Championnat des étoiles
1 Live acheter
Britain Soccer Football - Juventus v Real Madrid - UEFA Champions League Final - The National Stadium of Wales, Cardiff - June 3, 2017 Real Madrid's Isco in action with Juventus' Dani Alves Reuters / Eddie Keogh Livepic (Reuters)
Ligue des Champions - Finale

Retour sur le match d'Isco, choix fort de Zinédine Zidane pour disputer la finale de la Ligue des champions

Préféré à Bale, un peu juste physiquement, Isco n'a pas su prendre le jeu à son compte comme il avait pu le faire face à l'Atlético lors du tour précédent. Trop brouillon dans ses derniers gestes, il a toutefois apporté une aide défensive non négligeable dans cette finale.

Isco a tout fait partout, trop vite, trop à contretemps. En gros, ni mauvais, ni bon. Juste pas à la place à laquelle on l'attendait. Alors qu'on l'avait vu exceller dans son rôle de soutien derrière les attaquants, il a peiné dans les transitions attaque-défense, surtout en première période. Face à l'entame de match intensive de la Juventus Turin et à la difficulté de trouver Kroos, serré de près par Khedira, le jeune Espagnol se voyait contraint de redescendre chercher le ballon devant sa surface et se trouvait bien incapable d'impulser la verticalité nécessaire au Real Madrid.

Un travail défensif indispensable

Alors certes, en redescendant dans sa moitié de terrain et en multipliant les passes latérales, Isco calmait le palpitant d'un Real bien secoué. Mieux encore, il participait sans rechigner au travail défensif qui lui était intimé par le schéma tactique de Zidane. Lorsque Ronaldo et Benzema restaient tout deux aux avant-postes, Isco venait bloquer les montées des latéraux sur les côtés et cela aura sans nul doute soulagé ses partenaires, notamment lorsqu'il contrait par deux fois les tentatives de centre de Dani Alves (22e). Mais il semblerait que ses courses aux quatre coins du terrain aient fini par l'émousser physiquement et qu'il ait perdu en lucidité. Car ses gestes offensifs, eux, étaient beaucoup moins fluides et propres qu'à l'accoutumée.
Antonin Deslandes

À la peine dans le dernier geste

Logiquement, Isco n'a pas su s'illustrer là où on l'attendait. Aux abords de la surface, le milieu espagnol a quasiment tout raté. Sur un contre mené par Modric, il manquait son contrôle dans la surface (25e) avant de gâcher une passe toute bête pour Carvajal avant la mi-temps (44e). Malgré une seconde période un peu plus propre offensivement, Isco montrait toujours les mêmes limites dans les vingt derniers mètres. Bien lancé par Marcelo dans la profondeur, l'ancien de Malaga était repris dans la surface de la Juve par Barzagli, qui partait pourtant avec quelques mètres de retard (48e). Une dizaine de minutes plus tard, il dévissait complètement sa frappe à l'entrée de la zone de vérité (58e). Malgré le score fleuve de son équipe, on ne peut pas dire qu'offensivement, c'eût été la soirée d'Isco.

À lire aussi

Réagissez à cet article
500 caractères max
ADS :