rongier (valentin) (A.Reau/L'Equipe)
Ligue 1 - 10e journée

Strootman, Rongier, Lopez : l'Olympique de Marseille a-t-il trouvé son juste milieu ?

Vainqueur face à Strasbourg (2-0), l'OM n'a pas complètement rassuré mais a entrouvert quelques portes pour l'avenir. Si la mission était avant tout de gagner, quel que soit le contenu, le trident du milieu de terrain a peut-être gagné quelques points.

C'est l'un des grands défis d'André Villas-Boas à l'Olympique de Marseille : mettre en place un milieu complémentaire entre Strootman, Lopez, Rongier et Sanson. Titulaire quasi-systématique depuis le début de la saison, ce dernier a souvent semblé en difficulté pour trouver sa place et son rôle précis. Au-delà de son cas personnel, son utilisation aux côtés de Lopez a parfois donné l'impression que les deux joueurs se marchaient sur les pieds. Alors que Sanson était absent pour la première fois (suspendu), l'entraîneur portugais a aligné un milieu Strootman-Rongier-Lopez qui a montré quelques signes encourageants, alors que l'OM a gagné pour la première fois depuis cinq semaines (2-0). Peut-être bien les seuls enseignements sérieux d'un match franchement pénible à regarder.

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-Les notes de Marseille-Strasbourg

Strootman et Rongier, duo de proximité

On commençait à se poser des questions sur la dernière recrue marseillaise, arrivée en grande pompe le lendemain du mercato. Si Rongier n'arrivait pas en manque de rythme physique, Villas-Boas a toutefois préféré prendre son temps avec lui, l'incorporant petit à petit dans son équipe. Devant Strasbourg, en première période, l'ancien Nantais s'est rapproché très près de Strootman, le remplaçant même régulièrement à son poste lorsqu'il fallait mener le jeu : avec le ballon, Rongier a souvent évolué en position de numéro 6 organisateur, distillant quelques bonnes passes entre les lignes. Sans le ballon, dans le 4-1-4-1 de son entraîneur, il a souvent été le premier à déclencher le pressing, en montant près de Benedetto. En deuxième période, il a toutefois laissé ce rôle à Lopez. Et pour cause : l'OM était passé en 4-2-3-1, entérinant définitivement la proximité entre Strootman et Rongier, côte-à-côte dans le cœur du jeu. Aux côtés d'un Néerlandais correct dans le placement et la relance mais souvent lâche dans son marquage, le nouveau numéro 21 marseillais a apporté, au contraire, une intensité de chien fou : souvent plus visible que vraiment efficace, mais pleine de bonnes intentions. Un duo complémentaire sur le papier, même si les automatismes défensifs restent largement à travailler pour laisser moins d'espaces entre eux et la défense.

Maxime Lopez, en toute liberté

Le minot de l'OM (21 ans) a évolué un cran plus haut que ses deux comparses, n'hésitant pas à se balader autour de la surface de réparation pour donner des solutions à l'ailier côté ballon. En deuxième période, alors que son équipe avait changé de système, Lopez a même clairement joué en position de numéro 10. Un rôle qu'il a interprété à l'ancienne : 71 touches de balle (troisième olympien du match, derrière... Rongier et Strootman), trois dernières passes avant un tir, et pas moins de dix-huit pertes de balle. Un match sur lequel il a donc délaissé la distribution pour plutôt tenter d'être décisif. Un registre différent, donc assez précieux, dans l'animation du milieu marseillais, surtout en l'absence de Payet. Lopez a paru libéré par la couverture défensive du double-pivot derrière lui. Pas suffisant pour réaliser un très bon match, certes – mais aucun joueur sur la pelouse ne gardera un grand souvenir de sa performance du soir. Suffisant, en revanche, pour donner quelques garanties à son entraîneur... et pour esquisser la création d'un trio de référence au milieu de terrain ?
Les positions moyennes des Marseillais en première période. Rongier (21) très près de Strootman (12) tandis que Lopez (27) joue nettement plus haut, entre Benedetto et Radonjic. (Source Sofascore)
Les positions moyennes des Marseillais en première période. Rongier (21) très près de Strootman (12) tandis que Lopez (27) joue nettement plus haut, entre Benedetto et Radonjic. (Source Sofascore)
Erwann Simon
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yalco 21 oct. à 12:50

Je pense que le retour de sanson est essentiel pour battre le psg

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