Football Soccer - Kazakhstan v Poland - World Cup 2018 Qualifiers - Astana Arena stadium, Astana, Kazakhstan - 4/9/16 - Poland's Robert Lewandowski celebrates after scoring a penalty goal. REUTERS/Shamil Zhumatov (Reuters)
CM 2018

Tour d'horizon des neuf groupes des éliminatoires de la Zone Europe pour la coupe du monde 2018 en Russie

Quasiment trois ans après un épique France - Ukraine, synonyme de voyage au Brésil, et un Euro disputé en pays organisateur, les Bleus retrouvent la fastidieuse phase des qualifications. Dans un groupe relevé mais à sa portée, l'équipe de France commence ce mardi soir son périple par la Biélorussie (21 heures). En ce qui concerne les autres groupes, les grandes nations ne devraient pas trop souffrir. Le point sur l'ensemble des groupes.

Groupe A

Pays-Bas (26e au classement FIFA), France (7e), Suède (40e), Bulgarie (77e), Biélorussie (70e), Luxembourg (145e)

Sur le papier, le groupe A semble le plus relevé. Mais avec une équipe des Pays-Bas en totale reconstruction, et une équipe de Suède amputée du retraité Zlatan Ibrahimovic, la France de Pogba et Griezmann a toutes les cartes en main pour finir en tête de son groupe. Attention toutefois à ne pas sous-estimer la Bulgarie et la Biélorussie, toujours difficile à jouer chez eux.

Groupe B

Portugal (6e), Suisse (18e), Hongrie (19e), Iles Féroé (135e), Lettonie (110e), Andorre (203e)

Auréolé de son nouveau statut de champion d'Europe, le Portugal de Cristiano Ronaldo fait figure de grand favori dans ce groupe B. Il retrouvera la Hongrie, intéressante à l'Euro et qu'il avait quittée en phase de poule après un spectaculaire 3-3. Face à des nations un cran en dessous sur le papier (Iles Féroé, Lettonie et Andorre), la Suisse devrait prendre logiquement part à la course à la qualification.

Groupe C

Allemagne (4e), République Tchèque (34e), Irlande du Nord (28e), Norvège (50e), Azerbaïdjan (136e), Saint-Marin (200e)

Comment imaginer un autre scénario que l'Allemagne sortant en tête du groupe C ? Après un premier succès en Norvège, la NationalMannschaft confirme qu'elle sera l'équipe à battre. Derrière, la deuxième place semble assez ouverte. Performante à l'Euro, l'Irlande du Nord de Steven Davis jouera sa qualification contre une République Tchèque en reconstruction, après les départs en retraite des cadres comme Petr Cech ou Jaroslav Plasil, et une Norvège ayant raté de peu l'Euro après avoir fini 3e de son groupe de qualification et sortie en barrages par la Hongrie.
Avec son succès 3-0 en Norvège, le champion du monde en titre a bien entamé son parcours. (Reuters)
Avec son succès 3-0 en Norvège, le champion du monde en titre a bien entamé son parcours. (Reuters)

Groupe D

Pays de Galles (11e), Autriche (22e), Serbie (47e), Irlande (31e), Moldavie (165e), Géorgie (118e)

L'heure de la confirmation. Demi-finaliste du dernier Euro, le Pays de Galles de Gareth Bale sait qu'il a changé de statut. Dans un groupe D plutôt homogène, l'Autriche est attendue au tournant après son été raté, tout comme la Serbie, passée complètement à côté de ses dernières qualifs (4e de son groupe avec seulement deux victoires). Face à deux nations en proie au doute, l'Irlande pourrait bien tirer son épingle du jeu.

Groupe E

Roumanie (25e), Danemark (44e), Pologne (16e), Monténégro (95e), Arménie (102e), Kazakhstan (96e)

Robert Lewandowski sera-t-il encore meilleur buteur des éliminatoires ? Pour accéder à l'Euro, le Polonais avait planté 13 pions en 876 minutes, et offert la seconde place du groupe à son pays derrière l'Allemagne. Cette fois encore, l'attaquant a de bonnes chances de briller. Malgré une Roumanie solide défensivement, un Danemark joueur et une équipe du Monténégro en progression, difficile de ne pas promettre la première place à la Pologne.

Groupe F

Angleterre (13e), Slovaquie (24e), Ecosse (51e), Slovénie (59e), Lituanie (125e), Malte (176e)

On prend les mêmes et on recommence. Dans le groupe F, l'Angleterre va retrouver la Slovénie et la Lituanie qu'elle avait rencontrée en qualifications pour l'Euro, ainsi que la Slovaquie de Marek Hamsik qu'elle avait jouée en phase de poules à l'Euro (0-0). Toujours performante en qualifs, la sélection de Sam Allardyce ne devrait pas trop se faire de souci, à moins que l'Ecosse ne confirme son renouveau.
Wayne Rooney, capitaine d'une sélection qui doit se racheter. (Reuters)
Wayne Rooney, capitaine d'une sélection qui doit se racheter. (Reuters)

Groupe G

Espagne (8e), Italie (10e), Albanie (37e), Israël (76e), Macédoine (138e), Liechtenstein (182e)

Quelle affiche ! Après leur quart de finale de l'Euro au Stade de France (2-0 pour l'Italie), l'Espagne et l'Italie vont se retrouver à deux reprises pour des rencontres qui sentent déjà le soufre. Pour s'éviter un barrage toujours périlleux, les formations de Julen Lopetegui et Giampiero Ventura devront nous offrir deux oppositions de haut niveau. Pour le reste, la troisième place comptant pour du beurre se jouera entre l'Albanie et Israël.

Groupe H

Belgique (2e), Bosnie-Herzégovine (29e), Grèce (52e), Estonie (117e), Chypre (86e), Gibraltar (NC)

Et si le meilleur buteur des qualifications se trouvait là ? Toujours bien placé, Edin Dzeko devrait encore faire parler son sens du but. A moins que la Belgique ne soit enfin d'attaque. Avec sa pléiade de promesses offensives, la sélection des Diables Rouges est forcément favorite de son groupe. Mais elle devra se méfier de la Bosnie de Pjanic, et d'une Grèce revancharde après sa bérézina en qualifications de l'Euro (dernière de son groupe avec une seule victoire).

Groupe I

Croatie (15e), Islande (23e), Ukraine (30e), Turquie (19e), Finlande (61e), Kosovo (190e)

Avec le groupe D, c'est sûrement le plus homogène. Même si la séduisante équipe de Croatie, de Luka Modric et Ivan Rakitic, possède une longueur d'avance, impossible de ne pas inclure l'Islande au rang des favoris après son superbe Euro. L'Ukraine et la Turquie ont déçu cet été, mais restent de bonnes nations avec des joueurs de qualité comme Arda Turan, Nuri Sahin, Yevhen Konoplyanka ou Andriy Yarmolenko. Quant à la Finlande, elle pourra servir d'arbitre à domicile où elle est toujours délicate à jouer. Enfin, grande première pour le Kosovo, qui va disputer les premiers éliminatoires de son histoire.
Pour rappel, les neuf premiers de chaque groupe seront directement qualifiés, tandis que les huit meilleurs deuxièmes passeront par une phase de barrages.
Alexandre Becquet
Réagissez à cet article
500 caractères max