tuchel (thomas) (B.Papon/L'Equipe)
Ligue des Champions - PSG

Paris Saint-Germain : travaux en cours

Au terme d'une prestation poussive, le Paris Saint-Germain a assuré sa qualification pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions. Pour franchir un cap au niveau continental, il lui faudra néanmoins faire beaucoup, beaucoup mieux.

Il y a d'abord les chiffres et si l'on s'en tient à l'arithmétique, le Paris Saint-Germain vient de réaliser un sans-faute. Avec douze points récoltés en quatre journées, les Parisiens sont même d'ores et déjà mathématiquement qualifiés pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions. Mais dans le jeu, tout n'a pas été parfait et il leur faudra pousser quelques curseurs vers le haut pour espérer franchir le cut des rencontres à élimination directe.

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Un équilibre à (re)trouver

Là encore, les chiffres plaident pour Thomas Tuchel et ses joueurs. En quatre matches européens - et plus largement à chaque fois que la charnière centrale Thiago Silva - Presnel Kimpembe a été alignée cette saison, le PSG n'a pas encaissé le moindre but. Mais cette invincibilité ne doit pas occulter certains déséquilibres, révélés au grand jour face au Club Bruges, mercredi soir. D'ailleurs, si Keylor Navas n'avait pas stoppé le penalty de Mbaye Diagne (76e), celle-ci se serait brisée sans qu'il n'y ait grand-chose à redire. Alors qu'on pensait que l'entraîneur allemand avait trouvé l'antidote pour défendre à huit sans que cela ne soit préjudiciable aux résultats de son équipe, les velléités offensives des Belges sont venues rappeler que le trident Marquinhos - Marco Verratti - Idrissa Gueye ne suffirait pas à éteindre tous les départs de feu.
En dézonant systématiquement, Kylian Mbappé et Angel Di Maria exposent leurs latéraux respectifs et contraignent les relayeurs parisiens à colmater trop de brèches. Au détriment de l'axe du terrain, régulièrement déserté. Face aux joueurs de Philippe Clément, cela n'a pas prêté à conséquence mais cette quatrième soirée européenne fait figure de rappel : les joueurs offensifs parisiens devront faire (beaucoup) plus défensivement face aux meilleures formations du continent.

Une animation offensive à dessiner

À l'exception d'une prestation collective aboutie à tout point de vue face au Real Madrid (3-0) en ouverture de la compétition et d'un but de Mauro Icardi bien construit face à Galatasaray (0-1), les Parisiens n'ont que trop rarement forcé la décision collectivement depuis le début de leur campagne européenne. Et lors de la réception du Club Bruges, l'animation offensive parisienne a une nouvelle fois laisser à désirer. Comme à l'aller où les coéquipiers de Juan Bernat avaient dû attendre l'heure de jeu et l'entrée de Kylian Mbappé pour enfin poser de réels soucis aux Belges. Au Parc des Princes, l'international français était beaucoup moins inspiré et Paris n'a cadré que... deux frappes.
Si Mauro Icardi a fait mouche sur l'une de ces deux tentatives, les premières sorties parisiennes de l'Argentin donnent matière à douter du fait qu'il s'intégrera mieux dans le jeu qu'Edinson Cavani. D'une efficacité clinique (huit buts en neuf matches depuis son arrivée), le numéro 18 ne semble pas prendre le même plaisir à combiner avec ses coéquipiers qu'à marquer des buts. Plusieurs fois depuis le début de la saison, ses partenaires ont attendu de lui qu'il propose un relais sans que celui-ci n'arrive jamais, malgré une certaine utilité en pivot. En creux et au-delà des interrogations qui escortent la pointe de l'attaque parisienne, une impression demeure : celle qu'en l'absence de Neymar, le PSG peine à la création.

Neymar à réintégrer

Cela tombe bien, le Brésilien devrait bientôt effectuer son grand retour. Mais paradoxalement, la réintégration du «Ney» pourrait poser quelques difficultés à Thomas Tuchel. S'il venait à sacrifier un milieu de terrain pour permettre à son numéro 10 de cohabiter avec les trois titulaires du moment (Kylian Mbappé, Mauro Icardi et Angel Di Maria), l'entraîneur allemand prendrait le risque d'exposer davantage encore sa défense. À observer les espaces qui se sont peu à peu ouverts mercredi soir devant les Brugeois, on se dit que l'arrière-garde parisienne n'a peut-être pas besoin de ça.
Comment faire, alors ? Thomas Tuchel pourrait être tenté de positionner Angel Di Maria un peu plus bas sur le terrain. L'Argentin a excellé dans ce registre lors de sa dernière saison madrilène et semble - cette saison peut-être davantage encore que les précédentes - en mesure de donner du liant à une équipe qui en manque parfois cruellement lorsque Marco Verratti marque le pas. Mais Tuchel, grâce à un parcours sans faute sur le plan comptable, dispose désormais de trois mois pour préparer son prochain grand rendez-vous.
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Gaucho 9 nov. à 8:42

D abord prendre 6 points contre Bruges, qu'elle autre équipe de la poule va le faire ?Ensuite Tuchel va avoir le temps de tester un 4.2.3.1 avec une doublette Marqui Veratti une ligne de 3 avec Neymard, Di Maria en 10, MBappe, puis Icardi en pointe ou son 4.3.1.2 avec Gueye au milieu Di Maria toujours en 10 et une doublette Mbappe Neymard devant.

florent02 7 nov. à 14:49

Malgré sa victoire, le PSG a fait un match nul contre Bruges. Mais cela ne préjuge pas de la suite du parcours dans cette C1.Pour mémoire, les bleus avaient rendu une copie "blanche" contre le Danemark en 2018. Et ils ont gagné la Coupe.

s.belkhayat 7 nov. à 11:59

Vous êtes difficiles, aucune circonstance attenuante, le PSF fait un sans faute, ne prend pas pas de but en 4 matchs, et en même temps le Barça cale, City ne fait pas mieux, la Juve gagne à la 93e, Naples égalise difficilement et tous face à des équipes encore plus modestes que Bruges. Franchement vous ne voulez pas foute la paix au PSG, sans eux vous perdez la moitié de votre cgiffre

julada 7 nov. à 11:04

Moi c'est le club qui m'a jamais convaincu

Charbey 7 nov. à 10:07

Tuchel ne me convainc plus

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