m'barek (sarah) (L'Equipe)
Quatre filles dans le vent (3/4)

Sarah M'Barek, l'exception

En marge de la finale de la C1 entre le PSG et Francfort, FF rend hommage à ces femmes qui font le foot français. Aujourd'hui, gros plan sur Sarah M'Barek, seule technicienne sur le banc d'un club de l'élite.

Cette saison encore, elle était la seule femme entraîneur d'un club de l'élite, l'En Avant Guingamp. Cinquième du championnat qui vient tout juste de se terminer après avoir longtemps occupé la quatrième place –derrière le quatuor OL-PSG-Juvisy et Montpellier – quart de finaliste du Challenge de France, Sarah M'Barek constitue l'heureuse exception d'une D1 féminine qui fait, hélas, encore peu confiance aux techniciennes.
Celle qui a beaucoup appris aux côtés d'Adolphe Ogouyon, son mentor et prédécesseur sur le banc guingampais, est connue pour être une technicienne dynamique.
A 37 ans, la native de Chaumont (Haute-Marne) n'est plus tout à fait une débutante. Sarah fait déjà valoir huit saisons en tant qu'entraîneur au plus haut niveau : six avec Montpellier, son dernier club professionnel, et deux avec Guingamp. Ancienne internationale à la fin des années 1990, celle qui a beaucoup appris aux côtés d'Adolphe Ogouyon, son mentor et prédécesseur sur le banc guingampais, est connue pour être une technicienne dynamique.

«Pour un homme, c'est un métier difficile. Pour une femme, encore plus»

Il y a quelques mois, dans «le Télégramme de Brest», elle expliquait travailler dur pour obtenir le DEPF, et rejoindre Corinne Diacre (entraîneur du Clermont Foot en L2), seule femme à le détenir à ce jour :«Nous sommes quinze stagiaires et je suis effectivement la seule femme, précisait-elle. Si tout va bien, j'espère être diplômée dans un an et demi. Pour un homme, c'est un métier difficile. Pour une femme, encore plus».
«J'aimerais laisser une trace, je ne le cache pas. J'aimerais que l'on se souvienne de moi comme d'une pionnière, que l'on dise que j'ai, avec Corinne Diacre, ouvert la voie...»
Sous contrat à l'EAG jusqu'en juin 2016, Sarah ne fait aucun mystère de ses ambitions : «J'aimerais laisser une trace, je ne le cache pas. J'aimerais que l'on se souvienne de moi comme d'une pionnière, que l'on dise que j'ai, avec Corinne Diacre, ouvert la voie et donné envie à d'autres femmes d'entraîner».

Rendez-vous à la rentrée

Pour l'heure, elle peut d'ores et déjà se féliciter de faire progresser ses joueuses, en particulier Griedge Mbock, appelée à disputer la Coupe du monde au Canada, et qu'elle est allée recruter du côté du Stade Briochin. Son effectif est très jeune, international (on y retrouvait cette saison des joueuses nigériane, marocaine, japonaise, guinéenne et des U20 françaises) et a évidemment envie de se rapprocher le plus possible d'un podium que Sarah a déjà fréquenté (vice-championne de France avec Montpellier). Rendez-vous à la rentrée. Déjà, elle peut s'enorgueillir d'avoir fait trembler le PSG, éliminé aux tirs au but en Coupe et qui ne s'était imposé que 2-1 en championnat au retour...

Frank Simon (@Frank_simon)
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