Pierre Dréossi (à d.) avec Pierre Ferracci, président du Paris FC. (R. Martin/L'Équipe)
Ligue 2 - Paris FC

Pierre Dréossi, directeur sportif du Paris FC : « Les joueurs ne sont pas au niveau qu'on attendait »

Lanterne rouge de L2, le PFC a touché le fond lundi soir face au promu Chambly (0-3). « Le club est en danger », prévient Pierre Dréossi, le directeur sportif, qui ne reconnaît pas l'équipe qui a terminé 4e la saison dernière.

« Le plus inquiétant, c'est que les joueurs ne sont pas au niveau qu'on attendait par rapport à leur super saison de l'année dernière. » Après une cinquième défaite en six journées, lundi soir à domicile contre Chambly (0-3), Pierre Dréossi, le directeur sportif du Paris FC, lanterne rouge avec un seul point, jette un regard noir sur le début d'exercice de son vestiaire. La colonne vertébrale de l'équipe est dans le viseur, du gardien Demarconnay à l'animateur Pitroipa, en passant par la charnière centrale O. Kanté - Yohou.
Le classement de la Ligue 2
« On n'aurait jamais pris ce premier but l'an dernier. Ni vu l'équipe s'affaler après comme elle l'a fait. J'espère que la trêve sera salutaire en permettant d'intégrer les nouveaux à l'équipe première, comme c'était prévu. »
Car c'est selon lui l'une des « nombreuses autres explications » à la « crise de résultats » que traverse le pré-barragiste (4e) de mai dernier (éliminé par Lens) et qui « sème le doute sur tout dans le club » : les délais administratifs pour obtenir les permis de travail des joueurs extra-communautaires, à l'image des latéraux serbe et tunisien Strahinja Tanasijevic (non qualifié) et Ali Abdi (2 matches).
« Les joueurs étaient en surrégime l'an dernier, ils vivent peut-être une forme de décompression »
L'incertitude sur la montée a perturbé le marché du PFC, plaide encore Dréossi, les joueurs libres qui étaient visés en cas de poursuite en Ligue 2 « s'étant déjà engagés quand nous avons été fixés ». Des joueurs importants sont aussi partis à l'intersaison, comme Perrot (retour de prêt à Nice) et Silas (transféré à Stuttgart en Bundesliga pour 8 M€). Ceux qui sont restés ont du mal à tourner la page. « Les joueurs étaient en surrégime l'an dernier, ils vivent peut-être une forme de décompression, l'aspect contractuel des choses joue aussi (plusieurs joueurs ont été prolongés). »
Après la déroute contre le promu surprise du début de saison, Pierre Dréossi a conclu l'arrivée en prêt de deux éléments offensifs, l'Ivoirien Cheick Timite (Amiens) et le Guinéen Mohamed Mara (Lorient). « Prévus de longue date pour la fin du mercato », ces renforts ne seront pas de trop pour vitaminer la 19e attaque du plateau (deux buts).

Calendrier XXL

Tout n'est pas à jeter : si elle a été inexistante face à Chambly - « le pire match depuis que j'entraîne le PFC », dixit Mehmed Bazdarevic, le coach depuis juin 2018 -, l'équipe pouvait espérer mieux sur ses premières sorties (Sochaux, Rodez et Niort) et elle s'est qualifiée pour les 16es de finale de la Coupe de la Ligue en écartant Sochaux (2-1) puis le Gazélec Ajaccio (1-1, 6-5 t.a.b.).
« Il faut remettre certains joueurs les pieds sur terre », demande Bazdarevic, appuyé par Dréossi, qui lui garde sa « pleine confiance ». Autre chantier : réussir l'intégration des nouveaux comme le jeune (19 ans) défenseur Boahene et le milieu Kikonda (23 ans) qui ont connu lundi un baptême du feu délicat en Ligue 2. Et faire le dos rond sous la pression d'un calendrier XXL : le PFC rendra visite au leader havrais après la trêve et enchaînera face à Clermont, Lens et Troyes.
« Le club est en danger. Il faut sortir de là. Ça va être long parce qu'avec un point en six matches vous êtes en difficulté. L'important, c'est de faire le bon constat. Et que tout le monde se remette en question. Tout le monde. »
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