leonardo (A.Mounic/L'Equipe)
Ligue 1 - PSG

Pour les 50 ans de Leonardo, des témoins racontent son travail au PSG

Leonardo, le directeur sportif du PSG, fête ses cinquante ans. Pour l'occasion, et au lendemain d'un mercato agité, FF a demandé à des amoureux du club et à des experts de juger son action au Paris Saint-Germain.

Luis Fernandez : «Leonardo on le voit»

«Lors de son premier passage, il avait plutôt exploré le marché italien alors qu'il aurait peut-être pu se pencher sur d'autres Championnats. Il avait alors réalisé des transferts onéreux qui n'ont pas permis au club de gagner la Ligue des champions. Cet été, le fair-play financier l'a obligé à s'adapter. J'attends les débuts d'Icardi et de Navas avec impatience et je sais que des garçons comme Herrera ou Sarabia, par exemple, sont fiables. Sur le papier, je trouve même que l'effectif actuel fait du PSG un candidat crédible à la Ligue des champions. Mais à la limite ce ne sont pas les joueurs qui comptent. Ce qu'il faut, c'est que l'institution prime et que l'on arrête de s'amuser. D'ailleurs, Leonardo s'est appuyé sur les messages délivrés par Nasser en juin pour asseoir son autorité. Après ses récentes difficultés du côté de Milan, il avait en plus besoin de se refaire une image. Henrique c'était silence radio, Leonardo on le voit. Ce qui est important, c'est que les joueurs sentent qu'ils doivent se surpasser pour le club. On verra en février si l'engagement des joueurs est à la hauteur de ce que les supporters sont en droit d'attendre. Je regrette toutefois la vente de tous les jeunes formés au club.»

*Ancien joueur et entraîneur du club, consultant beIN Sports

Bruno Bianzina : «En seulement deux mois, il a su réaffirmer la position du PSG en Europe»

«Il y a une vraie rupture avec ses prédécesseurs, et même avec son premier passage (2011-2013), que ce soit dans la répartition des rôles ou dans la communication. Aujourd'hui, la hiérarchie est beaucoup plus claire, ce qui retire de la pression à l'entraîneur et au président. Avec son retour, Paris a clairement décidé de bâtir un grand club en mettant l'institution en avant. En communication, se positionner c'est choisir. Et le positionnement de Leonardo est très précis : désormais, l'institution passe avant tout et les règles fixées par la direction seront respectées. En seulement deux mois, il a su réaffirmer la position du PSG en Europe. En plus de son bon recrutement, il a saisi l'opportunité du cas Neymar pour montrer que Paris peut tenir tête au FC Barcelone et renforcer ainsi le statut du club. Je pense que tout cela a permis de redonner confiance aux supporters, aux joueurs et au staff. Pour ce qui est de sa communication interne, il a la chance d'avoir la légitimité de dialoguer avec toutes les strates du club et je pense qu'il l'utilise très bien.»

*Expert en communication sportive, directeur général de Sport Market

Olivier Pickeu : «J'ai hâte de le rencontrer»

«Lors de son premier passage, Leonardo devait donner une dimension mondiale au club et il l'a bien fait. Ce n'était pourtant pas chose aisée car le PSG n'a pas l'histoire de certains des plus grands clubs européens. J'ai suivi cette première phase de près et c'était quelque chose de très inspirant pour nous qui cherchons à franchir les paliers, à notre niveau. Maintenant, il entre dans une phase de rééquilibrage et je suis bien placé pour parler de ces phases de transition et d'adaptation. Il va devoir faire de l'horlogerie fine. Je note qu'il a réussi à conserver les joueurs clés et c'est quelque chose de très important. Les recrues doivent désormais se fondre dans le projet et il faudra leur laisser un peu de temps. Je crois par ailleurs que l'intermède italien aura fait du bien à Leonardo. De l'extérieur, on a toujours un regard sévère sur notre Championnat mais il aura pu mesurer à quel point la Ligue 1 est compétitive. Personnellement, j'ai hâte de le rencontrer.»

* Manager général du SCO Angers

Pierre Ducrocq : «Le cas Neymar, sans lui, je n'imagine même pas comment ça aurait été géré»

«Sa force, c'est qu'il n'a jamais eu besoin de beaucoup parler pour se faire comprendre. Il est direct et jouit d'une vraie crédibilité que n'avaient pas ses prédécesseurs. Ce qui change par rapport aux autres années, c'est que maintenant le directeur sportif a carte blanche. En interne, dans le vestiaire et face aux joueurs, Nasser parlait beaucoup, et s'est un peu effacé cette saison. Leonardo est toujours écouté, et la direction fait tout ce qu'il demande. Il est clair, précis, car seul à décider. La hiérarchie est plus logique : Leonardo gère tout l'extra-sportif, et Tuchel peut se concentrer sur son équipe. Le cas Neymar, sans lui, je n'imagine même pas comment ça aurait été géré : Thomas Tuchel aurait été livré à lui-même. Le PSG a envoyé un message clair. C'est un dossier bien géré, qui est la conséquence du travail d'un vrai directeur sportif. Personnellement, j'aurais aimé être à ce poste en arrivant avec la crédibilité et les pouvoirs de Leonardo, et j'aurais détesté être à la place d'Henrique et de ses prédécesseurs.»

*Ancien joueur du PSG, consultant RMC Sport et directeur technique de l'Agence Kemari, société d'agents sportifs

Mustapha Boullime : «Grâce au travail de Leonardo, toute l'Europe va enfin arrêter de se foutre de notre gueule»

«Il a éteint tous les feux qui étaient allumés au début de l'été. Avant, la communication n'existait pas. C'était à la presse d'interpréter, alors que Leonardo ne laisse justement pas les médias diriger cela. C'est quelque chose que l'on avait plus vu depuis son départ. Au niveau du mercato, c'est aussi un sans-faute. Il a été intelligent et a validé les joueurs que le coach voulait, parfois contre ses propres convictions. Dans le dossier Neymar, il a montré les muscles tout de suite. Nous, les supporters, on est contents que des voix s'élèvent contre les joueurs qui ne respectent pas le club. Le directeur sportif ne va pas lui accorder de faveur, ça va faire du bien au Brésilien. On sent aussi un Tuchel plus libéré. La saison dernière il gérait le vestiaire, car Henrique ne le faisait pas, alors que cette année il se concentre uniquement sur le sportif. Les années précédentes, on était les dindons de la farce, des guignols. Grâce au travail de Leonardo, toute l'Europe va enfin arrêter de se foutre de notre gueule.»

* Directeur de la publication chez Paris United

Daniel Bravo : «Je suis désormais optimiste»

«Pour moi les choses sont simples : Leonardo est la meilleure recrue du club. Depuis son départ, j'avais l'impression que Paris avait perdu son patron et que les joueurs étaient en train de prendre le pas sur l'institution. C'est pour ça que son retour aux affaires me fait plaisir. Je me rappelle très bien de l'accrochage avec Ibra en 2013, lors de la célébration du titre. Cette séquence est révélatrice car Ils sont très peu à pouvoir tenir tête à un tel caractère. Par ce type de recadrage, il rappelle à tous les joueurs qu'ils ont des droits mais aussi des devoirs. Avec lui, je ne suis pas sûr que l'affaire Aurier se serait produite, par exemple. Concernant Neymar, il l'a secoué mais ce sera bénéfique pour la suite. Il ne l'a pas laissé partir et je suis convaincu que c'est ce qu'il fallait faire car le PSG est bien plus fort avec que sans lui. Les arrivées d'Icardi et de Navas sont également une bonne chose. Avant le retour de Leonardo, j'étais un peu inquiet. Je suis désormais optimiste, notamment concernant les chances du club d'aller loin en Ligue des champions.»

* Ancien joueur du club, consultant beIN Sports
Thymoté Pinon , Justin Carayol  et Antoine Malosse 
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Fan74 6 sept. à 12:09

Leonardo a superbement gere ce mercato. Mais il va devoir encore gerer deux problemes : pas sur que Neymar joue a 100 pour 100 les matchs de championnat. Il risque de ne choisir que les belles affiches. En ligue des champions, dans le cas d’une confrontation contre le barca, il ne faudra pas non plus compter sur lui. Et deuxieme probleme c’est un poison nomme Wanda... Mediatique, elle risque d’avoir une communication pas vraiment positive pour le psg.

King_Henry 5 sept. à 23:42

Cette année le PSG est en crise au poste de gardien de but. Navas fera des erreurs catastrophiques et le deuxième gardien n est pas à la hauteur.

sera19 5 sept. à 20:58

C’est clair comme partout et à chaque pallier faut un boss.Eh bien c’est fait...

nicea 5 sept. à 20:16

il est bon ce Leonardo , ca vas faire du bien à Paris et au championnat français , marre de ce faire marche dessus par les Espagnoles et les Anglais

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