Soccer Football - Bundesliga - Bayern Munich v Eintracht Frankfurt - Allianz Arena, Munich, Germany - May 23, 2020  Bayern Munich's Thomas Muller celebrates scoring their second goal, as play resumes behind closed doors following the outbreak of the coronavirus disease (COVID-19)  REUTERS/Andreas Gebert/Pool    DFL regulations prohibit any use of photographs as image sequences and/or quasi-video (Reuters)
Allemagne - 27e journée

Thomas Müller facilitateur hors pair du Bayern de Flick

Impliqué sur trois des cinq buts inscrits par les siens face à l'Eintracht Francfort (5-2), Thomas Müller a une nouvelle fois guidé le Bayern Munich ce samedi soir. Avec lui, tout semble plus simple.

Il fallait le voir rentrer sur la pelouse de l'Allianz Arena à la manière d'un employé se rendant au bureau. En toute décontraction, Thomas Müller s'apprêtait alors à prendre son poste : celui de facilitateur en chef. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que le champion du monde n'a pas mis longtemps à remplir son office. Après un premier quart d'heure pour se mettre en route, c'est lui qui a une nouvelle fois montré la voie. Dans la foulée d'une jolie course plongeante dans le dos de la défense de Francfort, le numéro 25 signait sa 17e (!) passe décisive de la saison. À la réception du centre en retrait, Leon Goretzka ne se faisait pas prier pour fusiller Kevin Trapp (1-0, 17e).

Renard des abords de la surface

La suite ? Un jeu entre les lignes à montrer dans toutes les écoles de football et une impression visuelle criante : celle que l'international allemand est en ce moment capable de placer l'un de ses coéquipiers sur orbite à n'importe quel moment. Sorte de renard des abords de la surface, Müller en était à la mi-temps à 36 ballons touchés, une assist, donc, et un but. Car le meneur de jeu du Bayern reste un joueur capable de scorer. Sur un service côté gauche d'un Alphonso Davies toujours aussi remuant, le meilleur passeur du Championnat remportait son duel face à Martin Hinteregger avant de tromper Trapp à bout portant (2-0, 41e). Il y avait bien eu un déchet un peu plus important qu'à l'accoutumée (65% de passes réussies, 13 ballons perdus) mais l'homme à tout faire pouvait regagner les vestiaires avec le sentiment du devoir accompli.

En pleine forme physique

Symbole du renouveau du Munich de Hans-Dieter Flick, Müller n'en était pas rassasié pour autant. D'une merveille de déviation, c'est lui qui permettait à Kingsley Coman d'avoir tout le temps nécessaire pour ajuster un centre parfait à l'intention de Robert Lewandowski (3-0, 46e). On l'imaginait alors souffler rapidement en vue du choc face au Borussia Dortmund (mardi prochain). C'était sans compter sur un retour surprise des visiteurs (52e, 54e, doublé de Hinteregger). Heureusement pour Flick, son numéro 10 et leur bande, Gelson Fernandes se mettait à la faute et permettait à Davies de redonner de l'air aux siens (4-2, 61e). De quoi permettre à Müller de gérer ses efforts en fin de rencontre ? Pas vraiment. À dix minutes du terme, c'est encore lui qui impulsait le pressing, signe d'une forme physique complètement recouvrée. Les milieux défensifs du BVB sont prévenus. - T. P.

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RensenbrinkRIP 23 mai à 23:39

Bon joueur en effet mais je n’arrive pas à m’emballer pour lui (doux euphémisme). Cela doit être parce qu’il râle tout le temps sur l’arbitre et les joueurs adverses pendant les matches. Son interview après la CM 2014 avec une journaliste (qui lui demandait s’il n’était pas déçu de ne pas être le meilleur buteur) avait été aussi grossier.

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