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Robert Herbin, sphinx de légende : à retrouver dans le nouveau numéro de France Football

Robert Herbin, légende des Verts et du football français, est à l'honneur dans le nouveau numéro de France Football. Un long dossier passionnant pour toujours se souvenir qui il était. Présentation.

Décédé la semaine dernière, Robert Herbin laisse une trace énorme dans le football français et elle dépasse même le simple cadre de Saint-Etienne. On peut affirmer qu'il est l'un des plus grands entraîneurs de l'histoire. Le plus grand, diront les supporters des Verts... Il est donc naturel et logique que France Football revienne cette semaine dans le détail, en compagnie d'intervenants de choix sur...
Le joueur moderne qu'il fut
Milieu défensif ou arrière central sachant jouer partout et même en pointe, Herbin était en quelque sorte le prototype des grands joueurs qu'il entraînera plus tard à Sainté. Complet, physique, doté d'une super vista et d'un superbe jeu de tête, il fut désigné comme le successeur naturel de Robert Jonquet et Jean-Claude Suaudeau estime qu'il était aussi bon que Franz Beckenbauer. Son seul tort aura été de jouer en équipe de France aux pires moments de l'histoire des Bleus.
 
L'entraîneur précurseur
Pour Christophe Galtier, il était le Johan Cruyff français et il est vrai que sa référence était l'Ajax Amsterdam. C'est donc avec un jeu apparenté au football total que celui qui deviendra "le sphinx" un soir de liesse après le retour de Saint-Etienne - Dynamo Kiev fera évoluer son club vers les sommets jusqu'au fameux 12 mai 1976 contre le Bayern. Pour Patrick Revelli, il a en effet révolutionné et professionnalisé le football français. Champion de France avec Saint-Etienne en 1974, 1975, 1976 et 1981, Herbin s'est néanmoins planté ensuite à Lyon, comme si ses méthodes avaient vécu.

Retrouvez ici le sommaire détaillé du nouveau numéro de FF
L'homme mystérieux
Cauchemar de la presse, Herbin gagnait à être connu quand il avait décidé d'ouvrir son cœur, ce qui était malheureusement rare. Aussi pudique que sentimental, il était conscient du personnage fermé qu'il véhiculait mais expliquait aussi : «Etre vrai? C'est peut-être parce qu'on l'est trop que les autres vous trouvent compliqué.» Il rêvait d'une carrière d'artiste, appréciait hautement Gustave Malher et Jacques Brel, dans sa solitude voulue et appréciée, sur les hauteurs de L'Etrat.

L'ensemble de notre dossier hommage exceptionnel est à retrouver dans le nouveau numéro de France Football actuellement disponible en kiosques et dès maintenant en ligne en version numérique en cliquant ici.
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Heraclite 5 mai à 10:15

Il avait l'élégance du principe aristocratique ou dans des termes plus modernes, il appartenait à la race des seigneurs. Et pour parodier Brassens : "Son trou dans l'eau jamais ne se refermera et coquin de sort dans cent ans il manquera encore"

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