Soccer Football - Carabao Cup Semi Final First Leg - Manchester City v Burton Albion - Etihad Stadium, Manchester, Britain - January 9, 2019  Manchester City's Riyad Mahrez looks on during the match                         REUTERS/Phil Noble  EDITORIAL USE ONLY. No use with unauthorized audio, video, data, fixture lists, club/league logos or
Angleterre - Manchester City

Premier League : faut-il s'inquiéter pour Riyad Mahrez (Manchester City), qui peine à convaincre Pep Guardiola ?

Manchester City reçoit Chelsea ce dimanche (17 heures) dans le choc de la 26e journée de Premier League. Une rencontre que Riyad Mahrez devrait débuter une nouvelle fois sur le banc alors que sa dernière titularisation en Championnat remonte au 31 décembre. Retour sur ses six premiers mois à City en forme de montagnes russes.

Une recrue à 68 millions d'euros écartée pour des raisons sportives ? Un fait rarissime mais possible dans le Manchester City de Pep Guardiola. Le technicien espagnol a expliqué en conférence de presse avant le déplacement à Huddersfield, le 20 janvier, que Riyad Mahrez n'est pas dans le groupe en raison d'un turnover : «Il n'est pas blessé. C'est seulement la rotation. Il n'y a pas d'autres raisons à son absence». Depuis, l'ancien joueur de Leicester a retrouvé une place de remplaçant. Et c'est tout. Son temps de jeu est famélique en 2019. Seulement trois petites minutes en Championnat contre Arsenal (3-1), le week-end dernier, et deux titularisations lors de la double confrontation contre la modeste équipe de Burton Albion (troisième division, 9-0 et 1-0), en EFL Cup.
Traduction du tweet : «Mahrez est insatisfait de son temps de jeu en PL récemment. Je pense qu'à Huddersfield, il a reçu le même traitement que Sané»
Pourtant, en début de saison, le mariage entre Pep Guardiola et le joueur démarrait sous les meilleurs auspices. Durant sa présentation au club, Mahrez a loué son coach : «Je rêvais de jouer sous ses ordres. Quand j'ai appris qu'il me voulait, je n'ai pas hésité». Après un doublé sur la pelouse de Cardiff (5-0) le 22 septembre, le coach ibérique encensait sa recrue phare : «C'est un gars qui va beaucoup nous aider. Il a un talent particulier. Nous sommes tellement satisfaits de lui».
Plusieurs motifs peuvent venir expliquer sa perte de statut au sein de l'effectif. La première est la concurrence féroce. Entre Bernardo Silva, Leroy Sané et Raheem Sterling et lui, il y a seulement deux places pour quatre. Pep Guardiola n'hésite pas à titiller les égos afin que chacun donne sa pleine mesure. En début de saison, l'homme fort des Citizens avait mis à l'écart Leroy Sané avant que ce dernier brille par la suite. C'est assurément l'exemple à suivre pour Riyad Mahrez.

Une saison d'adaptation, un classique sous Guardiola

L'autre raison des difficultés du joueur réside dans la philosophie de jeu prônée par l'Esagnol. La première saison sous ses ordres est souvent consacrée à l'assimilation de ses préceptes. Les exemples sont nombreux, le dernier en date est celui de Bernardo Silva. Utilisé avec parcimonie la saison dernière, il est désormais un titulaire indiscutable. Une adaptation qui pourrait s'avérer plus compliquée pour Riyad Mahrez. Le meilleur joueur de PL en 2016 avait l'habitude que tous les ballons passent par lui à Leicester, et en ayant un maximum de liberté. A City, l'ailier est une option parmi tant d'autres et il doit respecter des circuits bien définis.
À lire aussi : Les dix meilleurs moments de Riyad Mahrez avec Leicester

Même si le début d'année 2019 est cauchemardesque pour l'ancien Havrais, son bilan statistique reste tout à fait honorable avec 9 buts et 10 passes décisives en 33 matches toutes compétitions confondues depuis son arrivée cet été. Briller tout en devenant un joueur moins sauvage, moins égoïste, plus cérébral et plus collectif, c'est le défi qui attend Riyad Mahrez pour persuader Pep Guardiola de composer de nouveau avec lui. Et prouver à tous qu'il n'est pas une erreur de casting.

Mehdi Elouar
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ivkso75 10 févr. à 23:25

Mauvaise analyse ...une année d'adaptation c est un classique chez pep...

stoichkov94 10 févr. à 9:15

Pour beaucoup de bons joueurs (mais finalement pas assez), intégrer un très grand club est une catastrophe. Le salaire et les stras oui, mais mieux vaut parfois taper un peu en dessous et rester un quador dans son club (je crois que l'Atletico l'a bien fait comprendre à Griezmann).

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