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neymar (A.Mounic/L'Equipe)
Ligue 1 - PSG

Thomas Tuchel et les bienfaits de l'animation offensive hybride lors des derniers matches du PSG

Entre contraintes liées à son effectif et adaptation aux adversaires, l'entraîneur du PSG a varié les animations offensives à Nice (3-0) puis à Reims (2-0). L'objectif est toujours le même pour Thomas Tuchel : mettre ses meilleurs éléments dans les meilleures dispositions.

Si le mercato et les tensions qu'il peut générer entre Thomas Tuchel et Leonardo agitent l'actualité médiatique parisienne, le coach allemand n'en oublie pas pour autant l'essentiel : le terrain. Après une entame de Championnat ratée (deux défaites, un effectif décimé par les blessures, suspensions et cas de Covid-19), le PSG reste sur deux succès confortables, dans le jeu comme au tableau d'affichage, à Nice (3-0), puis à Reims (2-0). Deux rencontres qui ont permis à son entraîneur de renouer avec son adaptabilité tactique. Sans Neymar contre le Gym, Tuchel a jonglé entre un 4-4-2 et un 4-3-3 après avoir éloigné Kylian Mbappé de l'axe pour mieux punir la défense niçoise en général, et Youcef Atal en particulier.

En Champagne, face à un adversaire en bloc bas, moins à l'aise que Nice à la première relance et usé par une prolongation (et une élimination en C3) en milieu de semaine, le Bavarois avait choisi (à quelques heures du match seulement, selon son propre aveu) d'aligner un 4-1-4-1 qui a porté ses fruits, avec un Neymar jonglant entre une position de n°8 et de n°10. Même si le manque d'efficacité face au but a empêché le PSG de mieux matérialiser sa domination totale.

Densifier l'axe, une obsession

Pour Thomas Tuchel, quel que soit le sytème choisi, l'idée reste de placer Neymar, Angel Di Maria et Kylian Mbappé dans les meilleures dispositions. C'est à dire le plus proche possible les uns des autres et le plus souvent entre les lignes, où ils peuvent plus facilement trouver des espaces et exploiter leurs inspirations balle au pied. En leur accordant une liberté totale ou presque, le coach parisien accepte un déséquilibre certain, mais sait aussi que la défense adverse va devoir s'étirer, entre les multiples déplacements sur la largeur et dans la profondeur des offensifs parisiens.

Son idée directrice sur les deux derniers matches était de s'appuyer sur un "quarterback" (Marco Verratti à Nice, Leandro Paredes à Reims) et un meneur libre entre les lignes (Angel Di Maria à Nice, Neymar à Reims) pour trouver de la verticalité face à un adversaire regroupé plus ou moins bas, mais dans son camp. Ce vendredi face à Angers, une formation peu réputée pour sa témérité sans ballon, ce parti pris ultra-offensif pourrait perdurer. D'autant que Tuchel s'est publiquement félicité d'avoir pu compter sur «plusieurs séances d'entraînement avec de l'intensité» cette semaine, une rareté depuis la reprise et «une nécessité» pour lui permettre de travailler «les mouvements offensifs, la meilleure façon d'attaquer la moitié de terrain adverse et d'organiser le contre-pressing».
La position moyenne très axiale des joueurs offensifs du PSG à Reims (à gauche) et à Nice (à droite). (Capture d'écran Wyscout)
La position moyenne très axiale des joueurs offensifs du PSG à Reims (à gauche) et à Nice (à droite). (Capture d'écran Wyscout)

Retrouver l'efficacité, une obligation

«Si on peut marquer huit buts, on doit marquer huit buts»
Pour tirer pleinement les fruits de cette animation hybride, le PSG devra néanmoins progresser dans la finition. Pas encore tout à fait au point physiquement, ce qui se ressent lors des secondes périodes, les Rouge et Bleu auraient pu faire gonfler le score plus rapidement lors de leurs deux dernières rencontres. «On a eu sept ou huit occasions nettes, regrettait d'ailleurs Thomas Tuchel à Reims. On manque d'efficacité depuis quelques matches, on doit retrouver cet instinct du tueur. J'avais le sentiment qu'on se disait que ce n'était pas grave, qu'on allait se créer une autre occasion après chaque raté. Ça ne marche pas comme ça, si on peut marquer huit buts, on doit marquer huit buts.»

Après cinq journées, le PSG n'a scoré que six fois, un total clairement insuffisant par rapport à la qualités de ses occasions (10,23 Expected Goals). Et un ratio nettement inférieur à celui qu'il affichait la saison passée en Ligue 1, avec 75 buts inscrits pour 67,6 xG. Voilà pourquoi son entraîneur répétait jeudi : «La meilleure chose, c'est de se créer des occasions, ensuite c'est une question technique, mais aussi de fatigue mentale et physique en cette période. Tant qu'on continue de se créer autant d'occasions, je suis content, parce que je suis sûr qu'on trouvera la précision.»

Remplacer Di Maria, une interrogation

Ce mois-ci, Thomas Tuchel va néanmoins être à nouveau contraint de faire jouer son adaptabilité. Suspendu quatre matches après son crachat en direction d'Alvaro Gonzalez lors de PSG-OM (0-1), Angel Di Maria va beaucoup manquer au collectif parisien. L'Argentin est, de loin, l'homme qui a le plus créé de situations de tirs pour ses partenaires depuis le début de la saison (13 passes clés). Parce qu'il a plus joué que Neymar ou Kylian Mbappé, mais aussi parce qu'il affichait la meilleure forme physique parmi l'attirail offensif parisien.

Le remplacer s'annonce donc comme un nouveau casse-tête pour son coach, qui a déjà utilisé 26 joueurs en Ligue 1 ! Continuer à compter sur Julian Draxler, relancer un Pablo Sarabia à l'envers depuis cet été, ou renforcer l'entrejeu avec Ander Herrera ? Face au SCO, alors que sa défense a trouvé son rythme de croisière, Tuchel devra également rechercher le meilleur équilibre au milieu. Tentera-t-il d'associer Marco Verratti et Leandro Paredes dès le coup d'envoi ? Il ne l'a plus fait depuis le 22 janvier et une demi-finale de Coupe de la Ligue à Reims (3-0). «C'est le moment de tenter des choses», avait expliqué le technicien allemand le week-end dernier. Le 20 octobre, pour son entrée en lice en Ligue des champions dans un groupe a priori compliqué, il faudra que son PSG soit au point.
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d.zima 2 oct. à 15:48

Temos os dois jogadores melhores do mundo !!! Temos que,ter uma fedesa que fac,a seu trabalho !!! Como numa reportagem de hoje Neymar pôs Pelé e o jogador aiscompleto no mundo evtenho certeza que, Mabapp jogando junto com Ney sera também o melhor o Psg tem que fazer o que Barcelona e madri fez om Cristiano e Barcelona com Messi ,Um time de deprimira jogando pra eles !!!!! obs me desmintam ,Duvido !!!.vamos cansar de ganhar a chanpions !!!!com eles juntos

d.zima 2 oct. à 14:46

Enquanto o Psg nao tiver lateral direito e esquerdo de nível do !!! nao acredito 100 porcento ,,,,ficou provado na decisão ,,,,,a falha e e fraqueza de nosso lateral ,assim como enquanto o Verratti nao jogar em todos os jogos temos que reforçar a defesa. Guanto Tuchel ,,,tenho minhas duvidas ????demora demaiscpara ver o que acontece nos jogos ,,,e demora demais para tomar atidudes Allez Paris

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