Eden Hazard of Chelsea during the Premier League match between Chelsea and Manchester United at Stamford Bridge, London, England on 20 October 2018. (L'Equipe)
Angleterre - 19e journée

Premier League : Le début de saison canon d'Eden Hazard avec Chelsea décortiqué

Statistiquement, Eden Hazard réalise le meilleur début de saison de sa carrière à Chelsea. Et son repositionnement en pointe ne semble pas altérer les rouages de la machine.

On aurait pu se dire que c'était l'année de trop. Celle qui, après six saisons passées à Chelsea et autant de coaches connus, aurait filé le blues à Eden Hazard, tout frais demi-finaliste du Mondial avec la Belgique. Que nenni ! L'attaquant a attaqué le nouvel exercice avec la verve qui a été la sienne toutes ces années. A tel point qu'à la mi-saison, ses temps de passage sont au-dessus de ceux des années précédentes. L'arrivée de Maurizio Sarri a changé le visage de l'équipe londonienne. Et Eden Hazard, entre son changement de poste et l'évolution de ses coéquipiers, a dû s'adapter. Avec brio jusque-là.

Un buteur devenu passeur

Eden Hazard est de ces joueurs qui peuvent évoluer dans n'importe quel système et avec n'importe quelle animation. Preuve en est, après plusieurs années à jouer davantage en attaques rapides - cette philosophie ayant atteint son apogée lors de la saison 2016-17 avec Antonio Conte -, Chelsea a remis le pied sur le ballon avec Maurizio Sarri. De 54% de possession en moyenne, les Blues flirtent cette saison avec 62%. Et forcément, l'ancien Lillois touche un peu plus le cuir que les précédentes années.
À droite, Eden Hazard joue en pointe (contre Leicester), à gauche, sur l'aile droite (contre Wolverhampton). Paradoxalement, on observe qu'il touche plus de ballons quand il joue en pointe et dézone davantage. Il décroche également moins bas et se retrouve surtout dans les half-spaces, qui sont parmi les zones les plus dangereuses pour l'adversaire (Whoscored)
À droite, Eden Hazard joue en pointe (contre Leicester), à gauche, sur l'aile droite (contre Wolverhampton). Paradoxalement, on observe qu'il touche plus de ballons quand il joue en pointe et dézone davantage. Il décroche également moins bas et se retrouve surtout dans les half-spaces, qui sont parmi les zones les plus dangereuses pour l'adversaire (Whoscored)
«Pour nous, il peut être très important dans cette position. Il est capable de jouer en profondeur et de jouer avec ses coéquipiers. Il est capable de créer des espaces»
Mais c'est aussi son repositionnement qui a modifié son jeu. Maurizio Sarri, qui apprécie particulièrement les attaquants possédant une large palette comme c'est le cas d'Eden Hazard ou Dries Mertens lorsqu'il entraînait Naples, a fait jouer le Belge en pointe lors des derniers matches. «Pour nous, il peut être très important dans cette position. Il est capable de jouer en profondeur et de jouer avec ses coéquipiers. Il est capable de créer des espaces», expliquait le coach italien sur le site officiel de Chelsea. Ainsi, l'intéressé fait sortir les défenseurs adverses et ouvre des lignes de passe en attaque placée. Comme il se retrouve davantage dos au but, il dribble moins que les années précédentes (4,6 dribbles tentés par match en Premier League en 2018-19) mais provoque plus de fautes (3,2 par match en moyenne). Sa présence dans la surface reste elle sporadique car Hazard n'hésite pas à venir toucher le ballon aux trente mètres pour se mettre face au jeu. Mais cela lui permet de trouver ses coéquipiers, notamment les milieux de terrain comme N'Golo Kanté ou Ruben Loftus-Cheek. A la mi-saison, il a réalisé neuf passes décisives, soit plus que sur chacune de ses autres saisons à Chelsea (exceptée celle de 2012-13 où il avait signé 11 passes décisives). Plus qu'un redoutable ailier de percussion, Maurizio Sarri a fait d'Eden Hazard le maître à jouer de sa formation.
Antonin Deslandes
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armellasebastien 26 déc. à 20:13

C'est lui le vrai Ballon d'Or 2018 , récompense qu'il aurait sûrement reçue si il avait été un joueur du Real de Madrid