Ligue 1

Patrick Vieira avant Monaco-Nice : « Thierry Henry a marqué l'histoire du foot français »

À la veille du derby Monaco-Nice qui marquera les retrouvailles sur les bancs de touche des deux Champions du monde de 1998, le coach de Nice a rendu hommage à la carrière de joueur de son copain d'Arsenal.

« Ce derby Monaco-Nice est toujours un match chaud.
Ça va être un match dans lequel les deux équipes vont mettre beaucoup d'envie, par rapport notamment à la rivalité entre supporters. À chaque fois, il y a énormément de supporters niçois à Monaco. J'ai hâte de vivre ce match pour l'ambiance au stade Louis-II.
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Ce sera surtout les retrouvailles entre Thierry Henry et vous ?
On s'est croisés à Londres pendant les fêtes, pour boire un café. On a discuté de plein de choses. Ce sera notre première, l'un en face de l'autre entant que coaches. Ce sera un moment émouvant. On a partagé beaucoup de choses ensemble, mais tout ça sera oublié demain.
Quel regard portez-vous sur la carrière de Thierry Henry ?
C'est étrange de se retrouver comme ça, l'un en face de l'autre sur un banc. On a débuté nos carrières ici, lui à Monaco et moi à Cannes, c'est une situation qui nous excite tous les deux. Je n'aurais jamais imaginé une seconde qu'on se retrouverait sur les bancs, comme ça, dans un tel derby. Sur la carrière de Thierry, il n'y a pas grand-chose à ajouter. Ce qu'il a réussi est extraordinaire. Il fait partie des grands du foot français, avec Michel Platini, Raymond Kopa ou Zidane, et dans ce registre-là, il y a Henry. Il fait partie de cette catégorie de joueurs qui ont marqué le foot français. La détermination qu'il a mise dans sa carrière est un exemple à suivre pour tous les jeunes joueurs.
Vous l'imaginez entraîneur ?
Oui, je ne pas surpris. Il a toujours aimé le foot. Il regarde des matches tout le temps, il connaît tous les joueurs dans tous les clubs. On a vécu énormément de choses ensemble, on a gagné et on a perdu des matches, et on a marqué l'histoire d'Arsenal lors de cette saison où on a fini invaincus (2004). C'était notre leader offensif. On a commencé presque ensemble en équipe de France, on a connu sa grande époque, on était voisins à Londres. On était des copains avant et on le sera après.
« Les débits compliqués, ça ne peut que nous rendre meilleurs »
Avez-vous discuté avec les actionnaires du Gym par rapport à ce qui s'est passé le week-end dernier ?
J'ai eu l'un des actionnaires au téléphone (Chien-Lee), on a fait un point sur le mercato et discuté de ce qui va se passer prochainement. Mais on n'est pas encore entré dans les détails mais vous comprendrez que je ne veuille pas en dire trop. On a discuté du projet.
Allez-vous recruter ? Avez-vous eu le futur président Gauthier Ganaye au téléphone ?
Je ne sais toujours pas, je suis comme vous, j'attends de voir ce qui va se passer, Je ne l'ai pas eu, je ne sais qui c'est. C'est un moment délicat pour le club mais les joueurs sont assez intelligents pour comprendre la situation. On a répondu présent contre Bordeaux, on a gagné avec une grande solidarité. À moi de tout faire pour qu'on garde cet état d'esprit le plus longtemps possible.
Vous connaissez bien Henry, savez-vous ce qu'il prépare ?
J'ai regardé les derniers matches de Monaco et je vais me positionner là-dessus. Je me suis concentré sur ses trois derniers matches.
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Monaco va jouer sans ses trois recrues (Fabregas, Ballo-Touré, Naldo). C'est plutôt une bonne chose pour vous ?
Je ne sais pas si c'est une bonne chose. D'autres joueurs ont été mis de côté et joueront contre nous en étant motivés. Ils perdent peut-être quelque chose d'un côté et le gagnent de l'autre.
Henry et vous vivez un début de carrière en L1 agité.
Ça ne peut que nous rendre meilleurs. Moi, je suis bien entouré ici, j'ai les bonnes personnes sur lesquelles m'appuyer. Moi manager du club ? Non. Entraîneur c'est déjà beaucoup. Je travaillerai avec les joueurs que j'ai à ma disposition. On a besoin de renforts mais si ces renforts n'arrivent pas on fera avec et chacun devra donner beaucoup plus. »

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