grenier (clement)niang (m'baye)del castillo (romain)morel (jeremy) (A.Reau/L'Equipe)
Ligue 1 - 2e journée

Rennes, avec un Camavinga étincelant, renverse un triste PSG (2-1) !

Mené su score suite à une grosse erreur défensive, Rennes a trouvé les ressources pour renverser la vapeur et s'imposer face à un PSG fantomatique (2-1).

La leçon : Rennes se bidonne, le PSG déraille

Une victoire pour Rennes en Coupe de France au mois d'avril dernier, et un succès pantelant du PSG en Chine, à l'occasion du Trophée des champions, au tout début du mois d'août. Cette clôture de la deuxième journée entre le champion de France et l'un de ses bourreaux la saison dernière avait des allures d'une belle affriolante. Mais dans un 3-4-1-2 quasi originel, avec Marquinhos venant prêter main forte à son arrière-garde face à l'attaque bicamérale bretonne, le PSG se tapait la tête contre le mur. La bande à Julien Stéphan, sérieuse, appliquée et ambitieuse, évoluait à son rythme, tout en contrôle. Par des circuits de relance tranchants, empreints de culot, les Rennais donnaient la frousse à leurs adversaires. Quelques fois seulement, mais bien suffisant cependant pour inquiéter Thomas Tuchel et son staff.

Traoré, sur son côté droit, se jouait de Bernat, sans parvenir à attraper le cadre (10e), puisGrenier se gaussait de Thiago Silva, sorti de sa zone, avant de servir parfaitement Del Castillo entre Meunier et Abdou Diallo. Mais l'ancien poulain du Borussia veillait au grain (16e). Face au pressing, par à-coups, des locaux, le PSG, peu inspiré et sans idée, ne trouvait pas le moyen de désagréger la compacité adverse. Sans jamais réussir à faire la décision sur jeu placé, le club de la capitale s'en remettait à la patte gauche de Di Maria. Sur un coup franc de l'Argentin, Cavani, d'un coup de casque, attrapait le poteau (14e). La densité rennaise, elle, écœurait le PSG, et apportait de la sécurité. Excepté le moment où Da Silva, sur une sortie de balle dans sa surface de réparation, appuyait trop son ballon. Cavani, guettant le moindre faux pas, n'en demandait pas tant, et trouvait la faille (0-1, 36e).
Le bijou de Niang, le gros match de Camavinga
Néanmoins, tandis que le PSG tentait d'accélérer le mouvement, Rennes ne tergiversait aucunement et se remettait sur le droit chemin. Alerté par Camavinga, Traoré distillait un amour de centre dans la boîte. Niang, dos au jeu, et d'un enchaînement exceptionnel, se payait la tête de Marquinhos, puis d'Areola, d'une frappe astucieuse (1-1, 44e). La tête sous l'eau, le PSG pliait encore une fois au sortir des vestiaires. Camavinga, encore lui, délivrait une offrande à Del Castillo, qui prenait le temps de déposer le cuir au fond des filets d'une tête piquée (2-1, 48e). Niang ratait le coche (55e), Gélin touchait le poteau (63e). Rennes, se comportant d'une belle manière, barrait parfaitement les lignes de passe. Mbappé s'essayait (70e), Sarabia aussi, sans succès. Bernat, lui, loupait la balle d'égalisation (90+3e). Décevant, le PSG concédait logiquement sa première défaite de la saison.

Le gagnant : L'allant rennais

Certains auraient pu penser qu'en alignant une défense à trois têtes, Rennes refuserait toute initiative. Mais la partition du soir des hommes de Julien Stéphan aura cloué le bec des nombreuses mauvaises langues. En toute quiétude, les Rennais ont enrayé la machine parisienne. Sans jamais se risquer à faire ce dont ils sont incapables. Preuve d'une intelligence à toute épreuve, finalement... Dans leur antre, les Bretons confirment donc leur bon début de saison, après leur succès en infériorité numérique sur la pelouse de Montpellier la semaine dernière (1-0). Dans le sillage de sa jeune pépite, Camavinga, Rennes a fait étalage de sérieuses dispositions. Et ce, après avoir été déplumé cet été. Encouragent, prometteur. Grenier et sa bande peuvent avoir le sourire, faisant ainsi le plein de confiance.

Le perdant : Marquinhos et Meunier en pleine torpeur

Tout fraîchement auréolé d'un titre avec sa sélection cet été, Marquinhos avait démarré la saison cuvée 2018-2019 tambour battant, en étant l'auteur d'une performance de haute volée lors de la rentrée des classes face à Nîmes notamment. Mais ce dimanche soir, le Brésilien a tout fait à l'envers. Pris comme un bleu sur le but de Niang, l'ancien de la Roma était bien emprunté. À l'instar de son escouade, certes. Thomas Meunier, lui, contesté dans la capitale, n'a pas fait beaucoup mieux. Et les critiques acerbes à son encontre ne devraient pas arrêter de pleuvoir après sa piètre partition. Sa lecture du jeu sur le deuxième but adverse met une nouvelle fois en exergue ses limites dans sa manière de défendre les ballons venant côté opposé. Plus inquiétant encore, sa mollesse balle au pied, qui aura été permanente. Insuffisant pour un club comme Paris.
Mehdi Arhab
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gilloufan51 19 août à 10:13

On ne nous parlera plus de record d’invincibilité , c cool Bravo rennes

bakeux 19 août à 6:55

Ce n’est qu’une défaite. Pas de quoi en faire un drame non plus. Et puis rennes n’est plus une « petite » équipe.

azou 19 août à 0:35

Mr Léonardo agissez avant qu’il ne soit trop tard . Convainquez Tuchel de remettre Marqui à sa vraie place et Bappé au centre ( Cavani a un air de MLS). Vendez Draxler, Meunier, N’soki et Kurzawa et trouvez deux arrières d’ailes et pour Aréola il ne donne aucun signe positif. Pour Dybala je partage. Vite au travail, Lyon rugît.

rousseau92320 19 août à 0:25

Si ça peut permettre de virer tuchel plus rapidement alors tant mieux

paris36 18 août à 23:02

bravo a renne pour cette victoire .areola fautifs du 2 eme but qui sort pas de sa cage le reste toujours le meme jeux que l'année dernière on recule toujours .

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