garcia (rudi) balotelli (mario) (E.Garnier/L'Equipe)
Ligue 1 - 24e journée

Rudi Garcia, Kamil Glik, l'attaque de l'OL, Emiliano Sala : le débrief de la 24e journée de Ligue 1

Après chaque journée de Ligue 1, FF.fr débriefe le week-end à travers ce qui a plu ou non à la rédaction. Nouvel épisode avec la 24e journée.

On a aimé

Voir Garcia enfin bouger les lignes
Les aficionados de l'OM ont dû se dire : «EN-FIN !» Vendredi soir, à Dijon, Rudi Garcia a lancé Valère Germain à la place de Bouna Sarr (55e) pour associer l'ancien Monégasque à Mario Balotelli sur le front de l'attaque. Avec la réussite qui est allé avec. À savoir un but de Super Mario une minute plus tard et une victoire finale sur un exploit de Lucas Ocampos. Et surtout une entente qu'on a vite envie de revoir. Avec un Germain évidemment bien plus à l'aise dans un système à deux pointes. À croire qu'il n'y avait que le coach de l'OM qui ne voulait pas y croire. C'est aussi ça la qualité d'un coach : se remettre personnellement en question pour faire progresser son groupe.

Lire : Balotelli-Germain, entente prometteuse

Garcia est sur le bon chemin

La nouvelle grosse performance de Kenny Lala
Si les statistiques n'expliquent pas tout, et qu'elles sont à manier avec des pincettes, celles de Kenny Lala contre Angers ont de quoi en impressionner plus d'un. En dépit de la défaite contre le SCO (1-2), le Français a été à l'origine de toutes les situations dangereuses de son équipe, et a même endossé un rôle à la limite du meneur de jeu. Il a été le joueur qui a fait le plus de passes (114, dont 85% réussies) et touché le plus de ballons (121). Des chiffres qui donnent le tournis pour un arrière-droit. Il a également réalisé 15 centres, créé 4 situations de but et a été le passeur décisif sur la réduction de l'écart de Sanjin Prcic. À un mois et demi du prochain rassemblement des Bleus, nul doute que le staff de Didier Deschamps le garde à l'œil...

Kenny Lala est le meilleur latéral droit de Ligue 1

Butelle qui, loin des projecteurs, fait (très bien) le boulot
La victoire d'Angers contre Strasbourg donne aux hommes de Stéphane Moulin douze points d'avance sur Caen, barragiste. La partie était loin d'être gagnée contre des Alsaciens en pleine bourre. Un homme a retenu l'attention en particulier, il s'agit de Ludovic Butelle. Un peu dans l'ombre d'autres portiers du Championnat, il enchaîne les bonnes performances. Ce match a été une nouvelle fois l'occasion de voir qu'il était un des tout meilleurs de notre Ligue 1. Il a fait six arrêts, dont un à bout portant face à Lebo Mothiba à quelques mètres des buts seulement. Il a longtemps réussi à dégoûter les attaquants adverses, pour finalement craquer en fin de match sur un coup franc où sa défense était certainement trop passive. À 35 ans, et avec sa carrière pleine, il prouve qu'il est une valeur sûre de son équipe.

Ludovic Butelle mérite plus de crédit pour ses performances

«Au revoir Emi», une dernière fois...
Les yeux qui mouillent, la gorge qui sert et les mots manquants. Voilà comment certains des habitués de la Beaujoire ont vécu l'hommage à Emiliano Sala, dimanche à Nantes. Le club s'était donné les moyens de rendre hommage à son buteur décédé : places à neuf euros, tifos, maillots noirs, flocages spéciaux... Et surtout chants. Car les fans ont certes besoin de temps pour faire le deuil de l'ex-idole locale, c'est à tue-tête que la plupart ont chanté à la gloire d'Emi. «Je me suis détruit la voix en chantant pour lui parce qu'il le mérite», narrait l'un d'eux à France Football. Comme des derniers cris de coeur qu'Emiliano ne quittera sans doute jamais. En plus de la Beaujoire, c'est toute la France qui a pu saluer l'Argentin avec des minutes d'applaudissements nourries, suivies de chants à la gloire de Sala.

Lire : Un dernier adieu à Emi', FF vous raconte le dimanche à Nantes

Emiliano Sala sera à tout jamais dans le hall of fame de la Ligue 1

(Reuters)
(Reuters)

On n'a pas aimé

Les «mauvais-sub» du PSG
Qu'y a-t-il de mieux pour un coach mal en point lors d'une rencontre que des remplaçants performants ? Pas grand-chose. Thomas Tuchel n'est ni en délicatesse, ni à la recherche absolue de grande victoire, au regard de l'avance du PSG en Championnat, mais l'Allemand n'a pu compter sur les habitués du banc face à Bordeaux, samedi... Ses ouailles ont gagné, oui. Mais grâce à Edinson Cavani. Christopher Nkunku a été inexistant. Eric-Maxim Choupo-Moting guère mieux. Et Stanley Nsoki pas vraiment au niveau attendu, lui qui aurait dû être expulsé en première période. Seul Moussa Diaby a (un peu) donné satisfaction, mais c'est surtout chez Marco Verratti et les habituels cadres que Tuchel trouvera bonne grâce. Mais pour eux, les bonnes performances sont un train-train hebdomadaire...

Lire : Cet indispensable Marco Verratti

Le PSG n'a pas un banc assez qualitatif

La maladresse de l'OL, encore une fois
Ce n'est pas la première fois que sont mises en avant les statistiques de tirs des Lyonnais après une contre-performance. À chaque fois, elles font bondir. L'OL est l'équipe qui tire le plus au but par match en L1 (17,2 tentatives) mais avec (seulement) la quatrième attaque. Cette rencontre (et cette défaite) contre Nice, et encore plus si on la met en perspective avec le match aller (revers 1-0 également), a été symptomatique d'un manque de réussite, ou plutôt d'une maladresse chronique. Sur cette double-confrontation, l'OL aura tiré 52 fois au but, et cadré 19 fois. Pour combien de but ? Zéro ! Pas une seule fois les filets auront tremblé. Walter Benitez aura été grand, mais tout de même. Si dans le jeu, tout est loin d'être parfait, les occasions existent, et il y en a suffisamment pour ouvrir le score et se mettre à l'abri. Aujourd'hui, l'OL en paie le prix fort et voit Lille filer à six points...

Un meilleur réalisme pourrait masquer les failles de l'OL dans le jeu

Glik encore fautif
Accroché sur la pelouse de Montpellier (2-2), l'AS Monaco pourra avoir des regrets. En effet, les Monégasques, qui ont mené deux fois au score dans la rencontre, se sont vus rejoindre dans les toutes dernières minutes sur penalty. Mis à la faute, Kamil Glik a mis en lumière nombre de ses problèmes cette saison. Aligné aux côtés de Benoît Badiashile dans l'axe de la défense, l'international polonais n'a pas su assumer son rôle de pilier de la défense. Souvent à la limite dans ses interventions, il a logiquement, et grossièrement, concédé le penalty qui a offert le match nul à Montpellier (90+2e). Avec le retour annoncé de Naldo et les bonnes performances de Badiashile, le défenseur 31 ans pourrait se voir rapidement écarté du onze de Monaco.

Glik doit aller sur le banc

Guingamp, des signaux qui ne disent rien de bon
On pouvait être à peu près d'accord avec Jocelyn Gourvennec, le coach de Guingamp, lorsque ce dernier estimait que la défaite des siens face à Lille (0-2) était «imméritée». Pour un revers qui pourrait dire bien plus de choses. Devant des Dogues pas dans leur meilleure forme, l'En Avant a tenté mais a été puni sur ses rares absences. Et c'en est inquiétant tant rien va dans le sens des Guingampais. On se souvient encore de la barre de Nolan Roux, du but refusé avec la VAR ou encore de la main de Jose Fonte. Bref, un manque cruelle de réussite combinée à une confiance en berne : le maintien est très loin.

Guingamp va descendre

Antoine Bourlon, Jérémy Docteur, Damien Irié et Timothé Crépin
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cm13 11 févr. à 12:12

Mais dommage car guimgamp mérite mieux

jeanpierre13 11 févr. à 11:07

Garcia s’enferme dans des schémas pour montrer que c’est lui le patron ? Possible..Comment expliquer autrement certaines décisions ? Avec ses changements perpétuels de stratégie, de positionnement des joueurs, ses choix de recrutement il a amené l’équipe à prendre un retard considérable en championnat cette saison alors qu’on visait clairement le podium. Il reste une petite chance d’accrocher quelque chose. On fera les comptes à la fin..

Silvaneric 11 févr. à 8:48

Tient, encore Balo en photo. Lobbying on Tour des jours Naleux.