Avant Steven Fletcher, ces cinq Britanniques ont évolué à l'OM. (L'Equipe)
Top 5

Top 5 : les Britanniques de l'OM

L'Olympique de Marseille a recruté très peu de Britanniques dans son histoire. L'Écossais Steven Fletcher est seulement le sixième joueur venu de Grande-Bretagne depuis les années 80. L'occasion de faire un Top 5 où se mélangent déceptions et légende.

5. Chris Makin (1996-1997)

Chris Makin n'est resté qu'une saison à l'OM, celle de la remontée en D1. Le latéral droit anglais a participé à 29 matches, dont 22 comme titulaire, mais il n'a pas laissé un souvenir impérissable dans le sud de la France. Il a poursuivi sa carrière dans des clubs anglais de seconde zone (Sunderland, Ipswich, Derby County ou Reading), avant de prendre sa retraite en avril 2008 à cause de blessures à répétition à la hanche. Au même poste, Tyrone Mears (2008-2009) a passé une saison dans l'ombre de Laurent Bonnart.

4. Laurie Cunningham (1984-1985)

Lui aussi n'a passé qu'une saison à l'OM. Né à Londres de parents jamaïquains, l'ailier gauche est entré dans l'histoire du football anglais en devenant le premier international de couleur le 23 mai 1979, lors d'un match contre le pays de Galles. Il ne marquera pas celle de l'OM, qui essaie de relancer un joueur brillant avec le Real Madrid pendant une saison (1979-1980), mais souvent blessé depuis. Cunningham participe à 30 matches, marque 8 buts avec les minots marseillais, mais il est à ranger au rayon déception. L'Anglais poursuit sa carrière entre l'Angleterre, la Belgique et l'Espagne, avant de se tuer à 33 ans dans un accident de voiture le samedi 15 juillet 1989, sur la route, entre La Corogne et Madrid.

3. Joey Barton (2002-2003)

Joey Barton, c'était la réponse médiatique de Vincent Labrune au PSG et à l'arrivée de Zlatan Ibrahimovic. Un joueur à la réputation sulfureuse, prêté à la fin du mois d'août par les Queens Park Rangers, dont la saison n'a véritablement commencé que le 25 novembre avec la réception de Lille (1-0). Le temps qu'il purge sa suspension de douze matches, infligée par la Fédération anglaise pour comportement violent contre Manchester City (2-3, le 13 mai 2012). Apprécié, en interne comme par les supporters, Barton n'a toutefois pas été aussi efficace sur le terrain que sur Twitter, où il avait qualifié Thiago Silva de «transsexuel». Le milieu anglais a participé à 25 matches de L1, dont 20 comme titulaire, délivré 3 passes décisives, mais ses performances n'ont pas été jugées satisfaisantes par l'OM, qui ne l'a pas acheté. Libéré par les QPR en mai 2015, Joey Barton évolue désormais à Burnley, en Championship (D2 anglaise).

2. Trevor Steven (1991-1992)

Encore un Britannique qui n'a joué qu'une saison à l'OM. Bernard Tapie s'est pourtant montré dithyrambique lorsqu'il l'a acheté 55 millions de francs (l'équivalent de 12 millions  d'euros) aux Glasgow Rangers. «C'est un tout bon. Il va changer la structure de l'équipe. Au milieu, je veux des monstres physiques. Et je les ai : Deschamps-Steven-Sauzée, ça a de la gueule, non, comme trio » Il faut dire que le CV de l'international anglais (36 sélections) en imposait : une Coupe des vainqueurs de Coupe (1985), deux titres de champion d'Angleterre (1985, 1987) et une Cup (1984), le tout sous les couleurs d'Everton, plus trois Championnats d'Ecosse (1989, 1990, 1991). A Marseille, Trevor de la Canebière remporte un nouveau titre de champion en participant à 28 matches de D1 (27 titularisations) et marquant 3 buts. Il retourne à Glasgow, qui le rachète moitié moins cher, où il termine sa carrière en 1997.

1. Chris Waddle (1989-92)

Bernard Tapie a surpris la planète foot en recrutant Chris Waddle à l'été 1989 en échange de 45 millions de francs (10,5 M€). Un tarif jamais atteint dans le football britannique ni le français. A l'époque, Waddle était le troisième joueur le plus cher de l'histoire, derrière Maradona et Gullit. «Il a fallu l'arracher, expliquait Tapie. La Juventus et la Sampdoria étaient dessus. Mais cet attaquant vaut la peine qu'on fasse un effort. C'est un super. Il peut tout faire. Il va régaler Marseille.» Imprévisible et un peu fou, notamment capillairement, l'international anglais (62 sélections) a laissé une empreinte indélébile, comme ce fameux but en quarts retour de C1 face au Milan AC le 20 mars 1991 (1-1, 1-0).

Une volée du droit (son mauvais pied) dont il ne se souvenait plus après le match ! En fin de rencontre, Tassotti, Costacurta et surtout Maldini lui avaient réservé un traitement de faveur. «Maldini m'a frappé trois fois à la tempe et à la nuque», racontait Waddle, victime d'une commotion cérébrale légère avec perte de la mémoire. L'Anglais quitte l'OM un an plus tard pour Sheffield Wednesday, après avoir remporté trois championnats de France consécutifs de 1990 à 1992 et participé aux parcours européens de l'OM, dont la finale de Coupe des clubs champions perdue en 1991 contre l'Etoile Rouge de Belgrade (0-0, 5-3 t.a.b.).

Il n'était pas britannique, mais...

Tony Cascarino aurait eu sa place dans notre Top 5. Mais, contrairement aux joueurs cités, il n'était pas britannique, mais irlandais. L'attaquant a porté l'OM pendant deux saisons, entre 1994 et 1996, lorsque le club était relégué en D2. En Championnat, il a marqué 61 buts en deux saisons : 31 la première, 30 la suivante. Il n'a quasiment plus joué lorsque le club est remonté et a été transféré à Nancy dès décembre 1996. En Lorraine, il a continué à marquer, aussi bien en D2 (17 buts) qu'en D1 (27). L'international irlandais (88 sélections) a pris sa retraite en 2000. Il est devenu chroniqueur pour The Times.
Tony Cascarino a marqué plus de 60 buts en deux saisons avec l'OM. (De Martignac) (L'Equipe)
Tony Cascarino a marqué plus de 60 buts en deux saisons avec l'OM. (De Martignac) (L'Equipe)
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