tuchel (thomas) (E.Garnier/L'Equipe)
Ligue 1 - PSG

Thomas Tuchel et l'éternelle recherche de l'équilibre avec le PSG

Contrarié face à l'AS Monaco (3-3), le Paris Saint-Germain de Thomas Tuchel a subi son propre plan. À un peu plus d'un mois du huitième de finale de Ligue des champions face à Dortmund, le processus de recherche se poursuit.

Il n'y avait qu'à regarder Marco Verratti et Idrissa Gueye, milieux de terrain dans le désormais habituel 4-4-2, pour réaliser toute l'ampleur du travail à réaliser. Le tandem, en infériorité numérique par rapport au milieu monégasque, se devait de gérer les transitions et, plus difficile encore, un assemblage de techniciens dans l'entrejeu : les maîtres à jouer Cesc Fabregas et Aleksandr Golovin ; dans une moindre mesure Tiémoué Bakayoko ; et, surtout, les décrochages de Wissam Ben Yedder. «On doit protéger des espaces où on peut arrêter les contre-attaques avant qu'elles ne commencent, concédait volontiers Thomas Tuchel en conférence de presse. Si on perd des ballons faciles dans des espaces dangereux et qu'on ne ferme pas les espaces qu'il nous faut protéger quand on attaque, c'est un problème face à un adversaire qui sait contrer.» Robert Moreno, le nouvel entraîneur de l'AS Monaco, l'avait bien compris. À la récupération, il ordonnait aux siens d'attaquer vite et en nombre, densifiant la zone du porteur de balle pour pouvoir combiner, gênant considérablement le bloc du Paris Saint-Germain.

Le contre-pressing, la clé de Tuchel

Car plus que la structure de son équipe - d'ailleurs plus en 4-2-4 qu'en 4-4-2 dimanche - ou l'apport de ses offensifs, Thomas Tuchel pointe l'animation défensive. «Ce n'est pas le système le problème, c'est comment on joue, martelait l'entraîneur allemand en après-match au Parc des Princes. On doit se concentrer sur notre couverture quand on attaque, se concentrer sur nos ouvertures en attaque et notre contre-pressing. Si on joue contre une équipe comme ça à la maison, on doit jouer avec précision et en étant plus costauds dans les duels. Maintenant, on va revoir le match, l'analyser et rester calme. C'est le moment de rester calme.» Car avec huit victoires consécutives et ce nul face à Monaco, il n'y a évidemment pas feu dans la maison. Seulement des questions, et de nouvelles options. Le retour de Marquinhos au milieu de terrain ? Un "fantastique" en moins pour plus d'équilibre ? L'incorporation de Leandro Paredes et Pablo Sarabia ? L'entrée des deux derniers face à Monaco a d'ailleurs satisfait Thomas Tuchel, d'un point de vue physique et tactique : «Quand je peux changer et donner une nouvelle énergie avec des gars frais, je le fais. Je voulais donner une impulsion

«Donner confiance»

Ce match, première petite contrariété de l'année 2020, apparaît donc aussi inabouti qu'important. «C'est exactement le genre de rencontre dont on avait besoin pour analyser, grandir, progresser, s'améliorer, a dans ce sens noté Thomas Tuchel devant les journalistes. C'est nécessaire des matchs de ce niveau, de niveau Ligue des champions. C'est aussi le moment pour essayer en 4-4-2, donner confiance à des joueurs. On doit ajuster, analyser et réessayer.» Surtout à considérer que le PSG compte ces rendez-vous intenses sur les doigts de la main sur la scène nationale, galvauder ce type de rencontre est prohibé. Face à Monaco, mercredi, le technicien allemand tient une nouvelle opportunité de peaufiner, d'ajuster. À 35 jours du match face à Dortmund, la montée en puissance est attendue. Avec ou sans 4-4-2...
Antoine Bourlon
Réagissez à cet article
500 caractères max
ADS :