vercoutre (remy) (L'Equipe)
Le calendrier de l'avent de FF

Rémy Vercoutre (Caen) raconte son meilleur souvenir en 2017 : «On a servi des verres à Rony toute la journée»

Jusqu'à Noël, FF.fr vous propose son calendrier de l'Avent. Avec, chaque jour, le témoignage d'une personnalité du foot qui raconte son souvenir marquant de l'année 2017. Douzième épisode avec Rémy Vercoutre, le gardien de Caen, qui raconte le maintien acquis sur la pelouse du PSG lors de la toute dernière journée de Championnat.

«Mon meilleur souvenir, c'est notre maintien au Parc des Princes lors de la dernière journée de Championnat. Bastia, Nancy, Lorient, Dijon et nous, pouvions encore descendre. Quand on avait vu le calendrier en début de saison, on s'était dit qu'il faudrait vite se mettre à l'abri pour ne rien avoir à jouer au Parc pour la dernière journée. Finalement, on a fait tout l'inverse et il a fallu qu'on aille décrocher notre maintien là-bas. Le PSG ne jouait rien, mais c'était la dernière de Maxwell au Parc, Cavani avait encore des records à battre et on se disait que le club aurait à coeur de gagner son dernier match devant son public. Bref, ça s'annonçait très compliqué. A la mi-temps, on perd 1 à 0, mais on est encore en Ligue 1. Le scénario change complètement à vingt minutes de la fin. On devait absolument égaliser si on ne voulait pas être barragistes.
«Notre exploit est un peu passé inaperçu, mais ça ne nous a pas empêché de faire la fête»
Certains joueurs demandaient les scores au banc pendant le match, moi on me demandait de me dépêcher pour tirer les six mètres. J'ai vite compris... A partir de là, le match est devenu complètement fou. Rony (Rodelin) manque un penalty à quinze minutes de la fin, Julien (Féret) se voit refuser un but pour hors-jeu un peu après, et Rony marque finalement à la toute dernière minute de la toute dernière journée pour nous sauver. Je n'avais jamais vécu un truc pareil. On est passés dans un tout petit trou de souris et par toutes les émotions possibles. On s'était préparés à pousser une semaine de plus à l'entraînement pour jouer les barrages et puis, finalement, on est en vacances ce soir-là. Toutes les caméras étaient braquées sur Monaco qui venait de devenir champion de France et sur Maxwell pour son dernier match, du coup notre exploit est un peu passé inaperçu, mais ça ne nous a pas empêché de faire la fête. Dans le vestiaire on chantait "On est en Ligue 1, on est en Ligue 1", comme si on venait de monter de Ligue 2. Le lendemain, on a tous fêté ça chez Julien Feret qui avait organisé un barbecue. Toute la journée, on a servi des assiettes et des verres à Rony (Rodelin), qui nous avait sauvé, pour le remercier (rire).»

Olivier Bossard

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