(P.Lahalle/L'Equipe)
Ligue 1 - 32e journée

Paris bien trop nerveux, Luiz Gustavo, Prince Gouano, Leonardo Jardim, le LOSC rafraîchissant : le débrief de la 32e journée de Ligue 1

Après chaque journée de Ligue 1, FF.fr débriefe le week-end à travers ce qui a plu ou non à la rédaction. Trente-deuxième épisode avec des Parisiens inexistants à Lille, un Luiz Gustavo retrouvé ou encore les intolérables cris racistes envers Prince Gouano.

On a aimé

Lille, ç'a quand même une sacrée gueule !
Coller cinq buts au PSG, très probable futur champion, ça n'arrive pas tous les jours. Sauf à s'appeler le FC Barcelone. Et encore. Le LOSC, à l'image de sa saison, a encore une fois régalé. Pas de débat possible : la bande de Galtier mérite sa seconde place. Qu'est-ce que c'est rafraîchissant ! Une preuve supplémentaire de tout le travail qui a été fait cette saison. Quand on repense que le club était proche de descendre il y a à peine un an... Imaginez le chemin parcouru. Avec des joueurs comme Pépé, Ikoné et Bamba, Mendes au milieu, des tauliers comme Fonte et une muraille comme Maignan, il y a de quoi faire. Continuez de nous régaler, messieurs les Dogues !

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-Les notes de Lille-PSG
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Excepté le PSG, Lille est largement supérieur au reste de la Ligue 1

Titulaire et de retour à son poste, Luiz Gustavo a régalé
On ne l'avait plus vu titulaire avec l'OM depuis la défaite contre Reims début février (1-2). Mais face à Nîmes, le Brésilien a parfaitement réussi son retour dans le onze. Et quel retour ! Dans un contexte où la gestion des cadres par Rudi Garcia a été très discutée, il a été irréprochable contre les Crocos. Mieux encore, il a permis de mettre son équipe à l'abri en inscrivant le second but. Cette réalisation aurait même pu être synonyme de doublé si en première période sa tentative ne s'était pas écrasée contre le poteau. Dans le jeu, il a apporté plus de sérénité au milieu, et a affiché une belle complémentarité avec Maxime Lopez. Son apport est précieux. Et sa présence dans l'entrejeu rend indéniablement l'OM meilleur. À méditer...

Lire : La belle galère offensive marseillaise

Luiz Gustavo doit terminer la saison titulaire au milieu

Ajorque, un doublé qui fait du bien
Le Strasbourgeois pourra revendiquer un record qu'il partage avec Kylian Mbappé. C'est rare. Et pourtant... Avec son doublé, son troisième en 2019 (après ceux contre Monaco et Lyon), il rejoint le Parisien. Ses septième et huitième réalisations cette saison en Championnat. Le passage à la nouvelle année l'a fait devenir plus buteur que jamais. Longtemps dans l'ombre du collectif bien rôdé de Strasbourg, sans que son individualité ne ressorte, et derrière un Lebo Mothiba très en réussite en première partie de saison, Ajorque était surtout loué pour son apport dans le jeu, comme un relais pour les autres. Bref, un joueur qui ne marquait pas tellement. Voilà un nouvel aspect à exploiter pour les siens, et qui contribue à leur bien jolie saison.

Ajorque est un joueur très sous-estimé en Ligue 1

Kalifa Coulibaly, ce casse-pieds
Dans cette formidable «Ligue des talents», Kalifa Coulibaly coche peu de cases. Rarement élégant, peu souvent mis en avant pour son talent technique ou ses arabesques balle au pied - et tout cela souvent à raison -, il n'en demeure pas moins un attaquant enquiquinant. De ceux qui traînent dans les pattes, se battent à grands coups d'épaule et de sprints. Fâché avec le ballon mais pas avec la combativité, en somme. Contre le PSG, et ce malgré un carton rouge, il avait posé quelques problèmes. Face à Lyon, bis repetita, avec cette fois un but à la clé. Et donc décisif dans la victoire de son équipe, qui assure peut-être le maintien à Nantes.

Koulibaly est l'un des trois meilleurs joueurs du FCN

On n'a pas aimé

La nervosité des Parisiens 
Dans le RER, dans le métro ou en allant au boulot, on a tous déjà croisé un Parisien angoissé, nerveux, ou qui fait tout simplement la gueule. Ils étaient cette fois onze sur la pelouse du Stade Pierre-Mauroy, dimanche soir, à se montrer désunis mais surtout électriques, agacés. Des contestations à gogo, des gestes d'énervement, des fautes stupides... Déjà à cran face à Strasbourg (2-2), l'entraîneur Thomas Tuchel a de nouveau été particulièrement irritable dans sa zone technique, comme lors de ses années sur le banc du Borussia. À Lille, son effervescence s'est répercutée sur son équipe et s'est ressentie jusque dans la zone mixte à la fin du match, alors que les Parisiens comptent toujours 17 points d'avance sur leur bourreau du soir. À ne rien y comprendre.
 

Le PSG a fait preuve d'un comportement incompréhensible à Lille

La mollesse des actes contre le racisme
Vendredi, le piètre match nul entre Dijon et Amiens aurait dû tomber rapidement aux oubliettes. C'était, allons droit au but, sans compter sur la connerie humaine venue frapper la dignité de Prince Gouano à la 78e minute de la rencontre. Comme Kalidou Koulibaly, Blaise Matuidi et Moise Kean avant lui en Italie ou encore, Raheem Sterling lors de la victoire des Three Lions sur la pelouse de Podgorica face au Monténégro, le capitaine amiénois a été la cible de cris racistes. Le défenseur central a montré l'exemple à tout son monde en provoquant l'arrêt du match et les autres protagonistes de la rencontre ont eux aussi fait preuve de solidarité et d'intelligence en s'arrêtant. Le club bourguignon est aussi à féliciter, lui qui a permis l'interpellation de l'individu en l'identifiant promptement. Oui, mais... Pour éviter que ça ne se reproduise sans cesse, en France et ailleurs, ne faudrait-il pas frapper un grand coup ? Arrêter définitivement la rencontre ou retirer des points par exemple. Faire un exemple fort, en somme. Il y a comme cette désagréable impression que cet événement va rapidement tomber aux oubliettes. Allô la Ligue ?

Lire : Gouano : «C'est inadmissible»

Il faut retirer des points au prochain acte raciste

La sortie de Jardim
On pourrait appeler ça le «On ne nous respecte pas challenge». Une semaine après la sortie de Jean-Pierre Caillot, le président du Stade de Reims, estimant que le club champenois n'était pas respecté après une fin de match polémique face à Lille, Leonardo Jardim a pris le relais samedi soir suite au 0-0 frustrant des siens contre... Reims. Le coach de Monaco fustigeant des possibles mains dans la surface de réparation non signalées par le corps arbitral. Des mains franchement pas évidentes. Jardim devrait davantage s'occuper du niveau offensif de son équipe qui n'a pas le droit de livrer autant de déchet (27 tirs, 6 cadrés) devant le but adverse avec un tel effectif. À trop vouloir ménager les leurs devant les médias, entraîneurs et dirigeants paraissent parfois totalement à côté des réalités.

«On ne respecte pas Monaco» : Jardim aurait dû s'éviter une telle sortie

Le niveau technique de ce week-end
On le sait, cette saison, la Ligue 1 connaît un exercice délicat question niveau de jeu. Cette 32e journée en a été une illustration. Si Lille-PSG et Strasbourg-Guingamp ont un peu sauvé les autres, on a eu le droit à trois 0-0, mais aussi plusieurs contenus assez déplorables que ce soit à Marseille-Nîmes, Caen-Angers ou Nantes-Lyon pour ne citer que ces matches. Avec des largesses techniques assez criantes. Il va falloir espérer que 2018-19 aura été une sortie de route, et que dès 2019-20, la Ligue 1 élèvera de nouveau son niveau. Il en va de sa crédibilité.

Lire : Le niveau global de la Ligue 1 est-il affligeant ?

Le niveau de jeu de la Ligue 1 version 2018-19 est déplorable

L'apathie défensive du PSG
Certains moquaient Thiago Silva et sa tendance à faire reculer le bloc équipe de son équipe. Et pourtant, dimanche soir, sans son capitaine sur le pré durant une grosse partie du match, le PSG aura sombré de long en large face à la fraîcheur lilloise. La prestation collective servie par le club de la capitale avait des allures d'une vaste blague. Alignements désastreux, lectures catastrophiques, occupation de l'espace incohérente ... Le PSG aura donné le bâton pour se faire battre. Paris a perdu en maîtrise, peinant à assurer un quelconque équilibre. Déjà en infériorité numérique, le champion de France a souvent été débordé, défendant ses cages en sous-nombre. Et les conséquences ont été terribles.

Ce Lille-PSG a été le pire match en Ligue 1 de l'ère QSI

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leMex 15 avr. à 13:01

Tu n'a que ca a dire !? Balotelli Balotelli Balotelli !Change de discours !Moi je trouve qu'on en parle pas assez ! Alors merci de continuer à en parler ff pour faire taire les jaloux....Bonne journée à tous...

Silvaneric 15 avr. à 9:42

Ah ben mince alors, pas un mot sur super Mario. Ça commence à faire pschiiiiiit. Blessé et suspendu au prochain match. C'est balo pour le lobbying médiatique dont il bénéficie.

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