baradji (sekou) (PERROCHEAU ROMAIN/L'Equipe)
Ligue 2 - Valenciennes

Sekou Baradji : «La Ligue 1, ça ne me fait pas peur»

Après une saison pleine à Valenciennes (L2), Sekou Baradji, milieu de terrain défensif, veut finir sa carrière dans l'élite où il estime qu'il peut encore faire de belles choses.

Quel bilan tirez-vous de votre saison dernière avec VA ?
Malgré la situation difficile du club, j'ai fait une saison aboutie avec 28 matches. C'est vrai, ce n'était pas facile, mais on s'est sauvé sur les cinq dernières journées. Au départ, je n'étais pas titulaire pour des raisons un peu particulières, et puis l'arrivée de Faruk Hadzibegic. J'ai pris mes responsabilités pour tirer le groupe vers le haut, et notamment les jeunes joueurs.

Désormais libre, où en êtes-vous ?
J'ai des touches et des offres, mais je ne précipite pas. Je me vois plutôt en Ligue 1, je sais que j'ai les qualités pour y jouer. Mais à 32 ans, c'est difficile de passer de la L2 à la L1 dans l'esprit des dirigeants français. Franchement, je n'ai rien à envier à des joueurs de l'élite, et la Ligue 1 ça ne me fait pas peur.

Déjà la saison dernière, le LOSC était intéressé...
Oui, Hervé Renard était intéressé. Il aimait bien mon profil, et mon abattage au milieu du terrain. Dans le foot, il faut des joueurs capables d'aller à la guerre sur le terrain. C'est mon caractère, c'est ainsi que je me suis forgé.

«Je peux faire la sentinelle comme me projeter»

J'aurais dû écouter Frédéric Hantz à l'époque au Mans...
Justement, vous avez un parcours bien rempli. Racontez-nous ?
J'ai été formé au Mans. C'est Frédéric Hantz qui m'a lancé. J'ai adoré travailler avec lui. Malheureusement, j'ai pris la décision de quitter le MUC à 21 ans pour West Ham. C'était beaucoup trop jeune. J'aurais dû écouter Hantz...

Pourquoi ?
Parce qu'il m'a dit de ne pas y aller. J'ai été mal conseillé. Je pense que ç'a été un tournant. A 21 ans, tout seul à Londres, ce n'était pas la meilleure idée. Je n'ai pas pu jouer car je n'avais pas le droit de porter plus de trois couleurs dans la même saison.

Vous avez réussi à rebondir...
J'ai eu quelques trous d'air avant de me relancer à Martigues et puis au Portugal. J'ai goûté à la L1 avec Dijon. Et puis, j'ai enchaîné à Valenciennes.

Dans le registre, on vous a qualifié comme le Matuidi de la Ligue 2. Qu'en pensez-vous ?
Disons que j'ai beaucoup évolué avec le temps. Je dirais que je suis polyvalent. Je peux faire la sentinelle comme me projeter. Toute proportion gardée, je suis effectivement dans le même registre que Matuidi. Je suis gaucher, j'aime me projeter et casser les lignes balle au pied.
Nabil Djellit 
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