Les volontaires parisiens prennent la pause lors de leur première journée de rassemblement. (Damien Lemennais)
CM2019 (Femmes)

Sabrina Delannoy : «Les volontaires ont tous un rôle clé» pour la Coupe du monde féminine

Les volontaires qui officieront à Paris durant le Mondial féminin (7 juin - 7 juillet) étaient rassemblés pour la première fois samedi au coeur du bois de Vincennes. «Ils vont contribuer à la réussite de l'événement», prédit l'ancienne internationale Sabrina Delannoy, qui les a accompagnés durant cette journée.

L'ambiance est enjouée, en ce samedi matin pourtant gris, à la Chesnaie du Roy, en plein coeur du bois de Vincennes. Les volontaires parisiens qui officieront cet été durant la Coupe du monde féminine (7 juin - 7 juillet) ont rendez-vous à 9h15 pour une première rencontre, quelques mois avant le début du tournoi. Si certains sont encore en phase d'observation, seuls, appuyés contre un mur ou un café à la main, d'autres - qui se sont déjà côtoyés sur d'autres compétitions - forment des petits groupes qui échangent gaiement.
Mathilde Vignes, la responsable du Programme volontaires à Paris, pose un oeil bienveillant sur ses recrues. « Nous avons terminé les entretiens en novembre, rappelle-t-elle. En janvier, nous sommes revenus vers les candidats. Et aujourd'hui (samedi) c'est un premier moment pour se rencontrer. On va leur expliquer leurs missions ce matin, puis, dans l'après-midi, se tiendront des Olympiades par équipes sous forme d'ateliers. »
Le but de ce rassemblement ? Créer une cohésion entre ceux qui évolueront dans l'ombre durant la compétition mais qui en seront un maillon essentiel. Sur les 348 volontaires retenus pour Paris, 90 % étaient présents pour cette première rencontre. « Fin mai-début juin, les volontaires auront une demi-journée ou une journée de formation, explique Mathilde Vignes. Les premiers volontaires seront mobilisés dès le 20 mai. »

«Des personnes motivées, passionnées»

Ancienne défenseure internationale (39 sélections, 2 buts), Sabrina Delannoy, aujourd'hui directrice adjointe de la Fondation PSG, tenait à être présente pour cette journée. « J'ai pris la décision d'arrêter ma carrière en 2016 en sachant qu'il y aurait la Coupe du monde en 2019. Dès le lancement officiel, j'ai eu envie de m'impliquer. Être présente lors de la présentation d'Ettie, la mascotte, où aujourd'hui, auprès des volontaires, c'est une forme d'engagement pour moi. » Pour l'ex-joueuse du PSG, ces volontaires ont « tous un rôle clé. Ils vont grandement contribuer à la réussite de l'évènement. Ce sont des personnes motivées, passionnées avec de grandes qualités humaines. »
Alexis, 25 ans, avait été volontaire l'été dernier durant le Mondial U20 féminin en Bretagne. Il a voulu retenter l'expérience et s'occupera de missions logistiques sur le tournoi à venir. Il a fait une pause dans son exil londonien (« pour perfectionner mon anglais ») pour assister à cette journée. « En Bretagne, j'étais joker volontaire. J'ai réalisé des missions logistiques, d'autres avec les médias, du service aux spectateurs, je me suis occupé de la signalétique, de la mise en place de panneaux... », détaille-t-il. De cette première expérience sur une compétition internationale, Alexis a gardé un excellent souvenir. « Sur le plan humain, ça m'a permis de rencontrer des gens. Sur le plan professionnel, de mettre en avant ma polyvalence. Quand je passe un entretien, on me parle beaucoup de cette expérience. Mon but est d'intégrer un comité d'organisation d'une grande compétition. »
Alexis, 25 ans, sera l'un des volontaires oeuvrant lors du Mondial 2019. (L'Équipe)
Alexis, 25 ans, sera l'un des volontaires oeuvrant lors du Mondial 2019. (L'Équipe)

«Important que les visiteurs aient un visage accueillant»

Pour la ville de Paris, qui va être l'hôte de sept rencontres, cette compétition constitue également un enjeu important. « Il s'inscrit dans la stratégie d'accueil des grands événements comme l'Euro 2016, le Championnat du monde de handball masculin en 2017, l'Euro de hand féminin en 2018, la Ryder Cup 2018 et qui nous mènera aux Jeux olympiques et paralympiques de 2024 », explique Jean-François Martins, l'adjoint au maire chargé des Sports et du Tourisme. Pour lui, le rôle des volontaires est « primordial ». « Il est important que les visiteurs et les spectateurs aient un visage accueillant, humain, quand ils vont arriver dans le stade. Il s'agit d'une expérience humaine qui ne ressemble à aucune autre. »
« Cette Coupe du monde va être un beau coup de projecteur sur le football féminin, annonce Sabrina Delannoy. J'espère que les gens auront ensuite un regard différent sur la pratique de cette discipline. Ce sera une belle Coupe du monde, avec des stades pleins. Je crois que ce sera encore mieux qu'au Canada. »
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