garcia (rudi) (J. Faure/L'Equipe)
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Rudi Garcia, l'entraîneur de l'Olympique Lyonnais, en entretien dans FF cette semaine : «Aujourd'hui, j'ai le cuir épais.»

Quatre mois après son arrivée mouvementée, l'entraîneur de l'OL aborde les étapes de montagne avec les huitièmes de finale de la Ligue des champions contre la Juventus, la double confrontation avec le PSG dans les Coupes nationales et l'objectif de revenir sur le podium en Championnat. FF a fait l'état des lieux avec lui. Extraits.

Sur le classement de son équipe et la suite de la saison

«Ce n'est pas acceptable. Ce classement n'est pas en rapport avec les ambitions du club. Quand on a un tel retard, on ne peut revenir qu'avec de la constance et de la régularité. Les joueurs le savent. Mais il ne faut plus traîner en route. Des grosses échéances nous a8endent avec deux confrontations contre la Juventus et deux contre Paris qui vont réclamer de l'énergie. C'est l'équation qu'on va devoir résoudre (...). La seule chose à faire, c'est de tout jouer à fond. L'année où on va en finale de la Ligue Europa avec l'OM (2018, perdue 3-0 contre l'Atletico Madrid), on avait tout joué à fond.»

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Sur son image auprès des médias et du grand public

«C'est évident (qu'il y a eu du "Garcia Bashing"), mais c'est la société qui est comme ça, pas seulement le football. On le voit tous les jours avec des hommes politiques, des patrons de grandes boîtes... Je ne vais pas faire le vieux combattant, mais le monde médiatique actuel est très particulier. Tout le monde peut s'improviser journaliste sans en avoir les compétences et porter un jugement en tapant sur son téléphone. Il y a des choses qui peuvent être blessantes pour la famille. Moi, aujourd'hui, j'ai le cuir épais. Quand tu as entraîné à Rome, tu peux entraîner partout

Sur sa relation avec Jean-Michel Aulas

«Le changement (par rapport à Marseille), c'est la communication du président. Jacques-Henri Eyraud est un homme de grande qualité mais avec moins d'expérience que Jean-Michel Aulas (...). De l'extérieur, tu peux penser qu'il est omniprésent, mais pas du tout. Il a l'intelligence de ne pas être intrusif. En revanche, c'est un expert en management. Quand tu lui donnes les infos, il est capable de te donner un conseil qui te sera super utile. Il possède une expérience de sage. C'est aussi simple que ça

Sur la reconnaissance à l'endroit des coaches italiens

«La fonction est plus respectée en Italie. Déjà dans le terme, "Il Mister". Il y a une reconnaissance plus forte, une fibre patriotique qui leur permet d'être dans les meilleurs clubs : Ancelotti, Conte, Sarri, Allegri... En France, les entraîneurs ne sont pas spécialement soutenus et il ne faut pas s'étonner qu'on ne soit pas nombreux dans les championnats majeurs. Et puis, certains se retrouvent à l'étranger grâce à des agents influents. Il y a une réflexion à mener à ce sujet, c'est d'ailleurs ce que fait l'Unecatef (le syndicat des entraîneurs). Les entraîneurs français sont davantage reconnus à travers la formation que pour le management des équipes pros.»
Rémi Lacombe

L'intégralité de notre entretien avec Rudi Garcia est à retrouver en kiosques dès mardi ou ici en version numérique à partir de 18h.

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