Soccer Football - Serie A - Napoli vs Fiorentina - Stadio San Paolo, Naples, Italy - December 10, 2017   Napoli's Jorginho in action with Fiorentina's Giovanni Simeone    REUTERS/Ciro De Luca (Reuters)
Italie

Serie A : Chiesa, Simeone, Hagi... Les trois «fils de» de la Fiorentina

Si le talent de footballeur n'est pas automatique de père en fils, la Fiorentina a misé sur trois jeunes au livret de famille étoilé : Federico Chiesa, Giovanni Simeone et Ianis Hagi.

Giovanni Simeone, le serial buteur

Fils de Diego, l'entraîneur de l'Atlético Madrid, l'Argentin de 22 ans est l'attaquant de pointe de la Viola. Formé à River Plate, il est arrivé en Italie en 2016, au Genoa, où il n'a pas vraiment tardé à impressionner son monde. Pour sa première saison dans la Botte, il a compilé 12 buts et une passe décisive en 35 matches de Championnat avec les Rossoblu. La Fiorentina a évidemment flairé le bon coup cet été, et déboursé 10 millions d'euros pour s'adjuger les services du bien surnommé «Cholito». Diego Simeone donne à son fils des conseils «sur tout. Tu resterais des heures à l'écouter», expliquait Giovanni à la Gazzetta dello Sport.

Ce pur numéro 9 est tout aussi prolifique avec les U20 de l'Albiceleste (10 buts en 12 matches), et les comparaisons avec la légende argentine Gabriel Batistuta, qui a joué 9 saisons à la Viola, ont logiquement vite fusé. Le jeune joueur est forcément admiratif, comme il l'a expliqué au quotidien italien : «Mon père racontait qu'il était un animal des surfaces. J'ai vu tellement de fois ses buts sur Youtube : il fendait l'espace. Ce serait beau de faire l'Histoire à la Viola comme lui».

Federico Chiesa, le virtuose

Des trois joyaux de la Viola, il est sans nul doute le plus brillant. Il est aussi le seul dont le père a défendu les couleurs de la Fiorentina. Ce qui pousse forcément à la comparaison avec Enrico, donc, son paternel, qui a marqué le Championnat de son empreinte avec plus de 100 buts en près de 400 matches. De quoi imposer une certaine pression au fiston. Et à 20 ans, il faut admettre que le joueur formé à la Fiorentina a déjà tout d'un futur grand : il a déjà participé à une bonne partie de l'exercice 2016-2017 (27 matches de Championnat, pour trois buts et trois passes décisives). Cette saison, l'ailier droit totalise 4 buts et 3 passes décisives en 15 matches de Serie A. International Espoirs italien, ses prestations avec la Viola pourraient bientôt lui ouvrir les portes d'une équipe A en reconstruction, à l'instar d'une autre pépite formée à la Viola, Federico Bernardeschi.

Doué d'une belle vision du jeu et d'une grande habilité technique, Enrico Chiesa peut marcher sur les traces de son père, même si ce dernier ne veut pas que l'on s'attarde sur la question, comme il l'a expliqué dans une interview à Sport2000 : «Je n'ai aucun conseil à donner à Federico (...) Dans le football, seul le terrain compte vraiment et pas le nom de famille. Je l'ai toujours dit à mes deux fils, Federico et Lorenzo, qui jouent au football. Le juge final est toujours le rectangle de jeu. À Federico, j'ai toujours dit de de jouer avec passion et plaisir.»

Ianis Hagi, l'espoir brut

Avec un temps de jeu famélique de 48 minutes depuis qu'il est arrivé la saison passée, l'avenir à la Fiorentina s'inscrit en pointillés pour le jeune milieu offensif. Fils de Gheorghe Hagi, légende du football roumain, et ancien joueur du Real Madrid et du Barça, Ianis Hagi (19 ans) n'a jamais vraiment eu sa chance avec l'équipe première. Il faut dire aussi qu'il est barré par un secteur offensif bien déjà bien fourni.

Avant d'arriver en Italie à l'été 2016, Ianis est devenu à 16 ans le plus jeune capitaine de l'histoire de la ligue roumaine en 2015 avec le FC Viitorul Constanta, club à la fois détenu et coaché par son père. Quand il n'est pas sur le banc avec l'équipe première, il évolue dans le Championnat Primavera (U19). Il s'y est d'ailleurs illustré début décembre face au Chievo Vérone, en inscrivant un superbe but du droit. Ianis Hagi demeure un talent perfectible et malléable. Son père, lui, pense qu'il «mérite de jouer». Le jeune talent roumain pourrait donc aller voir ailleurs rapidement pour avoir du temps de jeu.
Jérémy Nedelec
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