stephan (julien) (HERVIO JEAN MARIE/L'Equipe)
Ligue Europa - Groupe E

Pour le Stade Rennais, dernier de son groupe en Ligue Europa, l'option de l'impasse existe

Ce jeudi soir, le Stade Rennais affronte le Celtic à Glasgow pour tenter de glaner son premier succès de l'année en Ligue Europa... ou pas. Car l'élimination étant déjà actée, la possibilité d'aligner une équipe bis sur les deux dernières rencontres devient de plus en plus plausible.

C'est une question qui fâche et qui divise. Alors que le sort des Rennais dans cette C3 est d'ores et déjà scellé, les avis divergent sur la marche à suivre pour Julien Stéphan et ses ouailles lors des deux dernières rencontres. Doivent-ils laisser filer, et ainsi accepter la possibilité de terminer cette campagne de C3 avec un seul petit point, égalant ainsi le triste bilan de l'OM en 2017 ? Ou se doivent-ils de disputer ces deux derniers rendez-vous à fond ? La première alternative leur permettrait de se concentrer sur les compétitions nationales, mais aurait tout de même des conséquences non-négligeables.

Ne pas laisser des plumes dans des rencontres sans enjeu

L'argument le plus évident en faveur du laisser-aller, c'est évidemment de se préserver pour la Ligue 1. Car les deux dernières rencontres des Bretons ne sont pas des moindres : un déplacement à Glasgow ce jeudi soir et la réception de la Lazio le 12 décembre prochain, lors de la dernière journée. Deux formations qui sont très performantes dans leur Championnat, la Lazio étant troisième de Serie A et le Celtic co-leader de Premiership (avec les Rangers de Steven Gerrard). Par ailleurs, le Celtic est en tête de cette poule E et la Lazio a encore une chance de se qualifier en cas de victoire face aux Roumains de Cluj. Du coup, ces deux matches seront sans doute disputés à 100% par les adversaires des Rennais. Une bonne raison, donc, de ne pas aligner l'équipe type et d'ainsi éviter des pépins physiques chez des joueurs clés dans ces rencontres à haute intensité.

Rennes doit faire mieux en Championnat

Julien Stéphan et les siens restent sur deux petits succès en dix matches de L1
Et si le SRFC peut avoir de bonnes raisons de se préserver pour le Championnat, c'est aussi parce que son début de saison dans l'élite laisse clairement à désirer. Après une fin d'exercice très encourageante l'an passé, illuminée par une victoire en Coupe de France, les Rouge et Noir peinent à confirmer. Depuis leur belle victoire en août face au PSG, Julien Stéphan et les siens restent sur deux petits succès en dix matches de Ligue 1, face à Toulouse et Amiens, le tout pour une onzième place à quatre petites longueurs de la zone rouge. Avec de telles contre-performances, se concentrer sur les compétitions domestiques paraît tout de suite être une bonne idée.

Une qualif' européenne et tout sera pardonné

Pour certaines choses, les supporters ont la mémoire courte. Il y a par exemple fort à parier que les fans du Stade Rennais sont extrêmement satisfaits de la saison dernière, puisqu'ils ont remporté, avec la Coupe de France, leur premier titre depuis 1971. Pourtant, le club a été longtemps médiocre, en témoigne le limogeage de Sabri Lamouchi en décembre, ainsi que leur classement final : une triste onzième position. Donc si tous les efforts des Bretons se concentrent sur le Championnat et que cela leur permet d'être à nouveau européens l'année prochaine, leur fade prestation en C3 sera sûrement rapidement oubliée.

Ne pas oublier le coefficient UEFA...

Malheureusement, même si Rennes n'a plus rien à jouer dans cette Ligue Europa, deux nouvelles défaites auraient tout de même des conséquences pour le football français, et donc indirectement aussi pour le club breton. Car toutes les rencontres européennes sont comptabilisées pour le calcul des coefficients UEFA, dont celui des Championnats nationaux, qui décide du nombre de places qualificatives en C1 et C3 attribuées à chaque pays. La France, solide 5e, a encore pas mal d'avance sur ses poursuivants, le Portugal et la Russie. Mais l'écart se réduit chaque année et devrait continuer à se réduire, surtout avec de telles prestations des clubs tricolores.

... ni la fierté des supporters

Evidemment, l'objectif principal de chaque club est avant tout la performance et l'accomplissement des objectifs, même si cela veut parfois dire hiérarchiser les compétitions et en oublier certaines. Mais l'âme d'une équipe, ce sont évidemment ses supporters. La tristesse des différentes rencontres disputées à huis-clos, ces derniers mois en France, n'ont pas manqué de nous le rappeler. Un club professionnel se doit donc, idéalement, de disputer chaque match avec l'ambition de le gagner, ne serait-ce que pour ceux qui prennent la peine de venir au stade et d'encourager les joueurs, même en déplacement. N'oublions pas non plus les téléspectateurs qui payent, pour la plupart, un abonnement. Abonnement qui, indirectement, permet aux clubs de s'enrichir...

Effacer l'image de la lose à la française

Dernier argument pour faire coûte que coûte son maximum en coupe d'Europe : préserver l'image des clubs français. Car depuis 1956, les équipes tricolores ont participé à quatorze finales européennes pour... deux petits succès : l'OM en 1993 et le PSG en 1996. Triste bilan. Il est vrai que le Français est réaliste, souvent le premier à critiquer le manque de réussite de ses sportifs dans les grands rendez-vous. Mais il s'agirait tout de même d'en finir avec cette image. Après tout, la France est championne du monde de football et vice-championne d'Europe en titre et possède le cinquième meilleur Championnat de la planète. Alors qu'est-ce qui nous empêcherait d'avoir plusieurs clubs performants dans les deux coupes d'Europe ? À part le manque d'audace... - J.C.
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yves8160 28 nov. à 18:45

L'impasse c'est déjà fait

oskare68 28 nov. à 13:03

Mé oui.Pour ce que ça rapporte.De toute façon personne ne la regarde.En tous cas moi je ne la regarde pas

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