne et être légitime à chercher encore plus haut. Je ne pouvais pas me contenter des statistiques de la saison dernière...

Votre nom a été associé à Bordeaux, à l'OM...
(Léger sourire) Oui, il y a eu plein de rumeurs. Mais c'est toujours bien, ça montre qu'il y a un intérêt. Mais ça ne m'a pas plus chamboulé que ça. Ce sont des choses qui méritent une grande réflexion. Et, personnellement, ce n'était pas le moment.

Dans votre tête, avez-vous dessiné un plan de carrière ?
C'est une question d'opportunité. Un jour on peut se retrouver en Espagne, l'autre en Angleterre. Ça dépend de comment je me sens. Le foot, ce n'est pas signer dans l'équipe qui joue le plus haut ou là où tu peux gagner le plus d'argent, c'est aussi savoir quelle sera ta place dans ce groupe, pour connaître un maximum de plaisir. On fait tous du foot par plaisir, et le jour où il disparaît, on n'a plus rien.

Lire ausi : Haller : «J'essaie de faire des choix plutôt intelligents»
Vous allez découvrir cette saison la Coupe d'Europe. Si vous aviez un souvenir marquant d'un match européen vécu dans votre enfance, ce serait lequel ?
Le match entre Manchester United et le Real Madrid où ça termine à 4-3 pour Manchester. Ça m'avait marqué, je me vois encore le regarder. Je suis un peu plus fan du Real. C'était l'époque des Zidane et de Ronaldo.
Pour ceux qui ne suivent pas vraiment la Bundesliga et Francfort, comment avez-vous envie de décrire votre équipe ?
On est une équipe de bosseurs. On n'est pas des cracks, mais on bosse les uns pour les autres. C'est ce qui fait notre force. Je suis dans une équipe dans laquelle je me plais. On a un super groupe, on rigole vraiment bien tous ensemble. Cette saison, j'aimerais qu'on puisse passer la phase de groupes. On verra ! On sait que nos chances ne sont pas les plus élevées (il sourit) mais dans le football, tout est possible ! On n'est pas là pour se mettre la pression. C'est la Coupe d'Europe. On va tout donner pour montrer une bonne image de notre équipe.»
Timothé Crépin
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