Football Soccer - Poland v Portugal - EURO 2016 - Quarter Final - Stade Velodrome, Marseille, France - 30/6/16 Portugal's Renato Sanches celebrates with Adrien Silva after scoring their first goal  REUTERS/Kai Pfaffenbach Livepic (194251+0000,Kai Pfaffenbach/Reuters)
Euro 2016

Renato Sanches, Joshua Kimmich, Moussa Sissoko... Le top 10 des révélations de l'Euro 2016

Jeunes ou moins jeunes, pas grand monde ne les attendait à ce niveau pendant l'Euro 2016. Pourtant, ces joueurs se sont surpassés. Top 10.

Moussa Sissoko (France), surprenant et déroutant

Malgré un statut d'anciens chez les Bleus avec 44 sélections, l'ancien Toulousain n'a jamais fait l'unanimité en France. Souvent moqué pour ses prestations avec Newcastle, qui jouera l'an prochain en Championship, Moussa Sissoko a aligné des prestations très convaincantes pour ne plus sortir du onze de Didier Deschamps après l'Islande.
 
Il est avec Gareth Bale et Eden Hazard le joueur qui a tenté le plus de dribbles dans cet Euro (28). C'est surtout en finale qu'il s'est montré le plus à son avantage en provoquant sans cesse l'arrière-garde portugaise. Le milieu de 26 ans a un bel avenir en bleu désormais.

Birkir Bjarnason (Islande), vaillant viking

Le parcours très surprenant des Islandais est surtout lié à une force collective unique. Sigthorsson, Gunnarsson, Halldorsson, les deux Sigurdsson... Il est compliqué de dégager un joueur de cette belle osmose. À choisir, Birkir Bjarnason est celui qui a montré la voie aux siens en égalisant face au Portugal lors de la première rencontre.
 
Le milieu du FC Bâle a joué l'intégralité des cinq rencontres disputées par les hommes du duo Lagerbäck-Hallgrimsson. Très combatif sur son côté gauche, il a parfaitement respecté le plan de jeu islandais en étant très discipliné défensivement mais également en se projetant rapidement en contre.

Michal Pazdan (Pologne), le «divin chauve»

Si la Pologne n'a encaissé que deux buts en cinq rencontres, le duo Pazdan-Glik en est la principale raison. Si le premier a signé à Monaco après avoir été une valeur sûre au Torino, le second est une réelle surprise.
 
Le défenseur au crâne rasé a été impressionnant de régularité. Face à lui pourtant il avait des clients avec Müller, Özil, Yarmolenko ou encore Cristiano Ronaldo. Le joueur du Legia Varsovie a montré une sérénité défensive, assortie d'une justesse dans ses interventions. Avec 100% de tacles réussis et plus de 16 interceptions, Michal Pazdan a rendu une copie très propre lors de cet Euro 2016.

Hal Robson-Kanu (Pays de Galles), le buteur chômeur

À 27 ans, après une saison délicate à Reading, en deuxième division anglaise, Robson-Kanu a débarqué à l'Euro en inconnu. Il en restera l'une des sensations. Au même titre que son équipe du pays de Galles, inattendue demi-finaliste. Auteur de deux réalisations dans la compétition, l'attaquant gallois a été décisif dans des moments cruciaux.
 
Son but contre la Slovaquie, lors du premier match des Gallois a été celui de la victoire (2-1). Sa feinte face à une défense belge complètement prise pour le 2-1 en quarts de finale reste l'une des images du tournoi. Une belle revanche pour un joueur actuellement sans club qui va sûrement voire débarquer quelques prétendants à sa signature après son bel été.

Eder Citadin Martins (Italie), soldat de Conte

Avant l'avant-centre de Lille, un autre Eder a marqué l'Euro. Plus petit et plus trapu, Eder Citadin Martins a contribué aux bons résultats italiens et incarné l'envie de cette équipe. Omniprésent au pressing, l'attaquant de l'Inter Milan a été le premier défenseur d'une équipe qui a excellé dans ce domaine.
 
Il a aussi su être l'homme décisif dont la Nazionale avait besoin contre la Suède en poules. Son but superbe a ouvert la route des huitièmes aux siens. Irréprochable d'investissement et bon dans son registre, Eder a fait taire les critiques transalpines sur sa naissance brésilienne. Sa hargne et son sens tactique ne laissent pas de place au doute : il est italien.

Eder's goal for Italy vs. Sweden at #Euro2016 (Vine by @br_uk) https://t.co/PLgYyGxRKF

— Mr.Sniffles (@AliZaki51732532) 4 juillet 2016

Joshua Kimmich (Allemagne), Lahm d'un latéral

Joshua Kimmich, à l'aise à tous les postes. (Reuters)
Joshua Kimmich, à l'aise à tous les postes. (Reuters)
Au Bayern, Joshua Kimmich a impressionné tout son monde cette saison. Guardiola compris. Assez bluffant par sa capacité à s'adapter, le milieu de terrain de formation a souvent évolué et brillé en défense centrale. A l'occasion de l'Euro, Joachim Löw a décidé de le placer latéral droit. Là aussi, l'expérience a été concluante. Hyperactif sur son aile, le jeune homme de 21 ans a multiplié les montées de qualité.
 
Sa facilité technique et sa vélocité lui ont permis d'être un réel poison dans son couloir. Probablement l'Allemand le plus dangereux contre la France en demi-finales avec une tête stoppée par Lloris et un poteau, il a été précieux. Sa montée en régime ne s'est jamais arrêtée tout au long de la compétition. Déjà installé au Bayern et maintenant en équipe d'Allemagne, l'avenir semble radieux.

Renato Sanches (Portugal), l'avenir lui appartient

Le meilleur jeune de l'Euro. Le phénomène du Benfica transféré cet été pour 35 M€ au Bayern Munich a réalisé une très belle première compétition internationale à seulement 18 ans et 10 mois. Il est tout simplement le plus jeune vainqueur d'un Euro. Remplaçant au départ, Sanches s'est révélé précieux dans le parcours de l'équipe championne d'Europe coachée par Fernando Santos.
 
Il a notamment a délivré une prestation trois étoiles en quarts de finale face à la Pologne. C'est lui qui permet au Portugal de revenir dans le match en égalisant à la 33ème minute. Athlétique, percutant, remuant, il s'est imposé au milieu de terrain de la Selecçao. Sorti à la 78ème minute en finale, remplacé par l'homme providentiel Eder, Sanches a l'avenir devant lui. Et il s'annonce radieux.

Adam Nagy (Hongrie), le petit prince magyar

Adam Nagy, un combattant de l'entrejeu. (Reuters)
Adam Nagy, un combattant de l'entrejeu. (Reuters)
Il est le symbole de cette nouvelle génération hongroise révélée au cours de l'Euro. Nagy a été l'auteur d'un Euro exemplaire avec sa sélection (sortie en huitièmes de finale par la Belgique). À tel point que le milieu de terrain a tapé dans l'œil de plusieurs recruteurs dont ceux de l'Olympique de Marseille mais aussi ceux du Benfica. Doté d'une belle qualité de passe (90,6% de passes réussies dans la compétition), il a disputé trois matches en tant que titulaire. Ambidextre, et très à l'aise des deux pieds, c'est un joueur technique et véloce avec une marge de progression importante.

Michael McGovern (Irlande du Nord), la muraille de Belfast

Si l'Irlande du Nord a atteint les huitièmes de finale de la compétition, elle peut remercier ses supporters... et son gardien. Défaite par le pays de Galles en huitièmes de finale sur un but contre son camp (0-1), la Green and White Army a pu compter sur une véritable muraille dans les cages. Michael McGovern a réalisé un match monumental face à l'Allemagne en poules (0-1), ne concédant qu'un but aux champions du monde. Tour à tour, Müller, Götze ou encore Khedira s'y sont cassés les dents.

Dans un style pas toujours très académique, McGovern a ainsi permis aux siens de se qualifier pour la première fois de leur histoire en huitième de finale. En fin de contrat avec le club de Hamilton qui dispute la Scottish Premier League (championnat écossais, 10e cette saison), le grand gaillard formé au Celtic Glasgow est l'une des révélations de cet Euro. La Premier League lui tend désormais les bras.

Robert Brady (Irlande), le sens des responsabilités

Si les attaquants irlandais Long, Walters, Keane ou encore Murphy n'ont pas su marquer au cours de l'Euro, Brady a parfaitement repris le flambeau. Alors que son équipe avait neuf doigts de pied à Dublin, le joueur de Norwich a prolongé le plaisir en inscrivant le but de la qualification contre l'Italie, à la 85e minute.
 
Que ce soit en arrière gauche contre la Suède ou en ailier droit face à la France, Brady a dépanné partout où il pouvait. Justement contre les Bleus, dès la première minute il n'a pas tremblé en inscrivant le penalty obtenu suite à une faute de Pogba. Malgré une qualité de passe moyenne (71% de transmissions réussies), il n'a jamais renoncé et sort du tournoi avec les honneurs.
Nicolas Comelli, Enzo Diaz et Adrien Mathieu
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Lucio_Bello 13 juil. à 12:12

J'adore le jeu de mots sur lahm pour Kimmich. Il a tout du futur lahm.renato sanchez.. euh.. il a réussi un dribble pendant l'euro ? il a réussit un tir dévié.. Par contre, Draxler, il sait tout faire à 22 ans. Il a emmené wolsbourg en quarts de LDC

rbritomendes 13 juil. à 3:25

Raphael Guerreiro no?

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