sissoko (ibrahima) (J.Prevost/L'Equipe)
Ligue 1 - 4e journée

Possible penalty + but adverse dans la foulée malgré la VAR : retour sur l'action la plus litigieuse de la soirée lors de Strasbourg-Nantes

Alors qu'un penalty aurait pu (dû ?) être accordé à Strasbourg, Nantes a marqué dans la foulée un but crucial. Un sentiment d'injustice pour certains malgré la VAR, même si Thierry Laurey calme le jeu.

C'est un cas qu'on imaginait avec l'instauration nouvelle de la vidéo, mais qu'on n'avait pas encore pu visualiser. Dans un match riche en buts, contrairement aux autres rencontres de la soirée de Ligue 1, la VAR a fait des siennes sur l'un d'entre eux. Nous sommes dans le temps additionnel de la première période au stade de La Meinau. Strasbourgeois et Nantais sont dos à dos (1-1) au terme d'une première période relativement équilibrée. Sur une dernière occasion avant de rentrer aux vestiaires, Ibrahima Sissoko réussit à crocheter Moutoussamy dans la surface des canaris, avant que Diego Carlos n'arrive par derrière et le fasse tomber. Il semble y avoir bel et bien contact et le défenseur brésilien ne touche, de plus, pas le ballon. Si l'arbitre, Olivier Thual, fait signe de jouer, on se dit qu'il pourra toujours demander la VAR par la suite.

L'arbitre n'a pas consulté la vidéo

Mais voilà : sur le contre, que l'homme en noir laisse aller au bout, le ballon arrive dans les pieds de Lucas Evangelista, qui trompe Sels d'une belle frappe du pied gauche (1-2, 45e+2). Que faire ? Les Strasbourgeois réclament un penalty, ce qui impliquerait un recours à l'arbitrage vidéo qui annulerait le but nantais. Après un temps de latence, l'arbitre fait confiance à ses assistants et fait le fameux signe rectangulaire avec ses doigts, mais ne va pas consulter la vidéo. Il accorde le but et renvoie tout le monde au vestiaire. Le tournant du match, quand on voit que les hommes de Cardoso ont largement mieux maîtrisé la seconde période, tout en ne l'emportant que 3-2.
À la mi-temps, Jonas Martin criait d'ailleurs à l'injustice en notifiant que tout le monde avait bien vu que le penalty aurait dû être sifflé. Après le match, en conférence de presse, son entraîneur Thierry Laurey s'est montré plus mesuré : «Pour moi, il n'y a pas faute. [...] Je ne vois pas la raison qui fait que l'on perd ensuite le ballon. On ne peut s'en prendre qu'à nous-mêmes.» Une situation qui fera forcément plaisir aux "anti-VAR".

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