Jean-François Fortin a été blanchi par la justice sportive en mars 2015. (PORCU FREDERIC/L'Equipe)
Justice

Soupçons de matches arrangés en L2 : pour le juge Tournaire, le président de Caen a pris part à la corruption

Pour le juge qui l'a renvoyé en correctionnelle (avec huit autres personnes) dans l'affaire des soupçons de matches arrangés en L2 en 2014, Jean-François Fortin a pris part à la corruption.

Le juge d'instruction Serge Tournaire n'a pas du tout la même vision que la commission de discipline de la Ligue de football professionnel sur les implications supposées de Jean-François Fortin dans l'affaire du match truqué de L2 Caen-Nîmes (1-1) du 13 mai 2014. L'instance, après instruction, avait blanchi le président caennais en mars 2015. Dans son ordonnance de requalification et de renvoi devant le tribunal correctionnel de Paris en date du 22 septembre, le magistrat est, au contraire, loin de blanchir le dirigeant normand, également membre du conseil d'administration de la LFP.

Fortin dénonce un «acharnement»

Selon une source judiciaire, le document avance que «c'est conscient des intentions de son homologue gardois [Jean-Marc Conrad, alors ex-président d'Arles-Avignon et futur dirigeant de Nîmes] que Jean-François Fortin a d'abord accepté de converser téléphoniquement avec lui et, d'autre part, de lui laisser entendre son accord pour jouer le match nul comme l'établit le contenu de leur conversation interceptée». Les avocats de Jean-François Fortin ont publié un communiqué dans lequel le dirigeant caennais «regrette cet acharnement» et se dit «confiant dans la décision que rendra le tribunal correctionnel».

«Pour le juge, Fortin a pris part à la corruption», un article à lire dans L'Equipe.
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