Soccer Football - Champions League - Final - Bayern Munich v Paris St Germain - Estadio da Luz, Lisbon, Portugal - August 23, 2020 Paris St Germain's Neymar looks dejected after the match, as play resumes behind closed doors following the outbreak of the coronavirus disease (COVID-19)  David Ramos/Pool via REUTERS (Reuters)
Ligue des Champions - PSG

PSG : Neymar au Final 8, pour le meilleur et pour le pire

Brillant dans le jeu en quart et en demi-finale de Ligue des champions, Neymar a toujours semblé être rattrapé par sa nervosité dans le dernier geste. Pour l'ultime étape du Final 8, contre le Bayern Munich, le talent n'a pas suffi pour compenser le reste.

Zéro but, deux passes décisives, et une chute brutale. Arrivé à Lisbonne le cœur rempli d'espoir, Neymar repart du Portugal le cœur lourd, les yeux humides et le corps usé. Depuis l'ouverture du Final 8 face à l'Atalanta, le Brésilien a semblé s'éteindre, rencontre après rencontre, jusqu'à atteindre un niveau à mille lieues de ses standards habituels contre le Bayern. Mais il convient d'abord de rappeler que sans Neymar, le parcours parisien (à défaut d'être une épopée) se serait arrêté au stade des quarts de finale si le Brésilien n'avait pas surnagé dans le jeu contre Bergame (2-1). Beaucoup trop seul au milieu du marasme, le génie a envoyé des signaux forts : envie, agressivité, et plaisir. 16 dribbles réussis (une première depuis 12 ans en Ligue des champions) face à des Italiens victimes de petits ponts, de sombreros... Neymar a réveillé les siens, qui ont placé le destin collectif entre ses mains.

Lire : Les notes d'Atalanta-PSG
113 ballons touchés, 5 passes clés, dont deux sur les buts du miracle. Une première décisive (sur une frappe ratée) pour Marquinhos, puis une merveille d'ouverture pour Kylian Mbappé, qui servait Eric Maxim Choupo-Moting. Mais le bon ne saurait effacer le très mauvais. Neymar a envoyé un message beaucoup moins positif ce 12 août : la tension a dominé l'instinct du tueur. Cette même efficacité dans les moments importants qui avait détruit le Paris Saint-Germain au Camp Nou en 2017 (6-1). Deux improbables manqués, deux face-à-face gaspillés. Pour la première fois depuis trois ans, Neymar accédait aux quarts de la Ligue des champions, et la pression semblait être de trop. Comment expliquer, sinon, qu'un tel joueur rate autant, ne tue pas le match, et place son équipe à cinq minutes d'un gouffre abyssal ?

Leipzig, la même en moins bien

Heureusement, Angel Di Maria est revenu de suspension en demi-finale (3-0). L'Argentin, auteur de deux passes décisives, a également profité d'une passe décisive géniale de Neymar pour se fendre d'un but. Une talonnade en l'air, la spontanéité : du «Ney» dans le texte. Tout comme un audacieux coup franc à 35 mètres sur le poteau. Mais encore une fois, les inspirations brillantes ne sauraient dissiper le balbutiement des bases. Seul, encore, face au gardien dès la cinquième minute, le numéro 10 parisien touchait le montant. Quasiment un ballon sur trois perdu (23/79), zéro passe en profondeur, zéro centre... Pas totalement rassurant avant d'affronter un adversaire d'un tout autre calibre.

Lire : Les notes de Leipzig-PSG

Caricature de lui-même

Le showman rate sa sortie de scène. Bien muselé par la défense du Bayern, Neymar a été contraint à un rôle de figurant de luxe. 57 ballons touchés seulement, pour 27 perdus (47%)... L'artiste n'a passé que quatre dribbles, souvent forcés, comme pour se persuader que cette finale tournerait en sa faveur. Mais fatigué physiquement, comme mentalement à force de ne rien réussir, Neymar est devenu la caricature du génie désabusé. Des contrôles et des dribbles directement en touche, des passes pour personne (59% de réussite)... Bref, Neymar a vécu une soirée cauchemar. Si sa frappe de la 18e minute, bien stoppée par Neuer, et son centre désespéré pour Choupo-Moting (90e+2) auraient pu relancer Paris, il n'a jamais montré la réaction d'orgueil attendue. Si les déclarations d'avant-match («L'heure est venue») laissaient espérer une conclusion heureuse à son pari de rejoindre le PSG en 2017, le meneur a presque tout raté, puis beaucoup pleuré. Le Graal était pourtant si proche.

Lire :
-Neymar et Mbappé ont fait pschitt
-Les notes de PSG-Bayern
Théo Troude
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Fighting-Spirit1933 25 août à 8:11

Surtout un grand Neuer l' a empéché de scorer!

Heraclite 25 août à 6:56

Il faut qu'il arrive a eradiquer son syndrome Peter Pan en gagnant en maturite pour s'arracher de la tutelle mortifere de son pere. C' est a cette seule condition que ce diamant brut pourra s'extraire de sa gangue et faire hriller de mille feux les talents que la vie lui a confié. Parisvest l'ecrin fait pour dette pierre, mais qui saura la tailler ? L'association des deux solitaires que sont Leonardo et Tuchel ? Accompagnes du coach mental adequat ? L'avenir le dira.

RensenbrinkRIP 24 août à 22:24

Ronaldinho est ballon d'or et champion du monde. J'aurais largement préféré avoir Ronnie que Neymar hier soir. Des gestes techniques faciles ratés et cette nervosité devant le but. Indigne de son transfert, même si les joueurs du Bayern l'ont bien astiqué dès qu'ils le pouvaient. Peut-on trouver de nos jours un grand seigneur comme Rai irréprochable sur le terrain et en dehors (cours à la Sorbonne pour bien connaître la littérature française par exemple)? Cela existe-t'il encore?

ch.bour34 24 août à 15:52

un mental et un manque d'intelligence qui pénalise trop ses qualités de footballeur. C'estun peu le remake de ronaldhino.

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