Soccer Football - Serie A - Inter Milan v AC Milan - San Siro, Milan, Italy - October 17, 2020 AC Milan's Zlatan Ibrahimovic celebrates scoring their second goal REUTERS/Daniele Mascolo (Reuters)
Italie - 4e journée

Succès dans le derby face à l'Inter et quatrième victoire en quatre journées pour le Milan AC de Zlatan Ibrahimovic !

Le derby pour le Milan AC ! Grâce à Zlatan Ibrahimovic, auteur d'un doublé, les Rossoneri ont fait tomber l'Inter à San Siro (2-1). Avec l'Atalanta qui est tombée à Naples, les Milanais prennent seuls la tête de la Serie A avec cette quatrième victoire en autant de journées !

La leçon : Ce Milan a du coeur

On les a sentis dans la difficulté parfois. Maladroits et poussés dans leurs retranchements par l'Inter, les Rossoneri ont serré les dents. Et ils y sont enfin arrivés. Devant une Inter qui a fortement appuyé sur l'accélérateur à certains moments, l'arrière-garde milanaise a su garder le contrôle de son destin et enfin lever les bras aux cieux de San Siro. Quatre ans que le Milan AC n'avait pas battu l'éternel rival, ça commençait à faire long. Très long. Alors, ils se sont mis toutes les chances dans les poches, les Rossoneri. Vite fait, bien fait. Alerté en profondeur, Zlatan Ibrahimovic la joue vieux briscard. Pris de vitesse par Aleksandr Kolarov, le Suédois garde le cuir dans la surface en attendant l'irréparable... qui finit par arriver. L'international serbe inflige un tacle stupide et prend le pied de l'ancien Parisien. Penalty flagrant. «Le Z» s'élance, Handanovic sort la tentative mais le numéro 11 milanais suit à l'affût (0-1, 12e). Le show Ibrahimovic est lancé. Quatre petites minutes plus tard, Rafael Leão enrhume Danilo D'Ambrosio sur le flanc gauche. L'ancien du LOSC pousse le ballon, lève la tête et offre une galette à Zlatan Ibrahimovic pour le doublé (0-2, 16e). L'Inter est K-O debout. Pris à la gorge, les ouailles d'Antonio Conte souffrent dans l'entrejeu et ce sont surtout les trois centraux qui dégustent. Kolarov en tête de gondole. L'Inter va alors se recentrer sur le jeu, rien que le jeu. Les deux pistons, Hakimi et Perisic montent d'un cran et les fils commencent à se reconnecter par magie. Sur une belle sortie de balle de Kolarov, Perisic est touché sur le côté gauche. D'un centre tendu au deuxième, le Croate trouve Romelu Lukaku qui n'a plus qu'à pousser au fond (1-2, 29e).
L'Inter appuie fort alors. Un superbe jeu à trois entre Lukaku, Lautaro et Barella vient allumer la mèche. L'international italien écrase trop sa frappe (32e). Le Belge est même à deux doigts de rejoindre Ibrahimovic, esseulé aux six mètres sur une tête mal ajustée (45e+2). Le deuxième acte ressemblera plus à une bataille tactique et la rencontre se rééquilibre tout doucement. L'Inter pose le pied sur le ballon et se positionne haut sur le pré. La clé est à deux doigts d'être trouvée pour fracturer le coffre rossonero. Sur un amour de ballon d'Arturo Vidal, Achraf Hakimi loupe l'immanquable de la tête (59e). Le plus dur est passé pour le Milan. Dans un second souffle inattendu, le septuple champion d'Europe ne tremble plus et gère. Frôlant même le but du break (72e). Tout juste entré en jeu, Samu Castillejo glisse un ballon parfait dans la course de Rade Krunic, lui aussi tout frais. L'international bosnien croque le 3-1. L'Inter aura beau se poster dans le camp du rival, rien n'y changera. Même pas les deux énormes occasions de Lukaku (90e+3) et surtout cette talonnade de l'ancien d'Anderlecht captée par Donnarumma dans les ultimes secondes... Ce samedi soir, Milan est rossonera. Et le sourire est encore plus beau pour les Milanistes. Avec quatre victoires en quatre matches, le Milan est leader de la Serie A.

Le gagnant : Les bons choix de Stefano Pioli

Zlatan et ses deux buts, le match solide de Simon Kjaer, les percussions de Rafael Leão... Il y a beaucoup de gagnants côté rouge et noir. Mais chapeau bas à Stefano Pioli, le coach du Milan. Son 4-2-3-1 a posé d'énormes problèmes à l'Inter. Le choix de positionner l'international portugais sur un côté a offert une variété de jeu intéressante dans le jeu rossonero. De l'autre côté, le Belge Saelmaekers a été discret mais sacrifié pour fermer à double tour le couloir droit. Des très bons choix.

Le perdant : Kolarov et les bricolages de Conte

Il n'avait certes pas trop le choix avec la cascade d'absents. Mais Antonio Conte n'a pas changé son fusil d'épaule. Sa défense à trois, on n'y touche pas ! Quitte à faire du bricolage. Ce samedi face au Milan, ça s'est vu. D'Ambrosio, latéral de formation, a pris l'eau à certains moments, tout comme Kolarov, latéral gauche (très) offensif à l'accoutumée, fautif sur le penalty d'Ibrahimovic et laxiste dans son marquage. Vivement que les troupes de Conte reviennent au complet.
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Vergula 17 oct. à 22:52

Quoi qu'on puisse penser de cet homme là... il est dingue !

phitou 17 oct. à 20:49

Zlatan le patron!!!!!!!

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