Emiliano Sala et Thomas Touré (dans le mur, au centre). (R. Martin/L'Equipe)
Sala

Thomas Touré : «Ça me bouleverse»

Ancien coéquipier de Sala à Bordeaux, l'attaquant angevin Thomas Touré lui avait servi de traducteur lors de son arrivée en France. Il est évidemment très touché.

«Quel est votre sentiment par rapport à ce drame ?
C'est un coéquipier (d'Angers) qui m'a annoncé ce qui lui était arrivé. Je lui ai répondu : ''C'est une blague ?'' Je suis choqué. Depuis tout à l'heure, je suis sur Twitter en train de rechercher des nouvelles. Ça me bouleverse. Je n'arrive pas à y croire. La première personne que j'ai contactée est Valentin Vada mais, pour le moment, il ne m'a pas répondu. Il doit être très touché, car ils venaient tous les deux de la même académie, en Argentine. Ils étaient quasiment ''frères''. A leur arrivée en France, Emiliano mangeait souvent chez les parents de Valentin. Ils doivent être choqués, eux aussi. C'est incroyable que ça se passe en plus au moment où il venait d'obtenir le contrat de sa vie, qui lui aurait permis de mettre sa famille à l'abri. Il a bossé dur pour en arriver là, pour avoir une telle opportunité dans un gros Championnat. Et, tout d'un coup, tout s'écroule.
Un avion transportant Emiliano Sala a disparu
Le passage de la joie à la désolation a été brutal, en effet...
C'est triste. C'est quelqu'un avec de vraies valeurs, un joueur qui s'est arraché, qui a toujours bossé. C'est le genre de nouvelle qu'on ne souhaite jamais avoir. Déjà, moi, je suis mal. Alors, je n'imagine pas ses parents... Apprendre ça du jour au lendemain, ça doit être terrible.
Quels étaient vos relations avec Emiliano, à Bordeaux ?
Il était senior quand il est arrivé aux Girondins. Il a joué directement avec la réserve, en CFA. Comme ma mère est espagnole, je parle un peu cette langue. Je lui servais un peu d'interprète. On passait du temps ensemble. Mais on ne se voyait pas en dehors, car j'étais encore au centre de formation, je ne pouvais pas trop sortir. Après, on a évolué ensemble en équipe première. On était en concurrence, sans que ça ne change nos relations. Puis, quand on s'est retrouvé dans des clubs différents, je le félicitais quand il marquait. Et on échangeait nos maillots, quand on jouait l'un contre l'autre. On était proches.»

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