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Ligue 1 - 36e journée

Reims, la causerie qui a tout changé

Les Champenois ont obtenu trois points indispensables pour le maintien hier soir sur le terrain d'Évian-TG (2-3). Quelques heures après une causerie qui a modifié le destin de leur soirée. Récit.

Fin d'après-midi en Haute-Savoie. Dans deux heures tout pile, Reims et Évian se disputeront la finale pour le maintien. À 18 heures, juste avant de partir au stade, Olivier Guégan, le coach du Stade de Reims, réunit ses troupes pour la traditionnelle causerie d'avant-match autour de tout son staff et des deux présidents Jean-Pierre Caillot et Didier Perrin.

«J'ai vu mes deux enfants me dire qu'ils m'aimaient»

Même pas le temps d'annoncer la composition d'équipe. L'entraîneur marnais crée d'entrée la surprise. «En préambule, il nous dit que les images valent plus qu'un gros discours», raconte Anthony Weber, défenseur rémois. «Il nous a expliqué qu'il avait cherché toute la semaine pour savoir ce qu'il allait nous dire et qu'il n'avait pas forcément trouvé, se souvient de son côté Mohamed Fofana. Il a terminé en disant que mieux que les grands discours des plus grands entraîneurs, il allait nous passer quelque chose qui allait nous motiver naturellement.»

S'ensuit un film de cinq minutes environ où les unes après les autres, les familles des joueurs envoient leurs encouragements aux joueurs pour qu'ils remportent les trois points. «Cela a commencé par la femme d'Aïssa Mandi. On s'est tous interrogé, et les messages ont défilé, poursuit Fofana. J'ai vu mes deux enfants me dire qu'ils m'aimaient très fort et qu'ils me souhaitaient un bon match.» «Pour moi, c'était ma femme avec ma petite fille dans ses bras, décrit Weber, c'était court, concis. Mais rien que de les voir, de savoir qu'elles étaient toutes les deux à fond derrière moi et l'équipe... En plus, ma femme a très bien caché ça ! Surtout qu'elle n'est pas forcément fan quand il y a des photos ou des vidéos.»
«On a tous eu la larme à l'oeil.»
Les deux joueurs sont d'accord pour dire que ce petit film a marqué toute l'équipe. «On ne s'y attendait absolument pas. Tout le monde a été touché, on était tous remontés à bloc. On savait ce qui nous attendait en cas de mauvaise performance. Avoir eu les messages de nos proches, ça a décuplé notre motivation, avoue Weber. On a tous eu la larme à l'œil. C'était une grande première pour moi, j'essayais de cacher mes larmes mais ce n'était pas simple.»

Pour Mohamed Fofana, cette vidéo a été dans toutes les têtes lorsque Évian-TG est passé en tête au score en début de seconde période. «On avait très bien préparé ce match. Ça faisait d'ailleurs longtemps qu'on n'avait pas passé une semaine en étant aussi concentrés, constate même le défenseur. On était plutôt confiant et la causerie a été la cerise sur le gâteau. Ce petit supplément d'âme a fait qu'on a réussi à revenir lorsqu'on a été mené 2-1. On se rend compte qu'il n'y a pas plus beau que la famille, nos proches. On a joué en pensant à eux.» Le maintien du Stade de Reims pourrait s'être joué grâce à une vidéo. Des petits détails qui marquent dans une saison. Et Anthony Weber de conclure : «C'est quelque chose qui restera.»
 
Timothé Crépin
Timothé Crépin (@T_Crepin)
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CoeurRougeetBlanc 11 mai à 13:59

Fidèle supporter de Reims, je ne connaissais absolument pas cette causerie d'avant match. Merci à France Football. Bon, nous avons 4 points d'avance sur ETG, mais pour nous il ne nous reste plus qu'UN match susceptible de nous donner des points, car je ne compte pas le dernier match à Paris, où ce serait un miracle que de faire simplement match nul. Il faut donc ABSOLUMENT gagner contre Rennes. ALLEZ REIMS.

samosdz007 11 mai à 9:40

Les plus belles réactions c est celles que l on trouve en nous